‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 52 sur 398 · Ann. de chim. et de phys · texte numérisé non relu

Ann. de chim. et de phys

et la paralysie diphtérique par injection d'extrait$ d'urines.

Le lait, la bile servent également à l'élimination des toxines.

Les toxines traversent le placenta et les rejetons, suivant la dose qu'ils ont reçue, sont tués ou immunisés. On sait enfin que les rejetons issus de femelles vaccinées sont eux-mêmes doués d'immunité. Charrin* a injecté de la toxine diphtérique à des fœtus in utero, et a constaté que la toxine passant du fœtus à la mère tuait celle-ci.

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On donne ce nom (de 7rTœ(xa, cadavre) à des substances alcaloïdiques que l'on extrait des milieux de culture des bactéries et notamment des corps en putréfaction, car on sait que la putréfaction est œuvre bactérienne.

Les leucomaïnes sont des alcaloïdes qui dérivent de l'albumine par hydratation, d'où leur nom (Xeuxoixa, blanc d'œuf), et qui sont fabriqués par les organismes à l'état normal (A. Gautier).

En réalité il n'y a pas de différence essentielle au point de vue chimique entre les ptomaïnes et les leucomaïnes, seulement les premières sont fabriquées par les bactéries, les secondes par les cellules animales .

Les leucomaïnes ne nous occuperont pas davantage. Quant aux ptomaïnes, qui pour la plupart ne

i. Acad. des Se, août 1898.

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touchent que de loin à la pathologie bactériologique, nous en parlerons succinctement, renvoyant pour le surplus au livre d'A. Gautier (Les toxines microbiennes et animales).

Les alcaloïdes cadavériques ont été signalés en 1856 par Panum. En 4859 Fordos extrait la pyocyanine du pus bleu. En 1868, Bergmann extrait de la levure putréfiée la sepsine cristallisée. Mais la nature et la constitution chimique de ces différents corps étaient peu connues. En 1870, Selmi, en 1871, A. Gautier établirent définitivement la présence constante de ces alcaloïdes dans les matières animales putréfiées et leur nature chimique.

Propriétés chimiques. — Les ptomaïnes sont des alcaloïdes cristallisables, riches en hydrogène, dénués ou pauvres d'oxygène, réducteurs, oxydants, très souvent vénéneux ; solubles dans l'alcool, l'éther. Elles forment avec les acides des sels cristallisables. Elles sont précipitées en solution acide par les acides phosphotungstique, phosphomolybdique, par l'iodure de potassium ioduré, l'iodomercurate de potassium.

On peut reconnaître leur présence par la réaction de Selmi, qui sans être caractéristique est bonne.

Étendre d'eau une solution de perchlorure de fer très pur jusqu'à coloration jaune faible, ajouter dans un verre de montre une solution très étendue de ferrocyanure de potassium et une goutte d'acide acétique; le liquide doit être à peine teinté. Si l'on ajoute la substance supposée être une ptomaïne, il

se produit immédiatement ou après cinq minutes une coloration intense de bleu de Prusse.

Les peptones et les autres alcaloïdes donnent aussi cette réaction, mais après plusieurs heures.

Propriétés physiologiques. — Les ptomaïnes sont généralement toxiques, mais à des degrés très divers. La névrine, la muscarine le sont beaucoup, la neuridine, la cadavérine, la putrescine le sont fort peu.

Les effets physiologiques sont naturellement variés. On note habituellement la dilatation de la pupille suivie de rétrécissement; des convulsions suivies de perte de la contractilité musculaire; le ralentissement des contractions cardiaques; la perte de la sensibilité cutanée; la dilatation des vaisseaux périphériques; l'élévation de la température.

Classification. — A. Gautier divise ainsi les ptomaïnes :

Ptomdines d'origine microbienne banale,

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