CHAPITRE V
Les microbes sont aérobies ou anaérobies. Nous définirons ces | termes au chapitre vr(p. 183). L'immense majorité des microbes ‘à est aérobie; ce chapitre, exclusivement consacré à la culture et à l'isolement de ceux-ci, constitue donc une étude de lu technique la plus courante.
8 1. — CULTURE DES AËROBIES |
Nous supposons d'abord qu'on possède une culture pure, et qu'on veut la propager. Lorsqu'on tient à conserver une eulture bien végétante et virulente, il faut assez fréquemment la reporter en milieu nutrilif neuf. C'est ce qu'on appelle le réensemencement où encore le repiquage, s'il s'agit de cultures | solides.
Le microbe, en effet, arrive rapidement à user le milieu
f ‘dans lequel il végète, par un double mécanisme: il bstances nutritives qui finissent par manquer, et autour de lui des produits solubles qui modifient la du milieu au point de le rendre inhabitable, A ce. microbe souffre, devient moins vivace, perd sa” , et finit par mourir. Il faut donc, sans attendre cette … , régénérer la culture en en transportant
L un milieu nutritif neuf, Le temps au boul doit être régénérée est excessivement microbe, le milieu employé, la température ne façon générale une culture en milieu emencée tous les six ou huit jours envi-
d'autres sont très vivaces : Bacillus anthracis, ete. Les microbes qui se reproduisent pr rar sont Anbirellemteit plus résistants que les
e goutte de culture liquide ou une parcelle de Nous savons déjà (voir ch. mt, p. 86) comment on ‘4 ns chargés de bouillon stérile; ceux-ci devront # À LAPS préalablement éprouvés à + 38, et êlre restés | Less après vingt-quatre heures d'exposilion ; nous ayons
1 pipette Pasteur et l'aiguille de palatine (p.20 et A1,
8) ; avec une lampe à alcool ou un bec Buxsex l'outillage J
e, déjà stérilisée au four Pasteur (son coton doit être café au lait clair), est flambée, d'abord du côté du doit être mis à la bouche, puis tout le long de la on casse alors la pointe avec une pince flambée, à nouveau la surface de section. On chauffe sent jusqu'à ramollissement du verre l'origine de e qui se courbe d'elle-même à angle presque d le représente la figure 95. IL faut conserver une tube eililé au moins égale à la profondeur du réci- { quel on doit puiser la semence, Cette courbure à er la bouche et la burbe de l'expérimentas, pendant les opéralions, dans l'axe de l'ori-
RÉOLAS (Congrés de Lyon, 1894) ont montré que cille Luberculeux hümain sont encore vivaces el cobaye au huitième mais, i
E nacrémtoLoGtr, 2 édit. Lu
fice ouvert des récipients; elle n'est pas indispensable. 1 faudra tenir la pipette en l'air jusqu'à complet refroidissement avant de s'en servir, sous peine de stériliser au passage la semence puisée.
L'aiguille de platine sera portée au rouge d'un bout à l'autre; on attendra également qu'elle soit refroidie pour l'employer; les aiguilles faites avec un fil un peu épais restent chaudes assez longtemps.
L'aiguille de platine ou la pipette, stérilisées et refroidies, seront conservées entre deux doigts de la main droite ou saisies avec les lèvres par l'extrémité qui ne plongera pas dans les liquides, ou encore déposées sur deux portéecouteaux en verre flambés.
Il faut alors déboucher le récipient contenant la semence, On le saisit avec la main gauche et on l'incline aussi horizontalement que possible; la main droit le débouche. S'il faut enlever un
Fig. 95. tampon de ouate avec une pince, il est préfé- Pipelle cour- able de porter la pipette ou l'aiguille aux lèvres
conne et d'avoir toute la main droite libre; si le ballon
utilisée. est bouché avec un capuchon de papier, on saisit simplement l'extrémité supérieure dé céluiei avec deux doigts libres de la main droite qui a conservé la pipelte (encore un avantage des capuchons en papier sur le lampon de ouate). On fait alors passer ouate ou capuchon entre deux doigts de la main gauche qui les tiendront pendant toute l'opération, en même temps que le récipient (fig. 96). Les capuchons de papier devront être maintenus verticaux, l'ouverture en bas, comme le montre la figure 96.
Où flambe alors le goulot du récipient, en le passant deux ou trois fois dans la flarame de la lampe à alcool, et on le mainlient aussi immobile que possible, dans la position horizontale, pour empêcher l'introduction des gérmes de l'atmosphère.
solide, on gratle légèrement la surface tine ; sil s'agit de culture liquide, la la pipette suffit à faire monter quelques . L'aspiration par la bouche est utilisée.
f) \ Ne 4, | LES “ ‘1 pus FA on | nt de ballon en ballon.
une quantité plus notable de culture plusieurs ensemencements succes-
le ou pipette, en ayant soin de ne pas goulot, et on renferme le récipient après :
it; on flambera aussi mais légèrement le capuchon en papier, maintenu bien ver- >, n'a pas besoin d'être flambé. Lorsqu'on é assez notable de bouillon de culture éviter que des goutles de semence ne avant le réensemencement ; il suit orifice supérieur de la pipette soit avec droit, soit avec celle de la langue, si la 1e avec les lèvres.
se alors le récipient qui contenait la
culture, le repose sur la table et prend de même le ballon de bouillon qui doit être ensemencé. Lu série des opérations est la même jusqu'au moment où la pipette ou l'aiguille plongent dans le ballon. Il suffit alors de laisser tomber une goutte de la pipette dans le bouillon ou d'agiter l'aiguille chargée de semence ; il est quelquefois nécessaire de souffler avec la bouche dans la pipette. On retire la pipette ou l'aiguille, on flambe le goulot et on rebouche. L'aiguille ou la pipette sont aussitôt grillées à la flamme, pour détruire les germes non employés de la semence,
On collera immédiatement une étiquette sur le ballon ensemencé ; celle-ci devra indiquer d'une façon précise le nom du microbe ensemencé, la date de l'ensemencement, le nombre des générations précédentes et toutes les indications particulières nécessaires. Il faut savoir que les étiquettes se décollent facilement sous l'influence de la chaleur de l'étuve; on peut écrire directement sur le verre. Le capuchon de papier filtre {voir p, 24) permet d'écrire sur lui-même au crayon ; les indications ne peuventainsi être ni décollées ni effacées comme dans les deux cas précédents.
Le ballon ensemencé est alors porté à l'étuve à + 38° ou à toute autre température indiquée spécialement (voir ch. wu). Lorsqu'on désire simplement propager des cultures, il est préférable de ne pas les laisser trop longtemps à l'éluve où la végétation marche trop vite; dès que le trouble est manifeste, on transporte le ballon dans une armoire bien fermée du laboraloire, Si l'on veut, au contraire, expérimenter la virulence ou la toxicité d'une culture, il faut la laisser constamment à la même
1 11 faut savoir que la lumière est très nuisible aux microbes: Ancomx6 a démontré (1885) que les rayons solaires, indépendamment de leur temperature, sont désastreux pour la végétabilité et la virulence des microbes. En trois quarts d'heure à six heures d'exposi= tion {suivant In pureté de l'atmosphère), une cullure mycélienne de Bacillus anthracis est stérilisée. Les spores elles-mêmes peuvent être tuées. Voir la thèse de Garccann (Lyon, 1887. Action de la lumière sur différents microorganismes). Si la lumiëre n'a pas tué une culture, elle peut, en tout cas, l'avoir considérublement atténuée.
Il faut donc toujours conserver les cultures à l'abri de la lumière:
es se rapportent milieu Hquide quek.
sas d'une culture dont
lon aveë succès bien qu'avec extérieure de la pipette a été germes de l'atmosphère, des ete, Si on stérilise celte suron risque de détruire la seon stérilise avec un antisepforcément des traces de ce n qui peut alors devenir ime; d'autre part, la stérilisation Que sûre. Il faut laver ‘d'abord | pipette au sublimé à + , rinsoin à l'eau stétilisées casser eflilée avec une pince flamulement l'extrémité de celle-ci On entrera le moins possible la n. ! faudra habituellement sortir les produits patholomoins visqueux et coagulés.
re est plus sûre, mais plus s'applique qu'aux cas où le ässez abondant remplit une Fig. 97.
on large de la pipette. Puisage dans flambe une nouvelle pipelte une pipette:
à la bouche; on enlève le e la pipette chargée de semence (A), eton are avec grand soin l'orifice de la pipetté
chargée, tenue presque horizontalement avec la main gauche; puis saisissant la pipelle vide avec la main droite, on la flambe rapidement une dernière fois, et on la plonge dans le liquide de semence (fig. 97). On aspire avec la bouche, on pose dans un verre à pied la pipelte primitive (pour ne pas souiller la table), et on saisit de la main gauche le ballon de bouillon à ensemencer. On opère alors comme il a été dit plus haut. L'aiguille de platine pourrait remplacer la seconde pipette sion ne désirait pas puiser une notable quantité de semence.
2° Cultures liquides en sacs de collodion. — Les cullures en sac de collodion, imaginées à l'Institut Pasteur, ont pour but de faire végéter le microbe dans le sac péritonéal d'un animal vivant. Le microbe se trouve à l'intérieur d'un sac de vollodion absolument élos ; ce dernier est introduil, aussi aseptiquement que possible, dans le périloine d'un animal, ét la plaie est refermée. L'animal supporte bien ce corps étranger et ne présente aucune atteinte à sa santé, si le microbe contenu est inoffensif, Les échanges se font à travers la membrane de collodion, sans que le microbe puisse sortir ni les leucocytes entrer, 1 y a filtration pour les corps solides, et dialyse pour les liquides. Le microbe végète donc, en réalité, dans le suc péritonéal, à l'abri des phagocytes ; il fabrique ses produits solubles qui sortent du sac et se répandent dans l'organisme. C'est en somme, une culture in vivo, avec une barrière empêchant le microbe soit de se répandre dans l'organisme soit d'être attaqué par les cellules de celui-ci.
Cette méthode a son origine dans les travaux de VaiiLann qui entourait les spores télaniques dé papier à fillrer, avant de les inoculer, pour les mettre à l'abri des phagocytes et leur permettre d'engendrer ainsi Le tétanos, sans le secours d'associa= tions microbiennes. Les sacs de collodion ont été employés, tantôt pour obtenir des cultures, impossibles par d'autres moyens (Péripneumonie du bœuf, Nocano et Roux, 1898), lantôt pour relever la virulence d'un microbe (V. du choléra, Meron: xikorr, Roux et TArRELLI-SALIMBENI), lantôt pour modifier Jes propriétés d'un microbe, l'acelimater à un milieu (8. tuberet=
oi
Spa organisme dans le sac et la per nes microbiennes. Rover et Guecnorr ont vu qu'il Toutes les substances solubles ne pénètrent | dans les sncs et les toxines contenues (la toxine
autres) en sortent parfois assez lentement ne pas produire leurs effets. L'animal peut, par exemple, lieu d’être intoxiqué. En somme : le sac de livemeut peu perméable ; des expériences avec lui n'ont aucune signification, Cela résultats positifs d'être très appréciables. I r à celte excellente méthode que ce qu'elle
t, au début, de faire des sacs en moulant ur d'un agitateur en verre. On obtenait d'habitude, de petits boyaux de collodion, extrémité, ouverts à l'autre. Ils étaient alors 1 encement une fois pratiqué, on obturait a liant et en ajoutant un peu de collodion, t friubles, s'aplatissaient, étaient difficiles à e, une fois enkystés dans le péritoine, ils impossibles à enlever, sans se crever ; aussi rication du sac en le moulant autour d'un i reste à demeure.
nt nous conseillons l'opérer. On se procure lodion riciné. On a une provision de tubes en la dimension reproduite figure 98, À : ils urs aux sacs de collodion. On prend un tube à de diamètre un peu supérieur à celui du | le nettoie avec soin. On le plonge successiurs reprises dans le collodion. On place le t et on laisse s'écouler l'excès de liquide, ù ayant soin que le tube ne touche aucun alors avec l'ongle le sac obtenu, et on l'a-
dapte au tuteur (A). On le fixe an goulot par plusieurs lours de fil fn (fig. 98, B) qu'on recouvre d'une légère couche de collodion. L'appareil est bouché à la ouate et stérilisé à l'auto clave. Quand on veut l'utiliser, on lé remplit du liquide ense-
A Fig. 98.
Saës de collodion.
A. Tuteur on verre. — B, Le même avec san sae de callodion, — G, Lé mêmé,
rempli et fermé, prét à être introduit dans le poritoine.
mencé avec une pipette et on ferme le goulot à la lampe (fig. 98, C). C'est ainsi que le sac est introduit, aussi aseptiquement que possible, dans le périloine d'un animal quelconque : vache, chien, lapin, cobaye. [l est admirablement toléré, Ils'enkyste, au bout d'un certain temps, dans des fausses membranes qui rendent son extraction parfois assez délicate.
Nous préférons le collodion riciné au collodion élastique ordinaire. L'aspect du sac est plus blanchâtre, moins transparent, mais l'élasticité est plus grande ; il se déchire plus rarement, surtout pendant la stérilisation à l'autoclave.
NE DES AÉROBIES 153
ire aseptiquement le sac du péritoine, 1 nt, l'intérêt qu'il y aurait à puiser jour- 2 liquide du sac sans l'extraire, ont conduit Déexcowser a imaginer des disrestant en communication avec l'extérieur. Voici le plus intéressant (fig. 99).
Un tube de verre est fermé à une extrémité par une pellicule de collodion (a), tandis que son goulot donne passage à deux tubes plus petits (d) et (e), serrés parun ajutage (y). Le tube (e) sert au remplissage, et soutient l'appareil par les deux fils (f, f') fixés dans la plaie. Le tube (d) est une pipette plongeante, se continuant par un tube de caoutchouc (b} et un tube de verre (e). Ge dernier tube (ce) sort de l'abdomen par la plaie et permet dé prélever ou d'ajouter du liquide dans le sac, sans faire de nouvelle laparotomie.
8° Cultures sur milieux s0-
— Nous supposons qu'on Fig. 99.
sur un milieu Dispositif de Dyouxkowsky.
parcelle de culture
goutte de culture liquide. L'aiguille de platine
yée. On se servira des tubes chargés de géla-
e sérum gélifié, de pomme de terre, etc.,
wés à l'étuve comme il a été dit plus haut
slassurera que la surface des milieux n'est pas
chée, qu'elle ne se fend pas sous l'action de la piqûre. Homment on régénérait un tube trop see (p.102),
par enlever le capuchon de caoutchouc, et on
lo dépose dans un cristallisoir ou un verre à pied rempli d'une solution de sublimé à 14/1000; on s'assure ensuite, en les relirant à moitié, que les tampons de ouate n'adhèrent pas aux parois du tube, Les tubes de gélatine peuvent être couchés horizontalement sur une table, les tubes de gélose, sérum. pomme de terre, contenant souvent de l'eau à leur partie déclive, devront être maintenus presque verticalement,
Pour puiser la semence avec une aiguille de platine dans une culture liquide, on opère exactement comme il a été dit plus haut, [suffit de tremper une fois l'aiguille dans le liquide, La prise d'une parcelle de culture solide n'en diffère pas essentiellement. On se servira de l'aiguille droite ou à boucle, suiant les cas. L'aiguille chargée est prise par son manche entre lés deux premiers doigts de la main droite (ou portée aux lèvres) pendant que les deux derniers débouchent le tube à ensemencer maintenu par la main gauche. La pince tenant le tampon de ouate passe dans deux doigts de la main gauche, et la main droite devient libre pour manier l'aiguille de platine, Le tube est incliné aussi horizontalement que possible, flambé à son orifice et l'aiguille introduite va déposer la semence.
Ou appelle culture par stries Le procédé qui consiste à tracer longitudinalement sur la surface du milieu solide un sillon ou: une série de sillons parallèles; lé microbe se développera en colonies superficielles le long des sillons. La culture par stries est la seule employée sur les milieux opaques ou peu transpareuts ; pomme de terre, sérums, œufs, gélose. Elle se fait sur les tubes obliques (voy. p, 96, 10%, 111),
Sur la gélatine, on pratique concurremment l'ensemencement par piqtre, pour observer, par transparence, les caractères des colonies développées dans le sillon profond au sein de la gélatine. On emploie alors des tubes solidifiés dans la position verticale ({ubes droits); le tube de gélatine peut être complètement renversé pendant l'ensemencement (fig. 400), pour éviter les germes de l'air. Celte position n'est pas possible pour les autres milieux solides dont l'eau de condensation balayerait la surface.
Lorsqu'on ensemence un tube de pomme de terre, il est pru-
Ensemencement de la gélatine par piqûre.
s, faire une dilude bouillon, et ensemencer une goutte de
"a ensemencer sur milieux solides des li-
uement sur un animal vivant ou autop-
ment comme il a été dit pour les cultures promènera la pipette (à extrémité très le platine ayant plongé dans la pipette priieu solide,
la pomme de terre stérilisée et déposte
p. 98) demande quelques détails complé-
mentaires, bien que ce procédé ne soit presque plus employé.
Si le cristallisoir n'a pas d'ouverture latérale : on soulève obliquement le couvercle, aussi peu que possible, et on introduit l'extrémité de l'aiguille ou de la pipette qui ira strier la surface de la pomme de terre.
Si de cristallisoir a une ouverture latérale (fig. 67), on enlève le tampon de ouale, on ensemence en faisant passer l'aiguille à travers l'orifice, on flambe le tampon et an rebouche.
L'éliquette collée, le cristallisoir est mis à l'étuve à + 389.
Tous ces principes techniques seront naturellement modifiés dans les détails suivant les cas particuliers ; mais les grandes indications subsisteront : transporter aseptiquement la semence d'une culture ou d'un produit pathologique dans un milieu neuf.
4° Cultures sous le microscope. — Le procédé des culres sous le microscope a permis à Kocu d'observer le cycle complet de la Bactéridie charbonneuse et de découvrir sa sporulation. Il est indispensable pour étudier le développement d'un microorganisme. Le problème est le suivant : faire végéter un microbe sous le microscope, en couche liquide assez mince pour qu'on puisse observer d'une façon continue les modifientions qui se produisent, Kocu employait primitivement le procédé de la goutte suspendue; on se sert aujourd'hui d'une chambre humide (cultures en cellules).
Nous disons une fois pour toutes que les petits appareils que ious allons décrire devront être soigneusement stérilisés, puisconstilueront en somme des récipients à culture. Nous s ici que des aréobies, il faudra donc toujours conla cellule une quantité d'air suffisante pour la végéeune; il conviendra enfin de chauffer la cellule ure eugénésique exigée par certains microbes. couvre-objets seront lavées dans l'acide chlorhy- Valcool puis dans l'eau distillée, séchées, et de petits cristallisoirs en verre de Bohème qu'on pier ét qu'on stérilise à + 1b0° comme des (voy. p. 39). Les lamelles ne seront extraites
en goutte suspendue.
€, lame, lamolle et goutte suspendue.
préparations microscopiques, mais prée une dépression circulaire de 15 millimèviron (fig. 401, À, B). On dépose une goutte rver, où une goutte de bouillon récemment Er melle qu'on renverse sur la partie excani entoui ée de vaseline; la goutte reste sus-
pendue dans l'atmosphère de la cavité de la lame (fig. 401, C). Les bords de la lamelle sont lutés extérieurement avec de la vaseline pour empêcher l'air de pénétrer dans la cellule. La goutte ne doit pas naturellement s'étendre jusqu'aux bords de la cellule, car elle disparaîtrait par capillarité entre la lame et la lumelle.
La lame ainsi préparée est fixée sur la platine du microscope qui est mis au point pour l'examen à un fort grossissement,
b. Chambre humide de Bœttcher, — La chambre humide de Bœrreuen (fig. 102, À et B) est une lame à laquelle est fixée un
anneau de verre de 25 milli-
= mètres de diamètre, au moyen
> d'une substance adhésive ré=
sistant à + 150° (solution de
a gélatine dans l'acide acétique
Éeee eemenmomene] avec bichromate de potasse
: nement pulvérisé au moment
Fig. 102. de s'en servir : Haxsex\. Une
Chambre humide de BœrienEr. Jumelle est superposée, udhé-
rant au moyen de la vaseline.
Hansex a employé ce dispositif pour étudier le développement
de colonies de levures végétant sur une plaque de gélatine éten-
due sur la lamelle. On met un peu d'eau disullée au fond de la cellule.
La goutte suspendue a le grand défaut d'avoir une épaisseur trop considérable et inégale; les microbes peuvent se déplacer pendant l'examen. La petite plaque de gélatine ne peut remplacer les milieux liquides; il faut donc employer des dispositifs plus perfectionnés. On pourrait à la rigueur écraser simplement Ja goutte de culture entre une lame ordinaire et unë lamelle, où ajouter un fragment de lamelle qui adhérerait à la face inférieure de la goulte suspendue; muis ce sont là des rocédés bien imparfaits.
mubre humide de Ranvier. — La chambre humide de Jame de verre creusée à son centre d’une rai- , Girconscrivant un disque rond dont
h Fig, 103.
Rss rm, ‘lamelle et goutie écrasée, entourée dé la chambre à air.
“lamelle en appuyant un peu, et la gouite est es planes parallèles, allant par ses bords "constituée par la rainure (fig. 103, C). | de de Bary et Geissler. — La chambre
| DRE © Partait Pasraix de Pere es ( nt du Bacillus subtilis. Cet appareil |
Fig. 104.
mide de 0e Banr et GrissLen.
consiste en un tube de verre de 20 centi- 6 dans sa partie médiane en une celmillimètres de hauteur, dont les parois Île (fig. 104). Les deux extrémités e et le tout est stérilisé à + 150°. On e bouillon avec la dilution voulue de en plongeant dans le liquide un des n tampon. Quand la cellule est pleine,
on laisse tomber au dehors le liquide aspiré, on remet le Llampon de ouate, et on obture les deux bouts avec de la cire à cacheter. La paroi interne de la cellule est ainsi tapissée d'une pellicule de bouillon ensemencé, suflisimment mince pour que les microbes restent immobiles. Les deux extrémités du tube sont ensuite fixées sur une lame qui est portée sur la platine du microscope.
e, Chambres humides improvisées. — Il faut pouvoir improviser des chambres humides.
Bucaxen cullivait le Bacillus anthracis entre une lame et une lamelle maintenues à ane distance suflisante l'une de l'autre par des morceaux de lamelles brisées; il luttait avec de la vaseline,
SALOMONSEX découpe un orifice carré dans un morceau de carton épais, le fait stériliser dans l'autoclave et l'interpose entre la lame et la lamelle. Imbibé ensuite d'eau stérilisée, ce carton sert encore à maintenir l'humidité.
f. Platines chauffantes, chambres chaudes. — 11 importe de häter le développement des microbes en plaçant 4 chambre humide à une température eugénésique, On peut porter la chambre dans l'étuve à + 38° entre les examens microscopiques. Mais il est difficile dé remettre ensuite la préparation exactement au mème point qu'auparavant sous le microscope. On peut cependant y arriver au moyen de l'artifice suivant dû à Hormaxx, On trace de chaque côté de l'orifice de la platine du microscope une croix, droite d'un côté +. oblique de l'autre >; lorsque le point intéressant est bien au centre du champ du microscope, on fait à l'encre, sur la lame, deux croix exactement superposées aux deux premières; elles serviront de points de repère très exacts. -
11 vaut mieux employer La platine chauffante qui permet d'examiner, sans la transporter, une culturevégétant à lempé= rature fixe, et de dessiner à la chambre claire les différentes phases de développement d'un même point,
La platine chauffante de Ranvier reliée à une étuve suffit; nous préférons cependant lu plaline chauffante de Reichert, modifiée comme il va être dit (fig. 105). La pièce (A) à fixer sur le microscope (B) est une chambre chaude très mince, munie d'un
Ë r DES AÉROBIES 164
Te, thermomètre (C) incrusté dans la paroi et d'un orifice central avec condensateur Abbe (D) (voy. p. 250). Aux deux extrémités latérales sont deux tubulures sur lesquelles s'adaptent deux tubes de caoutchouc. L'un d'eux (E) se termine par un simple
AT TI rl )
Fig. 105.
Platine chaufrante de Reichert modifiée par l'adjonetion d'une petite éluve d'Arsonval.
“embout métallique, l'autre (F) par une pièce métallique en
le Reichert, l'eau est chauffée par un bec de gaz dans enétallique en spire. Le réglage est bien difficile. Nous DE BACTERIOLOGIE, 2 édit, Lu
AP me Co
avons fait construire une toute petite étuve d'Arsonval (H),'
munie d'un régulateur; nous remplissons d'eau la cavité cen-
l trale; nous faisons pénétrer le tube aspirateur de Reichert par un des orilices du couvercle; il entraîne ainsi de l'eau à une
température fixe (fig. 105), Cette petite étuve peul aussi servir
à chauffer la platine de Ranvier par deux tubulures latérales
{let 1} communiquant avec la cavité centrale.
La préparation est déposée sur les platines chauffantes,
Fig. 106.
Chambre chaude de Viésas.
chaude de Vignal (g. 106) est elle-même une petite d'Arsonval dont Ja forme seule est modifiée. La préparaintroduite dans la cavité de l'étuve par la porte (B). se servir du condensateur Abbe, ce qui est impos-
éc la platine de Ranvier.
est mélangé d t nt obtient à l'aide de deux Re Hay ou Lee des
t besoin d'artifices pour arriver à l'iso- 4 + dilution, étalement de la gélatine sur ques, chauffage, exposilion à des , emploi de milieux spécialement | prise de la semence après un court.
Nous allons étudier successivement ces
> ambiante. — La lempéle soit 1eès dletée, soit 1185 DRE!
“Chaulage à+ 430; aussi voit-on fréquemment
de pommes de terre, quoique stérilisés, se courir Mint Rele eule plissée qui n'est autre qu'une culture de Bacillus mesentericus. La stérilisation, ayant tué tous les SARA ACRRNANTES isolé ce microbe à l'état de pureté.
À On savait depuis longtemps que See liquides or ques, bien que soumis à l'ébullition et maintenus à des germes de l'air, arrivent à être souillés par des végétations microbiennes. C'est Conx qui montra le premier, en 1876, par une expérience faite sur l'infusion de foin, que ces cultures sont composées de microbes a spores très résistantes et spécialement de Bacillus subtilis. Dre s ue ment sous le microscope les spores germer après ébullition.
LA y 24
h. vi, p. 244). En 1879, ne | ONE epeodant die
e avec détails. On veut obtenir une & ll
is (espèce d'ailleurs mal définie ét co e és). On met une poignée de foin dan:
ant plusieurs heures entre + 30° et
Ainsi ee dela placer ES : le bouillon se troublera et fournira sant à cette température.
cette méthode pour isoler des eaux le Rpts Jeux imièrabes poussent à + 440,5.
on, et on le dépose dans une étuve es température. S'il ne se produit quarante-huit heures, on peut affirait ni B, coli ni B. d'Eberth; si les on a presque sûrement affaire à l'un PALanaIysE, terminée dans le premier heures, est bien simplifiée dans le
Pete DO gie, 29 juin 1889,
re pures en raison de l'action de la
voulo parler maintenent que de l'isolés simple fractionnement de la semence fractionnement peut se faire par n du liquide en gouttes extrêmement
re, pour mémoire, la méthode, des plus
par Kieus, en 1876. Les espèces qui dans un bouillon ensemencé avec un ont pas fatalement disséminées en pra-
us les points du liquide. Les bactéries fond du ballon, les mobiles se retrouvent les aérobies francs poussent en pelliautres préfèrent les couches inférieures enfin, certains microbes végéteront
lils étoufferont pour ainsi dire toutes
e ces données classiques, KLEss était