‹ Précis de bactériologie pratique (volume 2)Chapitre 77 sur 125 · BACGILLE DE PE SEN · texte numérisé non relu

BACGILLE DE PE SEN

semaines, La généralisation est très rare (quelques morve chronique de Nocans). L'inoculation intravei sive peut engendrer une morve généralisée (Srnaus). er | Pour Trassor, des bacilles provenant du lion peuvent tuer h le chien. Pour Teveseur, on peut tuer le chien en l'inoculant | dans le système nerveux.

K. Ponc. — Réfractaire, à moins d'affaiblissement par une maladie antérieure (Cavéac et MaLLer).

L. Rar, Soonts uLAxenr. — Réfraélaires. Pour Nicoue eb Monax, Ta souris blanche serait sensible. M

M. Boninés, Ciskaux. — Réfractaires.

E) Toxines

Les cultures, tuées par la chaleur, sont très toxiques; elles peuvent entrainer la mort (Heumax et KALxING, Paoraro rorr, etc.).

La malléine est un extrait glycériné du protoplasma > bacilles (absolument comme la tuberculine pour le B. de Koch}. On la prépare ainsi : on exalte une culture par Pa RSS sages chez le lapin (inoculalion intraveineuse). On bouillon glycériné. On met à + 37%, Au bout d'un mois, on chauffe trente minutes à + 100%, on concentre au bain-marie. jusqu'au 10° du volume primitif, On filtre sur papiér Churdins C'est la malléine brute (voy, Diagnostic, page 541). Elle tue le Lapin à tee, Le principe actif est précipitable par l'alcool (For),

F) ImMunISATION ’

- La morve ne coufère pas l'immunité. Le chien, qui a guérb |

Dee morveux, peut être réiuoculé plusieurs fois de : succès (GaLrien). É

ne ès =

DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE 539

On peut créer un état réfractaire en inoculant des cultures atténuées, Srnaus, avec des cultures Agées, a vacciné le chien contre les inoculations massives intraveineuses. Les chiens immunisés peuvent, quand même, contracter le chanere, Sakanorr et FixGer ont augmenté la résistance du lapin avec des cultures âgées ou chauffées à 100, Sakanorr aurait vacciné des chevaux, avec des bacilles, atténués par passages sur le chat.

La malléine n'est pas immunisante (Nocaun).

G) DIAGNOSTIG BACTÉRIOLOGIQUE

La morve, déjà souvent méconnue chez l'animal, est encore plus difficilement diagnostiquée chez l'homme, en raison de sû rarelé relative. Le médecin qui la soupronnera devra immédiatément s'adresser au bactériologiste pour établir le dingnoslic, par une des méthodes courantes dans l'art vétérinaire.

On peut aflirmer la morve par quatre procédés : 1° la culture du bacille, > l'inoculation à l'animal; 4° l'injection de la mallëmme; 4° l'agglutination.

1° Culture. — Elle sera employée loutes les fois que le produit recueilli sera pur ou à peu près pur (pus d'un abcès, suc ganglionnuire), On ensemencera sur pomme de lerre à += 359 à + 38° (voy. plus haut, page 533).

Ine préparation montrera qu'il s'agit d'un bacille long et grèle, ayant à peu près les dimensions du bacille tuberculeux, avec condensations protoplasmiques aux deux extrémilés, €t ne restant pas coloré par la méthoce de Gram (fig. 273).

2 Inoculation. — L'inoculation à l'âne est trop coûteuse et ue peut entrer dans la pratique.

Gaurrer a, le premier, fait le diagnostic expérimental de la môrve en inoculant le chien, par scarifications du front. Toutes les inoculutionscutanées ont l'inconvénient de pouvoir ne donver aucun résultat si la matière expérimentée était peu riche en bacilles.

faire le morveux él qui, inoculé dans % périlaine RS prés - orchite, Le diagnostic était ainsi facile et à la port

DA ch6: ls cobare, une btbiin mblab morveuse avec un microbe sans rapports avec ce Mauvorear et Bureau ont fait la même lésion en | pus de mycosis longoïde, Enfin, Nocanp, ayant in sept chevaux suspects de morve, à oblenu ci le « signe de Straus », alors que seize d'entre ce maux n'étaient pas atteints de morve, mais d'une spéciale, simulant le farcin, due à un microbe du bucille de la morve, poussant mal sur pomme colorant par le Gram. Seize fois sur cinqu Straus faisait commettre une erreur de d donc toujours compléter la constatation de d'orcksté di u par la culture ou l'examen microscopique du pus de la we Dès que l'orchite est bien nette (verse quatrième ji . fionnera la vaginale et on ensemencera sur po 7 Rp bacilles é, si le produit Ps ge NET mme de Lerre el inoculer dans le errsonte du c w moyen de contrôle; dès l'établiss ! r la vaginale, examiner le pus ralisé n L le produit est impur, ne pas tente plusieurs cobayes (de crainte d même inoculer au chien par oir un animal inoeulé, en

DIAGNOSTIG BACTÉRIOLOGIQUE Sal

3° Injection de malléine. — La malléine (voy. plus haut p. 338) a été découverte par Hezmax, en 1888. Kazxixé, Nocann se sont surtout préoccupés d'étudier ses effets sur les animaux morveux, au point de vue du diagnostic de cette alection.

La malléine brute est un liquide brun foncé, sirupeux. On l'emploie après dilution au 4/10 dans l’eau phéniquée à 5 p. 1000 ; ce mélange, maintenu à l'abri de l'air et de la lumière, conserve ses propriélés pendant plusieurs mois.

L'animal suspect est mis en observation pendant quarantehuit heures ; on prend sa température. S'il n’a pas de fièvre on lui injecte! le troisième jour, sous la peau de l'encolure un demi-ceuuimètre cube de malléine brute, ou 5 centimètres cubes de malléine diluée. Si l'animal est morveux, on observe la réaction organique et la réaction thermique. La réaction organique est constituée par les symplômes suivants : une tuméfaction inflammatoire, parfois énorme, chaude, très douloureuse, sé forme, en quelques heures, au niveau de l'infection. Du contour dé la tumeur partent des trainées lymphatiques sinueuses, se dirigeant vers les ganglions, Cette tumeur, qui ne doit pas suppurer, s'accroit pendant treute-six heures el dure plusieurs jours, ne disparaissant que vers le dixième, L'animal est indifférent, le regard anxieux, le poil hérissé, complètement abaltu, La réaction organique peut être très faible. La réaction thermique est toujours accusée, En quelques heures, la température centrale monte de 195 à 25 ou même plus (3° et 4°). Cette fièvre, appréciable dès la huitième heure, atteint son maximum vers la douxième ou quinzième, et dure pendant trente-six et quarante-huit heures.

C'est exactement le même procédé que celui des injections de tuberculine.

Tout animal morveux (à part quelques cas à lésions Lrès avancées) réagit ainsi à la malléine. Une pareille réaction est- “lle toujours due à Ja morve? Chez l'animal sain, l'injection de malléine, même à dose plus considérable, reste sans effets,

1 On injectera autant que possible de huit à dix heures du soir pour que la réaction se produise pendant la journée du lendemain.

Me BACILLE DE LA MORVE

Exceptionnellement, certaines affections (gourme, emphysème pulmonaire, mélanose) peuvent entraîner la réaction. H faudra donc associer l'injection de la malléine et l'inaculation au cobaye, suivie d'examen microscopique, pour avoir un diagnostie absolu: ment certain. Un seul de ces deux signes restant négatif suffit à éliminer la morve : il faut les associer, en cus de résultat posi= tif de l'un d'eux.

Nous.ne savons pas qu'on ait jamais injecté la malléiné à l'homme.

4° Sérodiagnostic par l’agglutination. — Le sérum des chevaux sains agglutine déjà le B. des cultures à 1/100 et 1/300. Le sérum des animaux morveux agglutine à 4/500 et 1/1000 (Bounces ef Mewx, 1900). Il faut attendre dix-huit à trente-six heures pour se prononcer, IE faut regarder au microscope, L'injection préalable de malléine ne madilie pas le pouvoir agglutinant.

Ce sérodiagnostie est très recommandé par Rameaux (1002, surtoul dans les cas hyperthermiques (où la malléinisation ne peut donner aucun résultat) et sur le cadavre (inspection des viandes de boucherie).

Dans un cas de morve humaine, P, Counmosr a constaté que le sérum du malade agglutinait mieux et plus vite que d'autres sérums humains ; mais la différence est faible.

En somme : pratique délicate.

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