‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 84 sur 398 · Gompt. rendus, XCIX · texte numérisé non relu

Gompt. rendus, XCIX

tréfaction résistent à des pressions de 500 à 600 atmosphères.

On peut donc dire que la compression a une action négligeable sur les bactéries.

Dans l'air il n'en va pas de même. Paul Bert avait déjà constaté que l'air comprimé à 20-25 atmosphères tue les organismes vivants. Chauveau*, en soumettant du sang charbonneux à des pressions d'air de 9 atmosphères, est arrivé à atténuer la virulence et à faire des vaccins. Il a fallu comprimer plusieurs générations de suite pour que la propriété vaccinale devînt héréditaire. lia de plus constaté que c'était l'oxygène qui opérait, attendu que l'oxygène pur agit aussi bien que l'air comprimé à 5 atmosphères, et que l'oxygène à 2 atmosphères agit comme l'air à 10 atmosphères. Or, comme l'oxygène entre pour un cinquième dans la composition de l'air, on voit que comprimer de l'air à 5 atmosphères équivaut à avoir une atmosphère d'oxygène pur.

Agitation. — Les mouvements imprimés aux liquides bactériens sont nuisibles de deux façons : d'abord en ce qu'ils gênent la reproduction, ensuite parce qu'ils favorisent l'absorption de l'oxygène et par suite l'oxydation des bactéries et des substances dissoutes dans le liquide.

i. Compt. rendus, XGVIII, 1884 et 1885.

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