NT ALI
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On augmente encore l'apport d'oxygène en faisant passer un courant d'air, lent mais constant, à la surface de la culture (Roux el Yensix). Pour cela, la tubulure supérieure du ballon de Fernbach ou du flacon de Mariotte (A, fig. 457) est mise en communication uvec une trompe aspirante, par l'intermédiaire d'une rampe munie d'embouts, et fixée dans l'étuve. L'air pénétre par
Disposition pour l'nération continnelle des cultures en grand de B. de Lüffler, dans une chambre étuve munie d'un système d'aspiration.
l'autre tubulure. Une pince à pression graduée (e), placée sur le tubé d'union en caoutchouc, permet de régler l'arrivée de l'air extérieur. Pour éviter cependant une évaporalion trop grande du bouillon sous l'influence de celte aération persistant plusieurs semaines, l'air exterieur se lave et se charge d'humidité avant d'arriver à la surface du bouillon, par barbolage dans un flacon laveur(B), en communication avec la tubulure latérale, L'asepsie de l'air ainsi apporté est d'ailleurs assurée par sa Gltration sur un tampon de colon stérilisé (d).
Avec on semblable dispositil', et la température de l'étuye où
Nous avons abandonné l'aération des cultures pour la production de la toxine. Elle est inutile.
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jectée dans le Lissu cellulaire à la dose de 4 dixième de centimètre cube. C'est là une loxicité qu'on obtient facilement en se conformant aux prescriptions sus-énoncées, Il est facile de la dépasser,
e, Conservation de la torine. — Celle loxine, ainsi recueillie dans des flacons stérilisés, peut être conservée assez longtemps sans s'atténuer, pourvu qu'on la maintienne à l'abri de la lumière et de la chaleur ; il vaudrait mieux le mettre aussi à l'abri de l'air, Nous avons vu des toxines, conservées dans ces condi- Lions, garder, encore aprés six mois, Loute leur activité, Ce point est important en pratique, car il permet de préparer en une seule opération d'assez grandes quantités de liquide, qui pourront suflire pendant plusieurs mois aux besoins du laboratoire. Il sera bon toutefois d'essayer la valeur de chaque flacon avant de s’en servir, cur bien que d'une origine commune, ils peuvent ne pas avoir (ous le même degré de toxicité.
Au début de l'immunisation, ou si l'on n'a qu'un seul animal en traitement, on n'épuisera jamais un flacon de toxine en une seule séance. On ne prendra donc, dans le flacon, que la quantité de liquide nécessaire, d'apres les procédés déjà exposés pour l'extraction de petites quantités de bouillon où dé toxines des flacons où on les conserve (voy. p. 456)
f. Choix du cheval, — Pendant la préparation de la toxine, on & fait choix de l'animal à immuniser, On a pris un cheval pas Lr'op vieux, car il est bon qu'une fois immunisé il puisse rendre des services pendant longtemps, sans compter qu'un clieval jeune, vigoureux, réagissant mieux aux injections (et avec moins de danger pour lui), sera plus apte à fournir un sérüm curateur énergique. L'animal sera doux, tranquille, point méchant, car au moment de l'extraction du sang, des mouvéments de défense intempestifs de sa part pourraient devenir cause de la contamination et, par suite, de la perte du sérum Ilne sera porteur d'aueune affection contagieuse. La tuberculose spontanée est rare chez les équidés, en conséquence l'épreuve dé la tuhereuline ne sera pas nécessaire où aura peu d'impor= Lance. Mais il n'en sera pas de même de l'épreuve par la mal= léine (voy. p. 541), la morve pouvant souvent exister à l'état
ficelle :f) qui RE n smangeoire du cheval. Un long tub mètres, relie le bas de se i
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(T). On monte la poire à 1,50 où 2 métres au-dessus de l'épaule du cheval, avec la poulie. On enlève la pince. On s'assure qu'il n'y a plus d'air dans (C). On pique le cheval à l’encolure, et on laisse la toxine pénétrer lentement
Les premières injections sont faites dans le tissu cellulaire avec des toxines additionnées de ln moitié ou du tiers de leur volume de solution de Lugol (eau iodo-iodurée, p. 270). On peut commencer, par exemple, par faire pénétrer sous la peau 1/2 centimètre cube de mélange; puis, on augmente peu à peu les doses du mélange, où on diminue progressivement la proporlion d'eau iodo-iodurèée pour arriver à donner de la toxine pure. Les injections sont faites tous les deux, trois, quatre jours, où plus; en surveillant constamment l'état général, ln température, l'appétit des animaux, ete. Au début, chaque injection s'accompagne d'une élévalion plus ou moins marquée de la température, d'anorexie, et d'une tuméfaction locale dure, douloureuse à la pression, à bords saillants, envahissant. quelquefois une étendue de plusieurs décimétres de superficie. En mème temps, survient de l'ædème à la partie déclive de la région inoculée, œædème qui peut gagner les membres voisins, gêner considérablement les promenades du sujet en expérience où même les empécher Lout à fuit, ce qui est fort préjudiciable à son état général, De là l'intérêt qu'il y a à faire les injections aussi loin que possible des membres, au cow ou sur les flancs. Cette tuméfuction persiste d'ailleurs en général peu de temps, elle disparait complétement en quelques jours sans laisser de traces. Souvent il se produit également un gonilement douloureux nu niveau des articulations, révélant d'anciennes lares de l'animal qui ont subi une poussée congestive sous l'influence de lrailement. Ces signes traduisent une réaetion intense de l'organisme vis-ü-vis de la toxine; aussi devras ton toujours attendre, pour faire une nouvelle injection, que l'animal soit revenu à peu près à son état normal, Si des phénoménes anormaux surviennent, il ne faut pas hésiter à inter= rompre l'immunisation, pour attendre un retour complet à la santé, et né recommencer qu'avec des doses inférieures aux dernières employées. Ces règles de conduite doivent toujours,
aitu Eli des ae à ce que l'organisme perd, à
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intéressantes, mais très variables chez des animaux traités de façon en apparence identique.
I faut aussi savoir que certains chevaux ont brusquement (surtout à la suite d'une maladie quelconque) un ubaissement énorme du pouvoir antitoxique de leur sérum.
Les injections doivent être faites en prenant, comme nous l'avons déja dit, les précaulions d'asepsie les plus rigoureuses, pour éviter les abeës, le tétanos, la gangrène gazeuse, ele.
h. Saignée et récolte du sérum, — Le cheval ayant été laissé au repos péndant une dizaine de jours, on procède à l'extraction du sang. Il sera bon de garder l'animal à jeun jusqu'à la saignée, le jour où l'on dévra la pratiquer, pour éviter ln présence possible dans son sang de microbes, entrainés par le chyle (Nocan), qui pourraient contaminer le sérum.
La saignée est faite en plongeant dans la veine jugulaire de l'animal un Lrocart que l'on raccorde par un tube de enoutchoue à un flacon ineliné où le sang va s'aceumuler pour law coagulation. Les instruments nécessaires sont done : un trocart bien Miguisé, un flacon destiné à recevoir lé sang et un tube de enoutehoue.
Nous allons décrire successivement ces trois appareils, puis nous ferons assister Le lecteur à la pratique d'une saignée.
Fig. 360.
Trocart pour la saignée du cheval dans la jugulaire,
fixé tube de caoutchouc ayant une lon L'orifice de l'embout et l'extrémité sont obturés avec un petit tan alors placés dans un large gros lumpon d'ounte, el sont clave à + 415 degrés. Les appareil nombreux. Nous décrivons à di
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4, Nous disposons de vastes flacons à deux tubulures de la contenance de #4 ou 6 litres, que nous agençons de la façon suivante (fig. 361). La tubulure latérale est obturée par un bouchon de liège traversé à frottement par la branche verticale, plongeant jusqu'au fond du flacon, d'un tube en U dont l'autre branche eflilée, fermée à la lampe, est libre à l'extérieur (3). La deuxième tubulure médiane est fermée par un bouchon en liège également Lraversé par deux tubes en verres, l'un {t) contourné en S, servira au passage du sang, l'autre (2), coudé à angle droit, laissera échapper l'air pendant le remplissage du flacon par le sang, puis servira ensuite à refouler l'air dans le flacon pour chasser le sérum par le tube qui traverse ln première tubulure, Ces deux derniers tubes sont fermés à leur extrémité libre par un tampon d'ouute. Les flacons, ainsi disposés, au nombre de 3 où # pour une saignée, sont stérilisés d'abord au four Pusteur, puis à l'autoclave à + 115 degrés. Immédialement au sortir de l’auloclave les bouchons et les tubulures sont soigneusement paraffinés de façon à présenter à ce niveau une obluration hermétique.
Tout est prêt pour lu suignée. Les flacons destinés à recueillir le sang sont disposés inclinés sur des supports en bois spéciaux (lig. 362) munis d'arrêts permettant de les incliner plus où moins. La tubulure latérale est tournée en haut, et lé tube plongeant est notablement retiré de façon à ne pas Loucher la surface du sang pendant le remplissage. Les flacons sont placés côte à vôte sur une table, afin que l'opérateur puisse passer rapidement de l'un à l'autre à mesure que les premiers sont pleins. On doit avoiren même temps sous lu main le poudrier contenant le tro tart et le tube de caoutchouc, un bistouri, des ciseaux, des pinces de Bohéme, une lampe à alcool allumée, enfin du fil ciré el des épingles ordinaires pour obturer la plaie après la suignée.
Le cheval dont on a préalablement rasé la région moyenne du cou, au niveuu du trajet de la jugulaire, est lors amon& düprés de la table où tous les appareils sont disposés. On fuit un lavage soigneux de la région rasée, au savon, à la brosse, au sublimé et à l'éther, de façon à faire une asepsie absolue. L'usepsie des mains de l'opérateur doil étre aussi rigoureuse,
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- dans l'interstice qui sépare le sterno-mastoïdien de la trachée à la base du cou, il plonge le trocart qu'il tient de la main droite à ravers l'incision déjà faite, de bas en haut, dans la saillié que forme le vaisseau, parallèlement à sa direction ‘, La mobilité de la pointe de l'instrument indique qu'il est bien dans la jugulaire. Pour s'en assurer on retire alors définitivement lé trocart de la canule, et l'on voit s'écouler avec une certaine force un jet de sang rouge véineux. On relire alors définitivement le trocart; l'aide adapte immédiatement l'embout fixé à l'extrémité du tube de caoutchouc dans le pavillon de la cunule et les fixe solidement l'an à l'autre au moyen d'un fil passé dans les wæillères, Le sang s'écoule alors avec une assez grande rapidité dans le flacon récepleur (fig. 362). S'il ne s'écoule rien au moment où l'on relire le trocart de la canule, c'est que l'on est en dehors du vaisseau (saignée blanche); il faut faire une nouvelle tentative. Pendant loules ces opérations el les suivantes, on doit avoir grand soin de ne pas cesser de comprimer ln jugulaire à du racine du cou. Outre l'avantage d'un écoulement plus abondant et plus rapide de sang produit par cet obstacle à lu circulation de retour, cette compression rendra impossible Loute aspiration et pénétration de l'air dans les veines et le cœur, accident qui pourrait facilement se produire sans cetle précaution.
Si le sang s'écoule peu abondamment, on augmentera le débit, soit en comprimant légèrement la jugulaire du côté opposé, soit. mieux en faisant exécuter à l'animal des mouvements de maslication par ingestion d'avoine, ou encore uu moyen d'un tampon imbibé d'eau, acidulée légérement avec de l'acide acétique, que l'on promène sur le dos de sa languëé autour d'un bâton.
On laisse le sang s’écouler, jusqu'à la moitié du flacon environ, en évitant qu'il n'atteigne toutefois les tubes, ce qui pour= rail occasionner un caillot irrégulier. On place alors rapidement, prés l'une de l'autre deux pinces de Mohr ou de Bohème sur le tube de caoutchouc au voisinage du flacon ; on coupe celui=
À On peut directement ponctionner la veine à lravers la peau, sans incision préalable, mais on risque davantage les ponctions blanches, et ün peut facilement entrainer dans la profondeur, avec le Portre des germes de la surface cutanée. .
PRÉCIS DE HACTÉRIOLOGIE, 2 édit. 53
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tend une ou deux épingles flambées qu'il passe à travers les lissus sectionnés ; il fait une suture en passant en croix un fil ciré sur les épingles. L'occlusion ainsi obtenue est parfaite et nous n'avons jamais observé ni écoulement sanguin ni infection locale. On lave superficiellement la plaie au, sublimé.
Fig. 364.
| Appareil de Latapie, pour recueillir le sérum des grands animaux.
Le cheval, aussitôt reconduit à son boxe, est laissé quelques instants au repos, après quoi, surtout s'il parait affaibli, s'il des frissons, ce qui est très rare, on peut lui faire absorber un barbotage de son el d'eau Liéde,
Nous venons de déerire notre disposilif que nous estimons lès commode. On peut dire que chaque laboratoire a le sien,
90 Larame, dont nous avons déjà décrit (p. 74) l'appareil à sais gner les petits animaux, a imaginé un appareil pour saigner les chevaux (fig. 364). Il se compose d’un grand flacon en verre rem
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ILest avantageux que le flacon (A) ait été lavé avec une solu- Lion forte de potasse, puis avec une solution acide, ayant d'être rincé à grande eau ; on évile ainsi toute adhérence du enillot. Si l'appareil est stérilisé dans un simple autoclave, on diminue beaucoup les chances de casse des flacons en les suspendant dans le panier au moyen d'une armature en fil de fer évitant que les
Fig. 366.
Appareil de Poujol pour la récolte du sérum des grands animaux,
flacons reposent par leur fond sur le fond métallique du panier. Avec l'appareil Vaillard et Besson la casse est exceptionnelle. On recueille le sang dans le flacon (A) suivant le procédé usuel en glissant d'avance entre le goulot et le tampon d'ouate qui l'obture, le tube qui doit amener le sang de la veine. On. recueille exactement 3 litres de sang, et on laisse la rétraction s'opérer ; vingt-quatre heures de repos suffisent. Après ce temps, on dispose les deux flacons sur deux étagères superposées à 0,40 l'une au-dessus de l'autre, l'étagère inférieure ayant un peu plus d'avancée que la supérieure (fig. 367). Le petit flacon est placé verlicalement sur l'étagére inférieure, le grand flacon est disposé sur l'étugére supérieure dans une position trés ineli= née, et maintenu pur des cales. Le sérum s'écoule alors duns le flacon inférieur, puis, les choses étant abandonnées en
alors de 4.700 à 4.900 ven
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La petite quantité qui monte dans la pipette (p) sert à vérifier la stérilité avant la répartition. Le tube (4) sert soit à mettre le flacon en communication avec le jaugeur, soit à la décantation du sérum dans une ullonge si on doit le méler à d'autres sérums.
Pour la répartition, nous employons le jaugeur usité à l'Institut Pasteur. Mais nous distribuons le sérum, au moyen d'une effilure de verre, dans des ampoules de cristal de la forme ci-contre (fig. 368, A) et de 12 centimètres cubes de capacité.
Ces ampoules sont capuchonnées au papier
et stérilisées au four à flamber, À mesure
qu'elles sont remplies, on les scelle à la
lampe, et elles prennent ln forme repré-
sentée en (A); 150 ampoules peuvent être
scellées en une heure. Les ampoules sont
mises alors quelque temps à l'étuve ; nous À A n'avons jamais observé qu'une seule sy Fig. 368. montrât contaminée, Un uit de lime
sur le col de l’ampoule en permet l'ouverture facile,
On à imaginé Lout une série de presses pour exprimer complétement le caillot et lui faire rendre tout son sérum,
i. Décantation du sérum. — Reprenons la décantation du sérum avec notre procédé décrit (h,1°). Les flacons contenant le sang sont laissés au repos absolu dans un endroit frais pour permettre à la coagulation de s'effectuer dans les meilleures conditions. Au bout de vingt-quatre à quarante huit heures, la rétraction du caillot est à peu près complète, et on le voit recou= vert et entouré d'une notable quantité d'un sérum limpide d'une belle téinte ambrée (fig. 363). Pour séparer du caillot ce Sérum qui ne Larderail pas à se leinter en rose en dissolvant un” peu d'hémoglobine, on renfonce le tube en U, aussi loin que possible, dans le sérum, sans atteindre le caillot; on tourne
Tégèrement le flacon sur le côté en même Lemps qu'on le sou Leve : il suffit alors, après ouverture de l'extrémité du tube æÆñlé, de soufller avec la bouche ou au moyen d'une soufllerié ÆÆans le petil tube coudé à angle droit, et le sérum montant
ne D'à Blue du sérum dsns le Uacon de la figure 363
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lure centrale munie d'un bouchon simple n'aura d'utilité que pour le remplissage du flacon (fig. 470). |
Ces vases à conserver le sérum ont été, bien entendu, préa- | lablement stérilisés, et leurs bouchons soigneusement lutés à la paraffine après le remplissage,
On ajoute au sérum, avant la fermeture des flacons, 4 p. 1000, de la solution | pharmaceutique d’eucalyptol !, qui en | assurera la parfaite conservation, Le | sérum est ensuite placé dans un endroil L frais, à l'abri de l'air et de la lumière ; Fig. 370. ilest prêt à être distribué en petits fla- Fée -conservé dt cons dosés pour l'usage thérapeutique. sérum.
L'extraction de 5 à 6 litres de sang ne produit guère, après coagulation, que 2 litres et demi à | d litres de sérum,
j. Continuation de l'immunisation du cheval. — Lorsque le cheval a été saigné, il faut entretenir son immunité et même | chercher à l'augmenter, si possible, par de nouvelles injections dé toxine, Nous avons dit précédemment, en exposant la raîson qui mililait en faveur de celte manière d'agir, qu'on devait recourir, de préférence, pour atteindre ce but, aux injections répétées de petites doses de Loxines. Nous ajoutérons simplement qu'on devra, en conséquence, continuer à inoculer sous la peau du sujet 100 à 450 centimètres cubes de toxine tous les L trois ou quatre jours pendant quinze jours, après quoi on le, laissera reposer de nouveau une dizaine de jours avant la non velle prise de sang, et ainsi de suite,
Nous avons actuellement au laboratoire des chevaux qui sers vent depuis sept ans à fournir du sérum antidiphtérique à Ja région lyonnaise ; ils ont déjà reçu des quantités énormes dé toxines et ont subi plus de soixante-dix snignées de K# 6 litres, tout en continuant à présenter un état général pars fait.
® Nous n'ajoutons plus d'anliseplique à nos flacons de sémume
Le
En
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vingt à trente heures après l'inoculation virulente; que ceux du lot D meurent deux ou trois jours après, et que ceux des lots C et B survivent. Dans ces conditions, on voit que le sérum a un pouvoir préventif égal à 4/50 000%. Si le lot D'avait survécu, le pouvoir serait de 4/60 000 ; si, au contraire, tous les animaux étaient morts, le pouvoir aurait élé inférieur à {/40 000° et, par conséquent, insuffisant. Nous venons d'esquissér une expérience schématique, Souvent, ln précision n'est point aussi grande dans la pratique. D'abord, les cobayes immunisés n'ont pas une survie indéfinie ; ils meurent ordinairement au bout de quinze jours, un mois, etc. Roux en a rarement trouvé de survivants six mois après l'expérience.
En résumé : pour être utilisé en thérapeutique humaine, un sérum antidiphtérique doit avoir un pouvoir préventif au minimum de 1/50 000 et mieux de 1/80 000° à 1/100 000.
b. Méthode allemande(Bennié et Eunticu). — Elle repose sur la saturation, in vitro, de la toxine par l'antitoxine équivalent à équivalent. La valeur d’un sérum est mesurée par la quantité de toxine qu'il neutralise dans le verre à expérience.
On détermine la dose de toxine mortelle on trois à cinq jours pour le cobaye de 250 à 300 grammes. On cherche la quantité de sérum qui, ajoulée à 400 doses mortelles, donne un mélange neutre pour le cobaye (ni œdème local, ni diminution de poids). : L'unité immunisante ou antitoxique est la quantité de sérum qui neutralise 100 doses toxiques. Si 0,01 de sérum neutralise 400 doses mortelles, le centimètre cube contient 100 unités immunisantes. Mais la toxine-étalon diminue d'activité avec le temps. Eunucu a vu que cela n'avait pas d'importance; la toxine même vieillie (Loxone) est toujours neutralisée par la même quantité de sérum ; elle a le même nombre de groupes haptophores (voy. 813).
Eanueu utilise nn séram-étalon pour arriver à son dosage des l'activité des sérums.
100 unités antitoxiques au centimètre cube répondent, en général, à un sérum qui immunise à 4/50 000°, C'est la limites inférieure nécessaire au sérum thérapeutique,
Roux a montré que les deux méthodes ne conduisent pas &w
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“un sérum qui restera d'une limpidité parfaite même aprés plu-
sieurs mois.
Au moment de son utilisation, le sérum est réparti duns des flacons de 10 centimètres cubes de capacité, qui ont été slérilisés à l'uutoclave avec bouchon de caoutchouc, si l'on emploie ce mode de fermeture, el qui représentent la dose d’une injection ordinaire. Nous préférons un autre mode de bouchage. Les
Fig. 3741.
Appareil pour dessécher le sérum dans le vide à une tempéralure constante (avec régulateur métallique de Roux).
flacons munis d'un tampon de ouate sont stérilisés au four Pasteur. Lorsqu'ils sont remplis, un aide trempe un bouchon de liège fin dans de la paraffine bouillante qui le stérilise parfaitement et en oblure toutes les inégalités, puis il bouche le flacon. On trempe enfin le goulot dans la paraffine, pour produire une obturation hermétique parfaite du flacon.
Chaque flacon est ensuite muni d'une étiquette portant le lieu d'origine, la nature et la date de fabrication du sérum. Gette dernière précaution est prise pour assurer l'emploi de sérum toujours récent : on sait, en effet, que les sérums sont considérés comme perdant une partie de leur activité au bout de six mois. Toutefois, c'est là un minimum tout à fait exagéré, et nous
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l'enfant n'a pas un an, Chez l'adulte, la dose initiale ne doit pas être inférieure à 30 centimétres cubes. Le sérum est poussé le plus souvent, après avoir pris toutes les précautions antiseptiques les plus minutieuses, sous la peau du flanc des malades. L'injection détermine un peu de douleur locale due en partie aux antiseptiques et une légère tuméfaction ; ces symptômes disparaissent rapidement sans laisser de traces. Souvent on peut observer, à la suite de l'injection, une élévation passagère du thermomètre qui atteint 39°,5 à 40°: on a aussi signalé, vers le dixième ou quinzième jour, des éruptions polymorphes, des vomissements, de la diarrhée, des arthropathies, etc!. Ces phénomènes sont de peu de durée el de peu de gravité. Les aceidents infectieux : abcès, phlegmons, seplicémie, ne doivent pas exister si le sérum a été bien préparé, et les injections faites avec toutes les précautions voulues.
En revanche, le bienfait du traitement ne tarde pas à.se faire sentir, l'état général se relève, les fausses membranes se désagrègent, les surfaces se détergent assez rapidement, en deux, trois ou quatre jours. L'engorgement ganglionnaire disparait ; la chute thermique est la règle après l'élévation passagère signalée plus haut. En ce qui concerne les rapports de la sërothérapie et de l'albuminurie les avis sont encore partagés.
Si l'amélioration se fait attendre, on recourt à de nouvelles injections que l'on peut répéter trois, quatre jours de suite, à vingt-quatre heures d'intervalle. Un enfant a pu recevoir jusqu'à 140 centimètres cubes de sérum antidiphtérique sans incon= vénients.
La sérothérapie est indiquée dans Lous les eus de diphtérie, quelle que soit la localisation du B, de Lôffler : angine etcroup au premier rang.
Les résultats des statistiques sont extrémemement probants; quant au succès du sérum anlidiphtérique. Roux, Mantix et CnaisLou ont vu, sur 400 cas traités, en 1894, à l'Hôpital des Enfants Malndes, la mortalité s'abaisser de 51, 74 p. 400 à 24,5
À Pour remédier à ces elfets toxiques, inoffensifs muis fort ennuyeux, on à proposé de chaulfer le sérum à + 58°,
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filtration sur porcelaine de cultures en bouillon âgées de vingt jours environ,
Les premières injections doivent étre faites à très faibles doses ; 1/10°, 1/20° de centimètre cube de toxines additionnées de solution de Lugol (voy. p. 827). Les solipédes, l'âne spécialement, sont trés sensibles à la toxine tétanique et périraient avec des contractures sans celle précaution. On espacera les injections de cinq à six jours; il faut attendre l'écoulement de la période d'incubation des contractures, pour éviter l'accumulation de la toxine. On augmentera progressivement, et ainsi de suite. On recueillera, on dosera le sérum comme il à été dit pour le sérum antidiphtérique.
La mesure de l'activité se fait également comme pour le sérum antidiphtérique.
Le sérum, livré par l'Institut Pasteur, a un pouvoir anti- Loxique de 1 000 000 000, c'est-à-dire qu'il sufMit d'injecter à une souris une quantité de ce sérum égale à 1/1 000 000 000 de son poids pour la préserver contre une dose mortelle de toxine.
Il se conserve actif plus d'une année.
On peut le chauffer 20 à 30 minutes à + 59.
2% Emploi. — a. Emploi préventif. — L'action préventive n'est pas contestable. La méthode de mesure de l'activité du sérum par injection préalable au cobaye ou à la souris suffit à l'établir au point de vue expérimental. L'aclion préventive s'oblient encore, en injectant pendant les premières heures de la période d'incubation ; elle est nulle si on injecte le sérum pen= dant la fn de l'incubation ou aprés le début des contractures.
On injecte à l'homme et aux animaux 410 centimétres cubes, dose qui immunise pendant deux semaines environ (immuni= sation temporaire). Aussi, si la plaie n'a pus été complètement néttoyée, si des bacilles tétaniques peuvent subsister dans un tunnel quelconque, il faut recommencer une ou plusieurs nouvelles injections de huit jours en huit jours, Si les bacilles exis= aient quinze jours après une unique injection, ils pourraient engendrer le tétanos et la méthode paraltrait en défaut. Les chirurgiens doivent bien connaître celle nécessité des injections
PRÈCIS DE BACTÉRIOLOGIE, 2 édit, 54
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(en injectant directement le sang du cœur du lapin mort dans la veine marginale de l'oreille d'un lapin neutre) lui ont donné une virulence extraordinaire pour cet animal. de centimètre cube de culture peut tuer le lapin; l'inoculation d'un seul article microbien suffit à entrainer la mort. Pour entretenir celte virulence du streptocoque, Maumonek le cultive dans un des milieux mentionnés plus haut. Il faut, de temps à autre, faire repasser le microbe par le lapin.
On commence de suite par injecter au cheval des cultures complètes, Lrès virulentes, mais à dose très faible. On augmente les quantités, dès que l'amimal est remis de sa précédente injection,
Nous avons obtenu d'excellents résultats par un autre procédé qui consiste à imprégner d'abord l'organisme du cheval avec les produits solubles du streplocoque el à ne lui inoculer que plus lard des cultures virulentes. On commence donc par soumettre le cheval à des injections sous-cutanées de produits solubles de streptocoques obtenus par filtration sur bougie Chamberland d'une culture en bouillon-sérum âgé de quinze jours à trois semaines. (es produits étant très peu toxiques, les premières injections peuvent être assez abondantes, 5 à 10 centimétres cubes. L'animal présente une petite élévation ther- | mique, un peu de gonflement local, mais se rétablit promptement et on peut rapidement augmenter les doses en injectant, successivement 15, 20, 40, 50, jusqu'à 100 centimètres cubes. Dés qu'on a atteint ces chiffres, on peut commencer l'immunisation avec.les cultures entières très virulenles mais en n'emplôyant au début que de faibles doses, un quart, un demi, puis 4 centimêtre cube, ete. Îl faut se conformer là encore stricte ment aux règles que nous avons posées pour l’immunisation du cheval contre la diphtérie, se guider, constamment sur I courbe de la tempéralure, sur l'état général du sujet, la réaction locale, sa nutrition, ete., attendant toujours pour une nouvelle injection, que les effets de l'injection précédente aient disparu el pour augmenter les doses que la dernière dose injectée n'ait produit qu'une faible réaction. On peut arriver ainsi assez rapls dement, en deux mois el demi à trois mois, 4 faire supporle®
SÉRUMS ANTISTHEPTOCOUGIQUES 855
Locoque tuant en moins de trente heures à la dose de 4/30 000 de centimètre cube. Deux lapins témoins recevront l'un (a) 4/30 000 de centimètre cube de culture, dose minima mortelle; l'autre (b) 14/6000 de centimétre eube, dose cinq fois mortelle. D'autres animaux seront inoculés par exemple avec une dose vingt fois (c), cent fois (d) et mille fois (e) mortelle de streptocoque. Ces der niers recevront dans le tissu cellulaire-.un quart de centimètre cube de sérum à essayer, un quart d'heure après l'injection virus lente. Or, voici les résultats obtenus : le lapin (a) meurt en xingt-huit heures, le lapin (4) meurt en vingt-quatre heures, le lapin (e) survit indéfiniment, ainsi que le lapin (d); seul le lapin (e) meurt en trois jours. Schématisons en un tableau les résultats.
a. 1180000 de ec. de cult, meurten 30 heures,
Témoins - . :1/ 6000 de cc. decult. meurt en 24 heures.
tb Traités, un Le
d'heure après, avec | 0.17 4500 de cc. decult, survit.
un quart de co, de { d.1/ 800dece, — survit.
sérûm dans le tissu | #1] SOdece. — meurten 3 jours.
cellulaire .
On en conclut que le sérum essayé a un pouvoir curatif contre une änoculation cent fois mortelle de streptocoque, et qu'il & encore une action manifeste retardatrice contre une inoculation mille fois mortelle. Un sérum antistreplococcique doit avoir cette activité-là pour être utilisé en thérapeutique.
On peut également doser le pouvoir préventif du sérum par les procédés indiqués pour le sérum antidiphtérique en em= ployant les mêmes notations, On dira par exemple qu'un sérum antistreplococcique a un pouvoir immunisant de 4/10 000° où 41/5000, ce dernier étant à la limite minima d'activité d'un sérum destiné aux malades.
Le sérum antistreptococcique de Manmonek à élé employé en injections sous-cutanées de 10 à 20 centimètres cubes dans le traitement de l'érysipéle, de la septicémie puerpérale, etc. On l'a essayé également duns le traitement de la scurlatine.
Les résultats n'ont pas élé brillants en médecine humine, Faut-il donc penser que les résultats du laboratoire som sx
SÉRUMS ANTISTREPTOCOCCIQUES 857
Le sérum de Marmorek est efficace contre l'anasarque du cheval.
Le Streptocoque de Marmorek n'est pas un streplocoque pyogène. IL suffit d'observer sés effets sur le lapin. Le Streptocoque de l'érysipèle, inoculé à différentes doses et par différentes voies, fait à coup sûr : l'érysipèle de l'oreille, des péritonites et péricardites à fausses membranes, elc., ou une septicémie ; jamais d'épanchement sanguinolent dans le péritoine et le péricarde. Au contraire, le Streptocoque de Marmorek (117 animaux) fait: congestion généralisée, grosse rate, épanchement sanguinolent dans le péritoine et le péricarde. Atlénué au point de ne tuer le cobaye qu'en 10 jours à 1/4 de centimètre cube, il n'a jamais pu faire les lésions classiques ; en particulier, la production dé l'érysipèle est impossible,
2° Autres sérums antistreptococciques. — Rosen (1894) avait le premier oblenu et essayé sur l'homme un sérum antistreptococcique.
Dexvys, Leccer, Mancuaxo et Mexns (1896) ont obtenu un sérum avec des streplocoques pyogènes. Vax DE VeLoe (1897) a montré que le cheval immunisé avec un Streplocoque pyogène humain donne un sérum immunisant contre cet échantillon, el, non immunisant contre 20 autres échantillons, Il a proposé un sérum polyvalent, c'est-à-dire le sérum d'un cheval immunisé avec plusieurs espèces de streptocoques
En 1897, j'ai immunisé l'âne en lui injectant progressivement des cultures virulentes de deux streptocoques d'érysipèle humain. Son sérum était nettement immunisant contre Îles deux streplocoques employés, Je l'ai alors essayé contre 11 strep= tocoques d'origine humaine : 7 ont été influencés par le sérum, # ne l'ont pus été ou plutôt ont été favorisés.
avez, Anoxsox (1902) ont également fabriqué des sérums, Celui d'Anoxsox serait bactéricide et agglutinant (1/20); il gué= rirait facilement la souris.
Enfin, Manon (1902) vient d'annoncer un nouveau sérum provenant de chevaux immunisés avec sa nouvelle toxine (voys p, 742). Il serait untitoxique contre les toxines de tous les strepto