Ann. Inst. Past
334 LES BACTERIES EN PARTICUUER
centrifuge ce pus et on obtient un liquide clair privé de leucocytes et de microbes. On mélange une goutte de ce liquide avec une goutte de globules blancs vivants, et l'on voit en quelques secondes ceux-ci détruits, liquéfiés. L'exsudat conserve sa propriété destructive même dilué au millième. La leucocidine est détruite par le chauffage à 60°.
Inoculation expérimentale. — L'injection des cultures vivantes sous la peau, dans l'œil, le péritoine, la plèvre, produit des inflammations suppuratives. Nous avons vu (p. 239) que le nombre des microbes injectés avait une grande influence sur l'infection.
Il faut on général 1 ce. de culture âgée de quarantehuit heures pour obtenir la suppuration. La dose varie suivant l'espèce animale sur laquelle on t)père; pour le lapin, le cobaye, il faut des doses plus grandes que chez le chien. Chez ce dernier animal il suffit de 1 dixième de ce.
Par l'injection intraveineuse on obtient soit une septicémie mortelle en quarante-huit heures, soit des abcès métastatiques dans divers organes. Rodet, Achard ont obtenu ainsi des ostéomyélites aiguCs; Rosenbach*, Wissokowitsch', Bonome^ont produit des endocardites, mais à condition de léser préalablement les valvules sigmoïdes en les touchant avec une sonde. Les abcès du foie, de la rate, des reins s'observent communément dans l'infection généra-