‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 251 sur 398 · Charité An nalen · texte numérisé non relu

Charité An nalen

GONOCOQUE 367

son volume d'alcool à 90°; on filtre sur papier. Le précipité est enlevé du filtre, additionné d'un peu d'eau stérile et chauffé doucement au bain-marie jusqu'à évaporation des dernières traces d'alcool.

Cette émulsion renferme les gonocoques morts et une substance précipitée par l'alcool.

L'injection de cette gonotoxine à faible dose (quelques gouttes) dans l'œil, la plèvre, le péritoine est suivie d'une violente inflammation purulente, avec suppuration aseptique. Injectée dans l'urètre d'un étudiant en médecine, elle a été suivie d'une urétrite purulente n'ayant duré que quelques jours.

Vaccination. — De Christmas a essayé d'immuniser avec sa toxine des lapins et des chèvres, et a expérimenté le sérum de ces animaux vaccinés. Il a obtenu des résultats intéressants, mais insuffisants. J'ai fait moi-même des tentatives de sérothérapie en immunisant pendant plusieurs mois un chien par injections de cultures mortes. Le sérum de ce chien essayé sur des blennorragiques n'a rien donné.

Pathologie. — Si l'injection urétrale est inoffensive chez les animaux, il n'en est pas de môme chez l'homme. Bockhart, Bokaï, Bumm, Wertheim, Meuge, Kiencr, Finger, ont inoculé des cultures è l'homme et produit une blennorragie typique. Touton*, Finger 2, Bockhart 3, ont étudié révolution

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