Ann. Inst. Past
du pus blennorragique des huit premiers jours. Plus tard on a moins de chance d'avoir du gonocoque pur et l'on tombe sur d'autres diplocoques qu'il n'est pas toujours aisé de distinguer du gonocoque.
Une température de 25® à 35° est nécessaire. Audessus de 39°, il n'y a pas de développement. Aussi les cultures sur gélatine sont-elles maigres, quand elles réussissent. La gélatine est liquéfiée légèrement et lentement.
Inoculations expérimentales. — Les cultures vivantes injectées dans Vurètre des animaux : chien, lapin, cobaye, n'ont jamais produit la blennorragie. Hellcr* dit avoir produit la conjonctivite blennorragique en inoculant la conjonctive de jeunes lapins. Mais de Christmas qui a répété ces expériences a échoué. L'injection sous-cutanée ou intraveineuse de fortes doses, 10 à 20 ce. pour un lapin, n'est suivie d'aucune généralisation microbienne. Les animaux maigrissent et succombent. Cet amaigrissement a fait supposer à de Christmas que la culture renfermait une toxine.
GojQo^oxine. — En effet l'injection de culture filtrée, ou chauffée à 65° (pour tuer le gonocoque), produit les mêmes effets que la culture vivante : lièvre et amaigrissement. De Christmas a obtenu une toxine très active par le procédé suivant. Une culture de dix jours est précipitée avec trois fois