Cenlralbl. f. bakt., t. XXIV
neuses ou péritonéales de cultures tuées par un chauffage à 58°. La vaccination du cheval s'obtient par injection intraveineuse de cultures vivantes.
Haffkine * emploie des cultures stérilisées à 70°. Il a appliqué sa méthode en grand et avec succès aux indigènes de l'Inde.
Terni et Bandi ^ vaccinent en inoculant le liquide séro-purulent que l'on trouve dans le péritoine des cobayes tués par injection intrapéritonéale de cul tures vivantes, après l'avoir stérilisé par un chauf fage à 50°-52° pendant deux jours.
Le sérum des animaux vaccinés est nettement antiinfectieux et antitoxique; il est également préventif et curatif. Le sérum de Yersin a fait ses preuves aux Indes et en Espagne. L'immunité qu'il confère ne dure qu'une quinzaine de jours.
Pathologie. — La peste paraît être surtout transmise par les rats. On a observé que ces animaux meurent en grand nombre avant que l'épidémie se déclare chez les hommes ; ils s'infectent vraisemblablement en mangeant des détritus contaminés. Du rat, la contamination passe à l'homme par les piqûres de la puce du rat, comme Simond ' l'a démontré, par celles des mouches qui vont sur les cadavres pesteux. Yersin a trouvé le bacille dans les mouches en temps d'épidémie.
1. Rapports de la commission de la peste aux Indes sur les inoculations antipesteuses de HafTkine, 1899-1900.