‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 237 sur 398 · Soc. de dermat · texte numérisé non relu

Soc. de dermat

observé des guérisons de lupus à la suite d'un érysipèle. Webel *, Schœffer * ont rapporté chacun un cas de tuberculose pulmonaire guérie par un érysipèle intercurrent. Hallopeau essaye le traitement du lupus par les toxines du streptocoque.

On a cherché expérimentalement l'explication de ces faits. Klein, Petruschky inoculent le streptocoque à des lapins, puis leur injectent de la tuberculine; ils observent que la virulence du streptocoque est augmentée. Ces expériences n'étaient pas conduites en vue de la démonstration du fait cherché. Bonhoff^ cultive le bacille tuberculeux dans la toxine du streptocoque. Cette culture filtrée donne une tuberculinc streptococcique que l'on injecte dans le péritoine de cobayes. Quinze jours plus tard on inocule les cobayes avec des bacilles tuberculeux. Les animaux viV4?nt plus longtemps que les témoins, mais ils meurent tuberculeux.

Emmerich ♦ traite des lapins inoculés de tuberculose par le sérum antistreptococcique et retarde l'évolution de la maladie. Le ca?icer ayant paru rétrocéder sous l'influence de l'érysipèle, Niclsen (1884), Holst (1888), ont essayé de guérir des carcinomes en produisant sur la région malade un érysipèle expérimental au moyen d'inoculations de streptocoques.

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