‹ Précis de bactériologie pratique (volume 2)Chapitre 51 sur 125 · A) EXAMEN MICROSCOPIQUE · texte numérisé non relu

A) EXAMEN MICROSCOPIQUE

1° Examen direct, — Nous ne signalerons que pour mémoire l'examen direct de l'eau au microscope. Depuis l'invention du microscope on x regardé à l'aide de ce dernier la flore et la faune d'une goutte d'eau; nous n'avons pas besoin d'ajouter qu'on ne voit ainsi que la grande minorité des microbes et qu'il est impossible de les compter, surtout par rapport au volume d'eau employée. Il en est de même si on examine le dépôt formé. Hannaz en 1850, Coux en 1866, Hinr en 1879, MacooxaLo en 1883, et même Tiemanx et Günrxen, en 1889, ont préconisé de semblables procédés.

2° Examen après évaporation. — Kocu avait légèrement perfectionné la méthode en examinant les microbes après évaporation de l'eau et coloration du résidu. La goutte d'eau était évaporée sur la lamelle chauffée à la flamme d'une lampe à alcool. Kocu colorait au bleu de méthylène.

8° Examen après fixation. — Ceres, en 1880, et 1882, a firé les microbes d'une goutte d'eau au moyen de l'acide osmique. Dix ou douze goultes d'une solution d'acide osmique à { p. 400 sont introduites dans une petite éprouvette stérilisée ; on verse ensuite lentement 40 4 40 centimètres cubes de l'eau à analyser én agitant de temps en Lemps. Au bout de quelques minutes, on ajoute de l'eau distillée pour atténuer l'action de l'acide wsmiqué, et on laisse déposer, On décante au bout de vingt-

quatre heures, et on examine le dépôt après coloration avec une couleur d'aniline. Nous dirons, avec G. Roux, que cette méthode est excellente pour l'examen des infusoires, et enfantine pour l'analyse bactériologique de l'eau.

En somme, l'examen microscopique ne peut rendre aucun service pour le but que nous nous proposons.

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