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INTRODUCTION À L'ÉTUDE DE LA BACTÉRIOLOGIE

naire ;il ne pousse pas; on aurait tort de conclure qu'il était stérile ; il contenait des bacilles de Koch, qui ne végètent pas facilement en bouillon.

c. On se contente en générai de faire des cultures aérobies ; le microbe causal peut être anaérobie (tétanos, gangrène gazeuse, certains pus putrides, etc.). Il faut donc cultiver à l'abri de l'air avant de conclure à la stérilité.

d. Les microbes qui ont causé l'affection, peuvent avoir disparu, leur œuvre accomplie. De ce qu'un épanchement pleural reste stérile il ne s'en suit pas qu'il ne contenait pas du pneumocoque, quelques jours auparavant. Il existe des pus stériles, par le même procédé.

e. Les microbes peuvent exister, mais être rares. Certains liquides de méningite cérébro-spinale contiennent du pneumocoque, qu'on peut mettre en relief par l’inoculation à la souris. et ne donnent cependant pas de cultures positives. La centrifugation rendra alors de grands services, en condensant les élémeuts figurés dans le culot. 11 est possible d'obtenir ainsi des cultures de bacilles de Koch, avec des épanchements qui n'auraient donné aucun résultat, sans cet artifice. La centrifugation est entrée dans la pratique courante des laboratoires de bactériologie.

f. IL est encore d'autres causes d'erreur à éviter. Le microbe pathogène peut être présent dans l'organisme infecté, mais loin du point où on le cherche. Exemples : le Bacille du tétanos, le Bacille de la diphtérie restent cantonnés dans la plaie ou dans la fausse membrane; on ne les retrouve pas dans la circulation générale, dans les centres nerveux. Les expériences, longtemps négatives, faites avec le sang des tétaniques, ne prouvaient pas que le tétanos n’était pas microbien. Les microbes vont agir à distance par leurs produits solubles. Ceux-ci sont capables de produire de véritables lésions inflammatoires (comme nous l'avons démontré, par exemple, pour la toxine diphtérique

- qui, introduite dans le sang, produit, en s'éliminant par l’intestin, de violentes entérites), dans lesquelles on tenterait vainement de déceler le microbe causal. Rien ne prouve que le microbe du rhumatisme articulaire aigu soit présent dans

ons négatives; ils doivent, e expérimentale.

L aient été positifs ou négatifs, ln ; avant d'affirmer le rôle pathoe DEA toute origine infectieuse,

20 APPAREILS DE VERNERIE 8° ER Pasteur, — On doit toujours avoir, tonte stéri-

lisée, une provision de pipettes Pasteur, qui sont indispensables pour toutes les expériences où en emploie les cultures liquides. On les fabrique soi-même, On prend un tube de verre d'un diamètre intérieur de 5 millimètres, et on le débite en petits morceaux de 2% centimètres coupés bien droit à la lime, On bouche les deux extrémités avec un tampon de ouate (fig. 7, A). Prenant ce tronçon de tube par les deux bouts, on en Chauffe la partie médiane, à la lampe d'émailleur, jusqu'à fusion du verre. Lorsque celui-ci est bien ramolli dans toute la circonférence, on retire le tube de la flamme et on éloigne lentement les deux extrémités de façon à élirer la partie chauffée en un mince tube capillaire de 25 centimètres environ (lg. 7, B). On chauffe alors la partie médiane de celui-ci jusqu’à fusion et séparation des deux moitiés.

On a ainsi deux pipelles comme celle représentée figure 7, C.

Voirlamanière de s'en servir page 146.

4 Aiguilles de platine. — Plusieurs aiguilles de platine sont nécessaires. Cet instrument est stérilisé, aû moment de s'en servir, en le portant au rouge dans la flumme d'une lampe à alcool ou d'un bec Bunsen, On aura soin d'attendre le complet refroidissement de l'aiguille avant de la tremper

uns aiguille à tige de platine un peu épaisse Lplusiours minutes, une température considé-

Fig. 8.

Aiguilles de platine.

en grande ou en petite quantité, ete, | 5. — Pour les milieux liquides, on ballons à fond plat.

æ APPAREILS DE VERNERTE

L'ancien tube Pasteur (fig. 9, À, B, C) n'est plus usilé que pour certaines expériences spéciales ; il n'est pas commode, coûte fort cher ou est diflicile à construire.

Les petits ballons, couramment employés, sont destinés à con-

Tubes Pasteur.

15 centimètres cubes de liquide, Le modèle Pasteur À ét B) était coiffé d'un capuchon en verre surmonté it iubé bouché avec du coton 1. Les surfaces en contact f fermeture étaient rodées à l'émeri. Ge petit appareil x, On le remplace aujourd'hui par un simple on à goulot droit on évasé supérieurement, ou par un de mêmes dimensions, bouchés directement par

Lies expériences qui ont fait choisir le coton. 7 L2

air par son extrémité supérieure, l'ori- * pas de flambage quand on rebouche isque toujours de mettre le feu an nt fort désagréable. Nous ne voyons capuchon en papier filtre de Cæauet sûreté. Jamais, depuis plus de se contaminer un ballon de bouillon de l'air atmosphérique est parfaite, de ballons, on plie à plusieurs doubles set on le découpe suivant 2 fractions

APPAREILS DE VERRERIRE

de circonférence ; on a ainsi une série de petits papiers de

Fig. 41.

A. ballon à culture. — B, feuille de papier à filtrer préparée pour faire un capuchon (grandeur proportionnelle).

40 centimètres de longueur ayant la forme représentée par la

Fig. 12.

! figure 11, B. On adapte ce papier au col

du ballon, on tourne sans trop serrer et on froisse l'extrémité supérieure en une mince lige ; le ballon a alors l'aspect de la figure 12.

Lorsqu'on désire faire en grand des cultures liquides, on peut employer de grands ballons ordinaires bouchés à la ouate. On se servira du ballon de Fernbach (fig. 13), si on veut faire passer un courant d'air à la surface d'une mince couche de bouillon de culture. (Voir un meilleur dispositif, p. 823).

Ballonë cultureavec Notons encore le ballon d'Erlenmeyer

son capuchon de

papier à filtrer.

(fig. 14) et le ballon pipetle de Chamberland (fig. 15) desliné au transvasement

des milieux liquides stérilisés ou aseptiques. La pipette à boule

Fig 14.

Ballon d'ERLENMEYER.

ontenir la gélatine, la gélose, Un a do Je dimension des tubes à

26 APPAREILS DE VERRERTE

d'Esmarch (voy. p. 178). La gélatine peut encore êlre distribuée dans des boîtes de Pétri (Gg. 48, À, B). Une de ces hoîtes se compose d'un petit cristallisoir (b et c) de 10 centimètres de diamètre, en verre ds Bohême, à bords hauts seulement de { centimètre et demi, el d'un couverele de verre (b' et c') dont les bords, É de 2 centimètres de haut, embrassent ceux du  cristallisoir.

Pern a modifié (1900) ses boîles primitives, suivant la forme représentée ci-contre (fig. 19). Les boîtes peuvent ainsi se superposer facilement, s'emboilant les unes dans les autres. Eu outre, les

Fig. 15.

Ballon-pipette CuAMsEnLAND.

Fig. 16.

le à boule, pour culture dans le vide.

rest en verre brun pour mettre les colonies à l'abri

2 de Soyka (fig. 20), en verre plus résistant et fermant

+ APPAREILS DE VERRERIE us | Pour les collections, également, on utilise de pelits flacons

plats destinés à contenir des cul-

tures sur milieux solides. La colonie

| une fois développée, on la fixe, au

formol par exemple, on bouche le

| goulot avec de la cire d'Espagne et

| on introduit celui-ci dans un sup- | port en bois (fig. 22).

| Dans la méthode de Koch la géla-

line est versée sur de simples

È . #1. Fig. 22.

Fig E.

Flacou de Roux. Dispositif pour collections.

Culture sur gélose.

plaques de verre (voy. p. 171). Le ballon à fond plat eL très

. Fig. 23.

Lplet krès évasé pour culture sur plaques de gélatine,

— La préparation de tous

Le d'abord un lavage qui se 1° laver dans une solution de s n d'eau acidulée à 1 ou 2 p. 400.

cer à l'eau; 4 faire égoutier ; 6° faire

30 APPAREILS DE VERRÉRIE

. sécher dans l'étuve de Wiesnegg (fig. 25) ou dans la chambre étuve {voy. p. 416) ; 6° boucher au coton ou au papier ; 7 faire stériliser au four Pasteur (voy. p. 40).

Fig. 26, Fig. ÊT.

Plaques de Koch. dans leur boite en Panier métallique en treillis cuivre. pour les cultures en tubes.

Le lampon de ouate ne doit pas être trop serré, pour pouvoir s'enlever facilement ; il ne sera pas non plus trop

Fig, 28.

“Planche support pour les cultures en petits flacons.

bien fermer et conserver sa forme au dehors dant la prise de la culture ou l'ensemencemout 11 débordera l'extrémité supérieure des tubes et Jun capuchon de caoutchouc, Les objets tout en

ee

Fig. 29.

Trompe à euu en verre.

wer par différents gaz (ch. vi) (ch. 11, p. 54).

ues jouent un grand rôle en Elles servent à puiser les e ou de l'animal, à inoculer culà injecter les sérums ou autres

3 APPAREILS DE VÉRRERIE

liquides thérapeutiques, Elles doivent être complètement stéris lisables, car toutes ces opérations exigent l'asepsie la plus rigous reuse. Nous ne parlerons donc pas des seringues anciennes äh piston en cuir; elles doivent être absolument proseriles, me: pouvant être stérilisées par la chaleur #.

a. Seringue de Koch. — La seringue de Kocx (fig. 30), la pre= mière seringue stérilisable, est un cylindre de verre (A) muni d'une aiguille trocart:

Une poire en caoutchouc (B), adaptée à l'autre bout, après stérilisation, sert à pousser le liquide. Un robinet en éboaile (G) sert à relier le cylindre en verre à la poire en caoutchouc. Cette seringue est défectueuse. La poire en eaoutehoue s'altère rapidement; l'aspiration est faibles l'asepsie est imparfaite.

b. Seringue de Straus-Colin. — La se ringue Straus-Colin (fig. 41) est uneseringue de Pravaz dont le piston est stérilisable. 11 se compose d'un disque de moelle de sureau (a) serré entre deux boutons métalliques (b et b') ; le disque hien souplé est tassé transversalement à l'axe avecles doigts, avant d'être introduit dans lecy=

Fig. 30. lindre en verre. Une broche de section Seringue de KOCH. carrée traverse ce disque suivant son axe et se termine par le bouton (b); son autre

extrémité traverse la tige creuse du piston, en ressort et offre un pas de vis qui reçoit un bouton écrou (d).Le bouton (b!} fait corps avec la lige creuse du piston, En vissant l’écrou (d}

"I y aurait, d'après Horweisren, un moyen de stériliser parl® chaleur la seringue de Pravaz. 11 suffirait pour cela de plonger le piston en cuir, pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures, dans une solution de formol de ? à 4 p. 100, après lavage à l'éther pour le débarrusser de la graisse. Le cuir du piston pourrait alors résis= ler à l’ébullition. 1 ne faut pas que la seringue contienne de ciment. Nous n'avons pas essayé ce procédé.

ont élé décrits depuis lors. Le disle celui de la seringue Straus, mais la lacée par du carton d'amiante qu'on en verre par Ja même tige creuse.

cydatior des aiguilles en ncier en les consersol au sortir de l'eau bouillante,

Lot, 2e édit. #

34 APPAREILS DE VENNMENIE

Les deux rondelles de la gaine sont également en amiante, Cette seringue peut être flambée pour une stérilisation extem= poranée rapide, le piston sorti du cylindre étant porté surla flamme d'un bec Bunsen; il vaut mieux la stériliser à l'autoclave, On doit se servir, dans le laboratoire, uniquement de seringues à piston d'amiante. On en

Fig. 32. Fig. 33.

Seringue de Lüen. + Seringue d'IxcmiLLent, À, piston eu verre ploin, — 8, gaine en verre,

possédera de trois dimensions : 4, 5, 20 centimètres cubes: (1 sérait impossible de construire de grandes seringues avec des pistons en moelle de sureau). Une aiguille en platine iridié de Debove complétera l'instrument.

Il est bon de desserrer le piston en éloignant les deux boutons (b} et (b'}, et de dévisser l'ajutage supérieur, avant de slé-

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