‹ Précis de bactériologie pratique (volume 2)Chapitre 82 sur 125 · LE BACGILLE DE LA PESTE · texte numérisé non relu

LE BACGILLE DE LA PESTE

ÆE. CHIEN, CHAT, CHEVAL, Bœcr, Moutox, CHÈVRE. — Peu sensibles. Le chat s'infecte par ingestion, une fois sur deux (KoLe)

F, Oiseaux. — Réfractaires. Le pigeon. la poule sont légèrement réceptifs, si on les fait jeüner (1 MATTEI. CALMETTE el BorreL). Les petits oiseaux sont sensibles (NocaRD).

En somme, d'une façon générale, on reproduit la forme bubonique par piqûre de la peau. et la forme pneumonique en mettant le virus sur la muqueuse nasale.

E) Toxixes

Le B. de Yersin sécrète peu de toxines extra-protoplasmiques. Les cultures filtrées sont peu toxiques (YEusiX, CALMETTE et Bone). Le poison reste adhérent au corps des microbes (Make; 1898).

Roux à réussi à préparer une loxine aclive en cultivant, en bouillon gélatinisé à 5 p. 100, des bacilles exaltés par passages en sacs de collodion dans le péritoine du cobaye. La culture tiltrée tue la souris à 1 :70° de centimètre cube ; les mêmes cultures, tiltrées sur papier à l'âge de plusieurs semaines, et trailées par le sulfate d'ammoniaque. donnentun précipité quitue la souris à 1/# de milligramime.

La toxine pesteuse est rapidement détruite par l'air, la lumière ; elle ne le pas à un chauffage à + 70".

Evsnië et GALEUTTI (4898) ont préparé une toxine pesteuse en précipitant par l'acide chlorhydrique une solution de potasse caustique à 4 p.100, mise en contact, pendant douze heures, avec des cultures. Elle tue à 5 ou 6 centigrammes par kilngramme. Elle est immunisante {GazeoTri). Ce serait une nucléine (FÉDÉRICI,

F) IMMUNISATION

Elle a fait l'objet des recherches de YERsIX, Roux, CALMETTE, Bonnez (1895). en vue de vacciner des animaux. Les toxines, étudiées ci-dessus, ne conférent pas d'immu-

pour le tuer, on le vaccine contre une ino e ultérieure, Si on injecte le vaccin sous la peau, il faut

Le cobaye, le cheval sont dificiles à immuniser par cetle |

Harrene (1807) vaccine, en injectant sous là peou Un, s

de l'homme, 2 à 3cc,5 (Oce,1 à 0er,3 aux tous jeunes enfants) de Rois en bouillon chauffée pendant une heure en tubes scellés à + 70°, I se produit un peu de lymphangite et de Ja fièvre. Au bout de 8 à 10 jours, l'homme est vacciné, mais | pour 15 jours seulement. On fait une seconde inoculation, si la première a été trop faible.

L'immunité la plus solide s'obtient en inoculant dos doses « minimes de cultures vivantes et en augmentant progressivement ces doses. C'est le procédé d'immunisation du cheval, L'inoculation sous-cutanée produit un abcès local et des symptômes généraux graves. Il vaut mieux injecter le virus dans les veines. La réaction est inténse et dure longtemps. Souvent le

| succombe. S'il résiste, on allend son rétablissement,

rs au moins, el on injecte une nouvelle dose plus forte.

18 la jugulaire. L'animal maigrit. On répète les inoculations |

à intervalles éloignés, On peut commencer par des cultures chauffées 1/2 heure à + 70°, qu'on injecte sous la peau, dans les veines, On n'injecte qu'ensuite les cultures viva

Lorsque l'animal est immunisé, son te ést préventif eL curatif; il est bactéricide et anlitoxique.

… Lésérumde lapin immunisé préserve un lapin neuf, à

. de 3 centimètres cubes; à lu même dose, il guérit l'anim:

YHÉRAPEUTIQUE BACTÉRIOLOGIQUE 74

au Gram d'abord et à la thionine phéniquée, pour avoir de belles préparations (lig. 288);

2 Culture. — Il vaut mieux cultiver sur gélose, les bubons même non ouverts contenant fréquemment des microbes pyogènes. On ensemence en bouillon, pour inoculer (voy. plus haut les caractères des cultures) ;

3° Inoculation. — Elle se fait soit au rat (sur la conjonctive ou sous la peau), soit mieux au cobaye (grattage de la peau du ventre). On inocule #4 à 6 animaux. Voy. ci-dessus, les effets de l'inoculation.

B. Fonue vuLuoxaine. — Examiner des crachats colorés, et inoculer comme ci-dessus au cobaye (qui n'est pas sensible au Pneumocoque).

€. FORME SEPTICÉMIQUE. — Puiser 30 centimètres cubes de) sang dans la veine, avéc une seringue stérilisée. Ensemencer quelques goultes sur gélose et en bouillon. Inoculer, avee le reste, des cobayes (par gratlage) ou des rats (sur la conjonctive ou dans le périloine).

b. Chez l'homme mort : Opérer de même, mais ne pas s'urrêter aux cullures : inoculer de suite, Faire des frottis de rate.

2° Chez le rat. — Faire des frottis avec les ganglions, la raté (surtout), le sang; colorer au Gram ; examiner. Inoculer des rals el des cobayes avec les ganglions et le sang. On peut se contenter de faire manger le cadavre du rat par d'autres rals, qui deviendront pesteux.

Le Sérodiagnostic est trop tardif pour être praliqué (voy. Agglutination, p. 566).

H) THÉRAPEUTIQUE BACTÉRIOLOGIQUE

4° Vaccination de Haffkine. — La vaccination de Harrkine (voy. p. 551) à paru donner des résultats encourageants dans Linde (Leuwasx, Simoxo, etc). 11 vaut mieux mélanger le vaccin vec un peu de sérum, qui rend l'inoculation moins pénible Æt confère de suite une certaine immunité, en attendant celle

ne

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