Acad. de méd
On l'emploie en injection sous-culanée. Chez rhomme adulte les doses sont d'un millième à un centième de centimètre cube de tuberculine brute ; soit un dixième de centimètre cube ou un centimètre cube de la solution à 1 p. 1 000. Pour l'enfant on emploie une solution à 1 p. 5000 dont on injecte un dixième ou un centimètre cube.
La température doit être prise avant l'injection. La réaction fébrile commence douze à vingt-quatre heures après, et dure douze à quarante-huit heures; le maximum est entre vingt à trente heures. Il faut donc injecter la tuberculine le soir, vers cinq ou six heures, et dès le lendemain matin à cinq heures prendre la température toutes les trois heures, jusqu'au soir. La température peut monter de 1°,5 jusqu'à 3°; pour que le diagnostic soit valable elle doit monter au moins d'un degré.
Aux faibles doses que nous avons indiquées d'après Hutinel, Grasset et Vedel, l'emploi de la tuberculine n'est pas dangereuse et est très utile pour déceler une tuberculose douteuse.
Pour les animaux et notamment les vaches laitières il est extrêmement important de révéler la tuberculose. Le modus operandi est le même, mais les doses sont plus fortes : 3 à 4 ce. de la solution à 1 p. 10 suivant la taille de l'animal.
Si les lésions tuberculeuses sont très avancées la réaction à la tuberculine ne se fait pas, mais on a d'autres moyens de diagnostic.
Séro-^diagnostic. — Arloing*, puis Arloing et P. Courmont^ ont appliqué à la tuberculose la méthode du séro-diagnostic par agglutination.
Il fallait d'abord obtenir des cultures ne formant pas de voile. Arloing y est parvenu en agitant chaque jour les flacons; les cultures troubles et homogènes sont mises dans des petits tubes à la dose de 5, 10. 20 gouttes et additionnées d'une goutte du sérum. Si ce sérum provient de malade atteint de tuberculose quelconque il se produit, au bout de douze à vingtquatre heures, un dépôt dans les tubes, et le liquide se clarifie.
La difficulté d'avoir des cultures de tuberculose, et notamment des cultures homogènes, a empêché le sérodiagnostic de la tuberculose de se vulgariser comme celui de la fièvre typhoïde.
Pseudo-tuberculoses. — Nous avons dit que le tubercule n'était pas une lésion spécifique du bacille de Koch; il peut se produire en effet après l'injection de poudres inertes, de moisissures {Aspergillxis fumigatu8)y de larves d'helminthes {Strongylus vasorum) de bactéries diverses.
Nous ne nous occuperons que de ces dernières.
Malassez et Vignal*, inoculant à des lapins et cobayes un nodule tuberculeux sous-cutané provenant d'un enfant mort de méningite tuberculeuse et ne renfermant aucun bacille tuberculeux, déter-