‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 249 sur 398 · Centralbl. f. d. med. Wiss · texte numérisé non relu

Centralbl. f. d. med. Wiss

Pour le voir il suffît d'étaler sur une lamelle du pus blennorragique et de colorer. Le g^oconoque ne prend pas le Grara, c'est-à-dire se décolore par Talcool absolu après le bain ioduré. Mais il faut savoir que dans le pus blennorragique, il existe d'autres microcoques, des diplocoques qui pourraient être pris pour du gonocoque. Le diagnostic se base sur les trois points suivants : la forme on grain de café du gonocoque, sa présence dans l'intérieur des leucocytes, sa décoloration par le Gram.

Morphologie. — Le gonocoque est un diplocoque dont les éléments sont légèrement concaves d'un côté et convexes de l'antre, en forme de grain de café ou de rein. Ses deux éléments se regardent par leur face concave et sont séparés par un léger interligne. La grosseur ordinaire des grains est de Oti.,5; elle peut aller jusqu'à Iji. Les gonocoques sont isolés ou réunis en amas, jamais en chaînette. Dans les cultures les grains perdent leur forme et deviennent alors plus au moins sphériques.

Dans les préparations de pus, le gonocoque est quelquefois libre, mais ordinairement il est inclus dans les éléments du pus. Au début et pendant les premiers jours, ce sont les cellules épithéliales qui en renferment le plus ; pendant la période aiguô les cellules épithéliales sont peu nombreuses, et le gonocoque se trouve dans les leucocytes; à l'état chronique les cellules épithéliales redeviennent nombreuses et c'est dans elles que se loge le

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microbe (Legrain *). Dans les éléments anatomiques, leucocytes ou épithélium, les gonocoques occupent le protoplasraa, respiectant le noyau.

Le gonocoque est immobile dans les humeurs. Dans les cultures, il a de légers mouvements d/ondulation.

Cultures. — Il est difficile à cultiver, aussi a-t-on préconisé un grand nombre de milieux. Le meilleur est celui qui renferme du sérum ou du sang.

Bumm conseille le sérum humain liquide; Wertheim, le sérum humain additionné de gélose à parties égales ; Kiefen, le liquide d'ascite avec gélose ; Heiman, le liquide pleurétique avec gélose.

De Christmas 2, qui a contrôlé tous ces procédés, préfère le sérum de lapin coagulé, pour obtenir une première culture avec le pus, puis, pour les cultures ultérieures, un mélange d'une partie de liquide ascitique avec trois parties de bouillon. Steinschneider, Fingcr, Ghon et Schagenhaufer ont employé l'urine soit liquide, soit additionnée de gélose.

Dans le bouillon, sur gélatine et gélose ordinaires, la culture réussit rarement.

J'ai employé plusieurs fois avec succès le procédé de de Christmas. Dans son milieu liquide les cultures font un dépôt abondant et visqueux.

Pour réussir une première culture, il faut prendre

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