Gongr. de méd. int. de Berlin
PNEUMOCOQUE 353
entoure sans étranglement. Il arrive aussi que le nombre des grains est de 3 ou 4. Les grains sont petits, 0[i,5 à l|i de longueur, mais l'élément entier entouré de sa capsule est plus volumineux.
Cette capsule disparaît dans les milieux de culture, sauf dans le sang défîbriné, et le diplocoque forme assez souvent des chaînettes qui diffèrent du streptocoque en ce sens que dans la chaînette on reconnaît un groupement des grains deux par deux.
Le pneumocoque se colore bien par toutes les couleurs d'aniline, la capsule est naturellement plus difficile à colorer. On emploie dans ce but la solution de Ribbert.
Eau 100 ce.
Alcool 50 —
Acide acétique 12,50
Violet de dahlia à suturation à chaud.
Les grains sont colorés en bleu foncé, la capsule en bleu pâle.
Le pneumocoque prend le Gram.
Cultures. — 11 se cultive facilement dans tous les milieux de culture, mais sa caractéristique est de n'y vivre que très peu de temps et d'y perdre très rapidement sa virulence. On ne peut pa« obtenir plus de trois ou quatre générations, même en repiquant tous les deux ou trois jours. Dès la seconde culture, la virulence est à peu près perdue.
Le pneumocoque ne se développe pas au-dessous de 20®, la température favorable est de 30° ; à 42^ il n'y a pas de développement.
BeHioz» — Bacti&riolooie. 23
Il est aérobie facultatif.
Les milieux de culture doivent être alcalins, car le pneumocoque, par ses diastases, acidifîe les milieux qui deviennent impropres à la culture. Kruse et Pansini ajoutent dans ce but du bicarbonate de soude, Wurtz et Mosny du carbonate de chaux.
Le bouillon est à peine troublé, il se forme un dépôt grenu au fond du tube. Le microbe s'y développe en longues chaînettes, sans capsule.
Sur gélose et sérum solidifié, la culture forme de petites colonies isolées, transparentes, en gouttes de rosée.
Le sang défîhriné liquide d'homme, de cheval, de chien, et surtout de lapin est le meilleur milieu. 11 y pousse abondamment et conserve sa capsule et sa virulence.
Sur gélatine la culture est difficile en raison de la température trop basse. Il s'y développe en petites taches rondes, grisâtres. Par piqûre il se forme une culture en clou.
La gélatine n'est pas liquéfiée.
Le lait est coagulé.
Sur pomme de terre il n'y a pas de développement.
Vitalité. — Nous avons dit que le pneumocoque perdait en quelques jours sa vitalité et sa virulence dans les cultures; mais quand il est conservé dans des crachats il la garde beaucoup plus longtemps. Bordoni-Uffreduzzi * recueille des
1* Gentralbl. f. bakt., 1891.
PNEUMOCOQUE 355
crachats de pneumoniques et fixe leur virulence.
Puis les crachats sont étalés sur des morceaux de toile qu'on laisse sécher à l'air libre, à la température de la chambre. Au bout d'un temps variable ils sont dilués dans de l'eau stérile qui est inoculée au lapin. La virulence s'est maintenue soixante jours, mais non davantage. D'après Cassedebat la virulence dans les crachats ne dépasserait pas dix jours.
Spolvérini * a exposé des crachats pneumoniques à diverses influences destructives et les a inoculés au lapin. Il a obtenu les résultats suivants :
Durt'c de la virulence*
t> * .r *• ( à la lumière diffuse 65 ji
Chaleur humide à 55» 30 min.
— sèche à 65» 30
Dessiccation à Tobscuritë à 35" 30 j.
Dans la terre 120 à 140 j. atténuation.
„ ( à la lumière et à l'air. . . 60 à 75
&ur papier ^ ^ l'obscuritë et à l'air. . . 75 à 90
Lumière diffuse en hiver 64 atténuation.
Lumière solaire 30 h.
Pour récupérer ou exalter la virulence Issaef^ fait des passages de lapin à lapin en injectant la culture d'abord sous la peau, puis dans le péritoine.
Toxine. — La toxine du pneumocoque est peu active, il faut en injecter de fortes quantités,
i. Ann. d'Igiene sper., 1899.