Soc. méd. des hôp., i
COLI-BACILLÊ 449
Il est donc acquis par les expériences de Lesage et Macaigne, de Roger, de De Klecki que la virulence du coli-bacille s'accroît dans l'intestin malade. Ces faits auront des applications à la pathologie.
Les injections sous-cutanées chez le cobaye, le lapin peuvent ne produire qu'un abcès local si la virulence et la dose sont faibles; mais avec 1 ou 2 ce. de culture on produit de l'hypothermie, de la diarrhée. La mort arrive en quelques jours et à l'autopsie on trouve les intestins œdématiés, congestionnés, atteints d'inflammation desquamative, les glandes de Peyer turgescentes. Tous les organes donnent des cultures.
Les injections intraveineuses donnent lieu aux mêmes lésions. Si l'animal survit quelque temps, on peut observer des paraplégies du train postérieur (Gilbert et Lion *).
Dans ce cas la moelle est congestionnée et ramollie et on y trouve le coli-bacille.
Par injection pèritonéale on détermine une péritonite purulente suivie de septicémie (Rodet et G. Roux*).
Les injections pleurales sont très actives, les animaux meurent rapidement.
Boix^ a fait ingérer à des lapins, chaque jour, par le tube digestif, des cultures de colibacille et a vu mourir ces animaux au bout de treize à cinquante