‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 310 sur 398 · Zeitsch. f. hyg · texte numérisé non relu

Zeitsch. f. hyg

COLI-BACILLE 44-7

5<* Culture dans la gélose lactosée, additionnée de rubine acide, puis décolorée par alcalinisation. Si le milieu reste incolore, on a de TEberth ; s'il redevient rouge, c'est le colibacille qui, formant de l'acide lactique, rend le milieu acide et restitue la couleur.

En somme, il semble facile de différencier le colibacille de l'Eberth, cependant il faut se souvenir que le bacille typhique ne vit pas longtemps en compagnie du coli-bacille, et que par conséquent il peut parfaitement être présent dans le liquide è examiner et disparaître s'il s'écoule un temps trop long entre la prise et l'examen.

D'autre part il existe plusieurs races de colibacille, qu'on appelle para-coh*-6aci7ies parce qu'ils ne donnent pas les réactions usuelles : formation d'indol, fermentation du lactose, de sorte qu'il peut se présenter des cas où l'on ne sait vraiment si l'on a affaire à un coli-bacille ou à un bacille typhique.

Vitalité* — Le coli-bacille se comporte vis-à-Vis des agents de destruction à peu près comme le bacille typhique, sauf qu'il est plus résistant. C'est ainsi que le bacille typhique ne végète pas au-dessus de 42<> et que le coli végète encore à 46<».

Inoculation expérimentale. — Le coli -bacille extrait des selles d'un homme ou d'un animal en bonne santé n'est pas virulent, il faut en injecter de hautes doses. Escherich injectait gros comme un pois de culture desséchée, délayée dans du bouillon, et parvenait à tuer les cobayes et les lapins.

Il est donc nécessaire d'exalter la virulence. Lesage et Macaigne * observent que le coli-bacille retiré des selles d'un malade atteint de diarrhée est plus virulent et qu'une culture de quarante-huit heures tue le cobaye et le lapin à la dose de 1 ce. en injection sous-cutanée.

Les passages à travers le péritoine des cobayes et lapins peut être employé pour l'exaltation de la virulence.

On peut se servir du procédé si intéressant de De Klecki 2. Cet auteur pratique la laparotomie chez le chien et puise du liquide intestrnal renfermant du coli-bacille dont la virulence est déterminée ; puis au moyen d'un anneau de caoutchouc il étrangle une anse intestinale. Au bout d'un ou deux jours, cette anse est congestionnée, le chien va mourir, on en retire le liquide dont la virulence est également étudiée. Dans le péritoine il s'est produit un épanchement renfermant du coli-bacille. Or les cultures faites avec le liquide péritonéal et celui de l'anse étranglée sont beaucoup plus virulentes que celle provenant du liquide de l'intestin avant l'étranglement.

Roger 3 pratique une ligature à la base de l'appendice iléo-cœcal chez le lapin et constate la formation d'une appendicite purulente, avec exaltation de la virulence du coli*bacille.

Page 1