Ann. Inst. Past
d'aucun effet. Les injections sous-cutanées produisent une septicémie souvent mortelle, mais qui ne ressemble pas au choléra.
Les injections pénfonéa les faites avec une culture de vingt-quatre heures, sur gélose, diluée dans l'eau stérile, tuent rapidement les cobayes, mais par péritonite.
Nous avons vu (p. 278) que ces injections péritonéales donnent lieu, chez les vaccinés, au phénomène de Pfeiffer.
Pour réaliser le choléra il faut faire ingérer le bacille ; mais les cobayes, les lapins ne sont pas très sensibles au virus.
Nicati et Rietsch *, supposant que le bacille est tué par le suc gastrique ou la bile, lient chez le chien le canal cholédoque et portent l'injection directement dans le duodénum. Koch (loc. cit.) alcalinise l'estomac par le bicarbonate de soude et injecte dans le péritoine de la teinture d'opium pour immobiliser l'intestin. Doyen 2 intoxique d'abord les animaux par injection d'alcool (1 à 2 ce. d'alcool à 40* pour 100 gr. de cobaye), puis leur fait avaler les cultures. Dans ces conditions de meilleure réceptivité les animaux prennent un choléra typique : diarrhée, hypothermie, cyanose, et meurent en deux jours. A l'autopsie l'intestin est rempli de matières diarrhéiques, les parois sont desquamées, les bacilles