RÉGOLTE RES PRODUITS VIRULENTS
gue après désinfection de la peau. Si on désire de grandes quantités de liquide, on se servira d'un flacon semblable à ceux qui sont employés pour la saignée (p. 834) dans lequel on fera aspiration avec la pompe de l'appareil Potain; les lampons de coton devront naturellement être remplacés par des bouchons de caoutchouc ou de liège paraftiné.
Pour le liquide céphalo-rachidien, on fera la ponelion lombaire avec la grande aiguille à court biseau (faite spécialement pour cet usage), et on recueillera goutte à goutte le liquide dans un tube stérilisé, si on ne fait pas d'aspiration avec une seringue.
Si ces liquides sont destinés à être inoculés, on les centrifugera.
c. Prise d'un pus. — On ponctionnera avec la seringue munie d'une aiguille large, ou on recueillera les dernières gouttes après ouverture par le chirurgien.
d. Prise de l'urine. — On fait tremper le gland pendant dix minutes dans une solution de sublimé à ii 90 nettoie le méat à l'alcool et à l’éther. La désinfection faite, on peut employer deux procédés.
L'un consiste à sonder le malade avec une sonde stérilisée et à recueillir l'urine dans un flacon stérilisé. L'asepsie de la sonde pourra être vérifiée en passant dans la sonde un fil de platine avec lequel on ensemencera un tube de gélose par stries (ExRIQUEZ).
L'autre vaut mieux. On fait pisser le malade, et on ne recueille que les dernières portions du jet.
©. Prise de suc pulmonaire (Kiemrenen, Nerven). — On ponctonne avec la seringue munie d'une aiguille assez longue. Quoique sans dangers apparents, cette pratique ne doit pas entrer dans les habitudes du clinicien.
f. Prise de suc splénique. — On fait coucher le malade sur le flanc droit. On délimite la matité splénique (il faut naturellement que la rate soit hypertrophiée). On stérilise la peau. On ponctionne avec la seringue, en priant le malade de suspendre sa respiration, pour éviter les déplacements de l'organe et consécutivement sa déchirure suivie d'hémorragie (Canxin). On