‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 266 sur 398 · Presse méd., 1896, et Congr. de Paris · texte numérisé non relu

Presse méd., 1896, et Congr. de Paris

Maragliano 2 prétend immuniser les animaux avec sa tuberculine (p. 385) et obtenir un sérum curatif. La pratique n'a pas sanctionné cette opinion.

Contagion. Pathologie. — Si l'on songe qu'il y a, en France seulement, un million de phtisiques semant avec largesse leurs crachats et leurs bacilles, que beaucoup d'animaux sont tuberculeux, on ne sera pas étonné de la dissémination du bacille dans la nature, et, par suite, des sources multiples de contagion. Un seul crachat tuberculeux renferme plusieurs milliards de bacilles; si ce crachat a été lancé sur le sol, sur les planchers des lieux habités, il se desséchera, et les poussières bacillaires soulevées par le vent ou par toute autre cause iront voler dans l'atmosphère, d'où elles seront reprises par les mouvements d'inspiration et pénétreront dans les voies respiratoires.

La présence du bacille tuberculeux dans l'air de locaux habités par des phtisiques a été prouvée par Cadeac et Mallet ^ Cornet *. Ces auteurs recueillent les poussières de ces locaux et les inoculent dans le péritoine de cobayes, qui pour la plupart deviennent tuberculeux. Straus 3 a trouvé le bacille dans le mucus nasal de personnes bien portantes, mais fréquentant les salles d'hôpital habitées par des tuberculeux.

Spilmann et Haushalter * ont trouvé le bacille

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