Arch. de phys
VIBRION CHOLÉRIQUE 467
ont pénétré dans les glandes et le tissu sousmuqueux. On trouve le bacille dans les organes et, si la femelle est pleine, dans les organes des fœtus.
Zobolotny^ a observé que le spermophile, petit rongeur de la Russie méridionale, succombait facilement à Fingestion de bacilles.
Metchnikoff*, pensant que le bacille était gêné dans son évolution par les bactéries de l'intestin, s'adressa au lapin nouveau-né, chez lequel la flore microbienne de l'intestin est très pauvre et il réussit à leur faire contracter le choléra, par injection, dans la moitié des cas. Il observa aussi que les cultures d'une sarcine et d'une torula retirée de l'estomac de l'homme favorisaient l'évolution du vibrion. En faisant ingérer à des lapins des cultures de vibrion et de ces sarcines, l'infection et la mort sont à peu près certaines.
Maschewsky^ observe de même que certains microbes de l'intestin de l'homme et de la vache favorisent l'infection cholérique.
L'ingestion de cultures cholériques par l'homme n'a pas réussi chez Bochefontaine, ni chez Pettenkoffer, ni chez Wall. Mais Metchnikoff* a déterminé chez l'homme un véritable choléra expérimental par ingestion de cultures.
Toxine. — La toxine, telle que Metchnikofï, Roux