‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 343 sur 398 · BACILLE DE LA PESTE BUBONIQUE · texte numérisé non relu

BACILLE DE LA PESTE BUBONIQUE

gélose par la potasse à 1 p. 100. La chaleur, Toxygène, la lumière Taltèrent rapidement.

Vitalité. — Le bacille pesteux est tué par la chaleur à 60<>, on une heure ; à 70°, en dix minutes ; à 90°, en cinq minutes; à 100°, en une minute (Abel 0-

La lumière solaire le détruit en vingt à vingt trois heures. Il résiste dix à quinze jours à la dessiccation.

Inoculations expérimentales. — Le rat est l'animal le plus sensible, puis viennent le singe, la souris, le cobaye, le lapin. Le chien, le chat, sont moins réceptifs; les poules, pigeons, oies, sont réfractaires. Chez la souris, le rat, le cobaye, le lapin, le singe, il suffit de déposer sur la muqueuse nasale du pus, ou une culture, pour déterminer la peste à forme pneumonique (Batgaroff^). L'injection sous-cutanée de cultures virulentes produit un œdème local, la tuméfaction des ganglions, et la mort de l'animal (cobaye, souris) en un ou deux jours. A l'autopsie, les organes sont très congestionnés et renferment le bacille en abondance. L'ingestion stomacale d'aliments arrosés de produits pesteux développe la maladie chez les rats, souris, cobayes, singes, lapins.

Vaccination. Sérothérapie. — La toxine étant peu active, on arrive difficilement à vacciner par elle. Yersin, Calmette et BorreP, Markl*, combinent les injections de toxine avec les injections intravei-

L Cenlralbl. f. bakt., 1897.

Page 1