‹ Précis de bactériologie pratique (volume 2)Chapitre 17 sur 125 · PASSAGE DES MICROBES · texte numérisé non relu

PASSAGE DES MICROBES

mobiles, peuvent traverser très rapidement les bougies filtrantes si celles-ci sont plongées dans un liquide nutritif et placées à l'étuve. C’est en somme, en végétant, et non plus par pression, que ces microbes traversent la paroi poreuse. C'est Caw- BIER qui, en 1901, a attiré l'attention sur cette curieuse propriété. Il avait cru trouver là un moyen de séparer le B. d'Eberth. des autres microbes des eaux (voy. p.417). I] n'en est rien, mais le procédé est intéressant.

On le trouve décrit, page 168, avec les expériences de LEsIEUR, de Carxor et Focrxier et les dispositifs recommandés par ces auteurs.

homogène. — Le principe de onsiste à relier l'objectif à la préparation

de liquide dont l'indice de réfraction se rap de celui du verre. On évite l'inconvénient

ples. On s'est d'abord servi de l'eau. 1

de l'huile de cèdre livrée par le fabricant

L de réfraction de l'huile étant 1e. mél) | lentille de l'objectif, l'immersion est homogènes

1 Pour employer un objectif à immersion,

étui et on le visse au revolver du microscope. la préparation sur la platine et on dépose sur al e, où sur un point quelconque à examiner,

ile de cèdre au moyen du bouchon plongeur du doit être suflisante pour s'étaler uniformé-

lle de l'objectif; elle ne doit pas la déborder

abaisse alors le tube du microscope, au crémaillère (ou par simple glissement dans

pes) jusqu'à ce que l'objectif plonge dans

A ce moment on fixe la préparation, on …

avance l'œil sur l'oculaire et on met au point avec la vis micrométrique. L'examen terminé, on relève le microscope, om dévisse l'objectif, on essuie la lentille avec une fine batiste, on la lave avec du benzol ou æylol ou du toluène (qui enlève toutes les traces d'huile), on l'essuie avec une peau de chamois, et on revisse l'objectif dans son étui. Nous le répétons : un objectif à immersion est un instrument délicat qui ne doit jamais être abandonné au microscope, Ses accessoires obligés sont donc ; un étui en cuivre, un flacon d'huile de cèdre avee bouchon plongeur, un flacon de benzol ou de xylol, un carré de batiste, une peuu de chamoïs.

Le lavage de l'objectif au xylol doit se faire avec précaution car un excès de xylol décollerait la lentille.

On consultera les tables des fabricants de microscope, pour savoir à quel grossissement correspond le numéro de l'objecüf. Le numéro de l'oculaire fera également varier le grossissement. On obtiendra le maximum de grossissement en allongeant du nombre de centimètres convenable (en général 160 mm) le tube du microscope. On a besoin couramment de grossissements de 800 à 4 200 diamètres.

2° Oculaires, — Les oouluires sont désignés par des chiffres de 0 à 5, le plus faible étant 0.

On augmente beaucoup le grossissement en employant de forts oculaires, mais aux dépens de la netteté de l'image, C'est aussi ce qui se passe si on allonge trop le tube. C'est donc aux objectifs qu'il faut s'adresser pour obtenir le grossissement voulu, On adapte en général un oculaire 1 ou I, et on tire le tube à 460 millimètres.

Les oculaires compensateurs sont à recommander pour les forts grossissements.

3° Condensateur Abbe. — Le condensateur Abbe se compose essentiellement de trois lentilles superposées qui sont de bas en haut : une lentille biconvexe, une concavo- convexe, une plan-convexe, L'ouverture de ces lentilles diminue de l'inférieure à la supérieure. Elles sont montées dans une garni-

le la platine, de tlle façon que la lu se sur sa face plane.

t diaphragme et on ne se servira qui

à la plus grande a du à avec Schiém condenr saleur Abbe.

e du y éd Rs augmentent encore la ar + Une coupe, un froltis qui ne présentait |

é de microbes colorés. Cet instrument est done au bactériologiste. C'est Kocn qui l'a employé le xaminer les microbes colorés, en même temps le diaphragme.

ons non colorées ne sont visibles à l'éclairage condition de rétrécir considérablement le champ au moyen du diaphragme iris; c'est ainsi qu'on oir Le tissu d'une coupe primitivement invisible, conseille, pour augmenter encore la netteté, de le condensateur et la lame de la préparation, une à immersion : le milieu est alors de même ais le condensateur jusqu'à l'objectif.

me iris. — Le diaphragme iris (fig. 170) est € mobiles les unes sur les autres fixées dans un p de réduire ou d'agrandir l'ouverture cenmouvoir un bouton. On n'a pas besoin de rien.

déranger dans l'appareil pour modifier l'ouverture, Le dit phragme iris permet donc de rétrécir progressivement le chamyi microscopique.

C'est un instrument commode pour examiner les préparations peu où pas colorées, par exemple les microbes vivants, |

| Fig. 170.

Diaphragme iris.

| On rétrécit d'autant plus l'ouverture que la préparation esb moins colorée. Nous venons de voir qu'il est employé quelque fois avec le condensateur Abbe.

Le diaphragme est également indispensable pour l'examen avec un objectif très puissant des préparations colorées.

5° Micromètre. — Les microbes ont des dimensions qu'on exprime par le nombre de à ou millièmes de millimètre. On se sert d'un oculaire quadrillé pour faire ces mensurations, On pourrail s'en passer, en connaissant très exactement le grossissement obtenu et en mesurant avec une règle les dessins obtenus à la chambre claire.

6° Lames et lamelles. — On emploiera des lames et des lamelles de bonne qualité et assez minces,

354 EXAMEN MICGROSCOPIQUE DES MICROMUES

BE L'examen des microbes sans coloration n'est plus usité amjourd'hui que pour étudier leur développement, en cultures sous le microscope (p. 156 et 209), ou pour constater l'agglutination des microbes avec la réaction agglutinante (voy. p. 244). Lors même qu'on vent connaitre la forme exacte et les mouvements des microbes, c'est-à-dire les propriétés des inicrobes vivants, on se sert des méthodes colorantes (voy. p. 260).

On examinera avec l'objectif sec 8 ou 9, l'oculaire 1 ou 2, sans éclairage Abbe.

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