D. CULTURES SUR PLAQUES ENROULÉES (MÉTHODE D'ESMARGH
C'est le procédé de chair. La gélatine est enroulée le long des parois du tube. La couche de gélatine a ainsi une minceur très grande et uniforme.
Nous avons déjà parlé (p. 27) des tubes nécessaires à ce procédé et (p. 10%, fig. 71) de la façon de les charger de gélaline. 11 faut avoir de larges tubes à essai de la dimension des tubes à pomme de terre, mais sans étranglement, Ils sont stérilisés avec une très petite quantité de gélatine formant au fond un eulot de 1 centimètre de hauteur au plus. On les liquéfe, on les ensemence, on fait une série de dilutions absolument comme dans les procédés précédents. La gélatine, une fois ensemencée et agilée, est enroulée, C'est là le point spécial de | a technique. On bouche à la ouate, et on coiffe d'un large
capuchon de caoutchouc, On couche alors le tube horizontale- & on tenant chaque extrémité avec une main, et lorsque ie n'est plus qu'à un centimètre ou deux du tampon, tré au tube un rapide mouvement de rotation sur son à enrouler la gélatine sur tout le pourtour des nm voit que tous les points sont bien mouillés . on continue le mouvement de rotation sous ü froide tombant d'un robinet sur le tube et s'éla-
Modification des Koch sen Plattenverfahren ; 1886,
l Vaiguil le de platine pour bien mouiller de rficie du tube.
t par cultures sur gélatine à tous les ogie. Le B. de Lüffler, le B. de la morte, d'autres mierobes, ne végètent pas aux à + 2% où la gélatine reste solide, peut ensemencer de la gélose à l'élat eir e d e tuer ou d'atténuer les germes de la s ‘la hayte température (+ 70°) à laquelle On ne peut donc enrouler ou étaler de
ée. On se sert alors de la méthode suila gélose dans une boîte de Pétri et on laisse
refroidir. On fait alors, sur la surface de la gélose, avec l'anse de platine chargée de la semence, et promenée très légèrement, une série de stries disposées par exemple en quudrillage. L'anse de platine se dépouille des germes au fur et à mesure qu'on l’essuie ainsi sur la gélose, et les dernières stries donneront des colonies suffisamment isolées.
On peut faire la même opération en faisant des stries succëssives sur plusieurs tubes ordinaires de gélose à surface oblique. Les derniers tubes offriront des colonies séparées.
On peut fuire de même avec des tubes de sérum, ainsi que nous allons le voir.
VeuLox épuise successivement la semence dans l'eaù de condensation de 3 où # tubes de sérum ou de gélose, puis il ineline les tubes pour que l’eau ensemence la surface solide. La dilution favorise l'isolement des colonies,
5° Isolement par l'emploi de milieux spéciaux. — L'idéal, en bactériologie, serail de posséder un milieu spécial à chaque espèce microbienné, permettant la végétation de ce microbe à l'exclusion des autres. L'isolement serait alors facile. Si nous ne possédons pas de méthode générale aussi commode, nous savons cependant isoler cerlains microbes en nous servant de leur prédilection pour tel où tel milieu ; pour certains même, la composition d'un milieu spécial est chose indispensable.
L'exemple le plus frappant de cette méthode est l'isolement du Bacille de Lüffler qui sert à faire le diagnostic bactérialogique de la diphtérie (voir p. 631}, et à obtenir, si on le désire, des cultures pures de ce bacille (voy. p. 611) Roux et YERSIN recommandent l'ensemencement par stries sur des tubes dé sérum gélifié (par la méthode que nous avons décrite page 92} avec une spalule de platine chargée d'une parcelle de fausse membrane. Le H. de Léffler a la propriété de végéter beaucoup plus rapidement surce milieu que la très grande majorité des germes normaux de la bouche. On met les tubes à l'étuve à + 389 et on les examine 15 à 20 heures plus tard (fig: 448). S'ils sont vierges de colonies, la faussemembrane ne contenait
pas de B. de Lôffer ; s'il existe des colonies, on les examine,
own les réensemence.
C'est ainsi qu'on isole facilement lé microbe de lu diphtérie.
Le Gonocoque pousse volontiers la gélose de Wenraelm(p. 112); son isolement s'elfectuera de préférence sur ce milieu.
Le B. subtilis, le Vibrion cholérique poussent en voile à la surface du bouillon : une parcelle de ce voile réensemencée aura des chances de donner une culture pure.
Le Vibrion cholérique pousse même en six à dix heures dans une simple solution salée dé peptone [p. 89), c’est-à-dire avant le développement de la grande majorité des microbes des selles.
Kocn a utilisé cette propriété pour faire rapidement le diagnostie du choléra et isoler son vibrion.
L'addition d'acide phénique [p. 106) à la gélatine empêche la
ISOLEMENT DES AÉROBIES
Fig. 118
Isolement du de Lôffler sur sérum (Voy. p. 634).
pullulation des microbes liquéflants des eaux, et permet la