Soc. de bioi
B. Berlin. Klin. Woch., 1894.
STÂPHYLOCOCCUS ÂUREUS 333
toxine offrent une résistance bien moindre à Tinjection de cultures vivantes. Cet affaiblissement de la résistance se fait sentir un mois encore après l'injection de toxine.
Rodet et Courmont * en versant de l'alcool absolu dans les cultures 'filtrées ont obtenu un précipité. L'étude de ce précipité et du filtrat leur a montré des faits intéressants.
Le précipité alcoolique détermine, chez le chien, de la dyspnée, des convulsions, l'abaissement de la pression artérielle. De plus le précipité vaccine contre l'infection.
Le filtrat, ou les substances solubles dans l'alcool, ralentissent la respiration, abaissent la pression artérielle, produisent de la parésie et de la somnolence. Elles sont favorisantes. Il y a donc un antagonisme marqué entre ces deux substances.
Le chauffage de la toxine entière à 55<» pendant vingt-quatre heures détruit les substances favorisantes et respecte les substances vaccinantes,
Leucocidine, — Hohnfeldt ^ avait constaté que les staphylocoques tuent les leucocytes et les réduisent en granulations. Van de Velde ' a montré que cette action est due à une substance qu'il a appelée leucocidine. Il injecte dans la plèvre du lapin une culture virulente de staphylocoque, on en retire un liquide purulent dont les leucocytes sont morts. On