ARTICLE I
BACILLE PISCIAIRE
Ce B. a été découvert par Duuarb, en 1897, dans des tumeurs de carpes. Il a été étudié par Dusarp, BaTaILLoX et TERRE. Ses caractères de forme (formes filamenteuses et parfois ramitiées dans les vieilles cultures) ct de coloration sont les mêmes que ceux du B. de Koch (lig. 260). Il est strictement aérobie, immobile.
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Les cullures sont faciles à obtenir duns les milieux ordinaires; elles végètent rapidement (4 jours) à basse température (depuis 10°; optimum = 25°; cultures très pauvres à 4- 45). En bouillon : voile à la surfacé et flocons au fond. Cultures homogènes, faciles à obtenir par l'agitation. Sur gélose : couche crémense ou verruqueuse en trois jours. Sur pomme de terre gly= écrinée (milicu de choix) grains savonneux en trois jours. La
Fig. 260.
B, luherculeux pisciaire. Culture jeune.
\ À gélatine n'est pas liquéfiée. Le lait n'est pas coagulé, mais devient violacé, Les milieux sucrés deviennent bruns, Les eultures solides Lournent souvent au rose,
Sa vitalité est considérable; des cultures, âgées de 5 ans, peuvent être rajeunies.
Les cultures ont une odeur d'amande amère et une saveur de noisette.
Le B. pisciairé est pathogène pour la grenouille, le crapaud} le lésurd, la tortue, la couleuvre, le cyprin, la carpe, etes eugéndrant de vérilables tubercules où formant des colonies gigantesques avec nécrose des Lissus, 11 est primitivement inacs tif pour le cobaye et les oiseaux; il peut devenir virulent pou“ le cobaye.
Pour Hawoxo et Ravaun la tuberculine pisciaire serait ant logue aux autres. Elle serait inactive, pour Krhowrecuen.
Le B, pisciaire estil une race du B. de Koch adaptée auxanie maux à sang froid, comme semblent l'indiquer les tempéras lures eugénésiques des cultures ? Est-il simplement un
voisin de celui de Koch? On ne sait. On n'est, en tout cas, pas parvenu à transformer du B. de Koch en B. pisciaire. J. Nicouas et LesitEur ont échoué en faisant ingérer des crachats tuberculeux à des carpes, pendant huit mois. Sacritiés ces poissons étaient indemnes mais contenaient des bacilles. C'est le résultat habituel de ces inoculations sur les animaux à sang froid (voy. page 466). Aucué et Ilouss n'ont pu, non plus, transformer du B. humain ou aviaire en B. pisciaire par passage sur la grenouille.
Un travail récent de BATAILLON, MœLLER et TERRE (1902) tendrait à démontrer l'identité du B. pisciaire et du B. de Koch. MLLER à. obtenu en inoculant des crachats tuberculeux à l'orvet, un bacille identique à celui de la carpe.
TERRE (Thèse de Lyon, 1902) est très aflirmatif sur la nature du B. pisciaire. Ce serait un B. de Koch adapté aux poissons.