LES SÉRUMS THÉRAPEUTIQUES
Nous allons nous appesantir longuement sur la fabrication, la conservation et l'emploi du sérum antidiphtérique, ce qui nous permettra d'être plus bref pour les autres.
$ 1. — SénRuM ANTIDIPHTÉRIQUE
1° Fabrication du sérum antidiphtérique. — L'immunisation du cheval s'obtient à l'aide d'injections de toxines.
a, Isolement d'un bacille de Lôffler typique. — La premiére opération consiste à isoler d'une fausse membrane diphtérique un B. de Lôffler Lypique (voy. p. 644). Il sera bon de faire plusieurs générations successives, afin de s'assurer de la pureté par faite de l'agent isolé, ayant de l'employer,
b. Virulence du bacille. — Lorsqu'on est en possession d'une culture pure de B, de Lôffter, il faut s'assurer de son degré de virulence. D'après Roux, pour qu'un échantillon de cet agent pathogène soit aple à être utilisé pour la fabricalion des toxines, sa virulence doit étre telle qu'un cobaye du poids de 500 grammes meure en moins de trente heures, lorsqu'on lui injecte sous la peau un demi-centimétre cube de culture en bouillon agée de vingt-quatre heures. On rencontre parfois des bacilles doués d'une virulence bien supérieure. Nous possédons notamment, un échantillon de bacille qui tue le cobaye dans les délais précédents à la dose de 1/80 de centimétre cube. bn xirulence du bacille persiste fort bien si l'on a soin de réense= mencer les cultures en bouillon (voy. les différents bouillons»