RÉCOLTE CUB4 L'HOMME
| aspire et on oblient ainsi une ou deux gouttes de sang. On
retire vivement. On met une perle de collodion sur la plaie,
| On doit déconseiller cette méthode comme pouvant être dangereuse. Elle est d'ailleurs devenue inutile pour le diagnostic de | la fièvre typhoïde, depuis la découverte du séro-diagnostic.
g. Prise d'un produit solide. — On recueillera dans des tubes stérilisés, ou dans une capsule de platine, les ganglions, fongosités, tubercules, esquilles, etc., enlevées aseptiquement par le © *
h. Prise de fausses membranes ou de mucosités, — On fait rincer la bouche avec de l’eau bouillie, on place l'abaisse-
* On essuie alors la gorge, les fosses nasales, la bouche avec un écouvillon stérilisé el on agite ce dernier dans un ballon de bouillon, dont le liquide sert aux examens, ensemencements inoculations, Lorsque la fausse membrane a une certaine consistance, ou lorsqu'on désire ensemencer directement un mucus (fausses membranes ou mucosités diphtériques), on se sert de l'aiguille de platine rigide en forme de spatule,
ï. Prise de matières fécales. — On fait déféquer le malade dans un vase en verre stérilisé, et on prélève avec l'aiguille de pla-
- line une très petite quantité de matière fécale,
j- Prise de lait. — On désinfecte le mamelon, et on fait sourdre une goutte de lait qu'on recueille avec une pipette,
- k. Prise de crachats. — Faire rincer plusieurs fois la bouche et l'arrière-gorge avec de l'eau bouillie, et faire cracher diregtement dans un petit poudrier stérilisé,
- 29. A l'autopsie. — La prise des liquides pathologiques à + Kautopsie ne donnera que des résultats très incertains, en “raison de la pénétration des microbes dans les tissus pendant les: heures réglementaires (voy. p. 14).
On puisera le sang dans le cœur. On essuie la surface ventriculaire, on en grille une partie en appliquant une lame métal- “lique chauffée au rouge; on ponctionne dans cette zone avec “re pipeite stérilisée. 11 faut aspirer fortement. Il est parfois
impossible de retirer du sang liquide.
On ponctionne de même la vessie pour recueillir l'urine.
32 RÉGOLTE DES PRODUITS VINULENTS
Les règles de l'asepsie dirigent toutes les récoltes sur le cadavre. On flambe la surface de l'organe et on prélève avec un instrument stérilisé.
$ 3. — RÉCOLIE CHEZ L'ANIMAL
4° Sur le vivant. — Les procédés sont identiques dans leurs grandes lignes à ceux décrits pour l'humme,
2° A l'autopsie. — Il faudra loujours prélever la récolte virulente sur l'animal au moment même de sa mort, pour éviler les inconvénients inévitables des aulopsies humaines. Il est même souvent préférable de sacrifier les animaux et de les autopsier de suite.
La mise à mort se fait de la façon suivante : on assomme les lapins en les prenant par les pattes de derrière et en leur assénant un coup du tranchant de la main sur la tête, On pique le bulbe des chiens en introduisant un scalpel à lame mince et courte entre l'occipital et l'atlas; la lame du scalpel doit être
“perpendiculaire à l'axe médullaire. On peut faire de même aux lapins, aux oiseaux, aux cobayes. En général, on tue lés vobayes et les souris en les chloroformant. Les chats seront tués par le nicotine, On met deux ou trois gouttes de nicotine, avec une pipelte, dans la gueule, entre les gencives et les vues; l'animal meurt en quelques minutes avec des convul-
L'autopsie des gros animaux se fera sur une table à autople quelconque possédant un écoulement pour les liquides. les petits animaux, on possède une cuvelle en zinc ou en é dont les bords sont percés d'une série de trous pour s quatre pattes au moyen de ficelles (fig. 187). Les liqui-
uts restent dans la cuvette qui est facilement stéri-
otage à faire dépouiller les animaux, surtout les pe les poils étant très encombrants et
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