LE 'BACILLE TÉTANIQUE
lure est complète vers Le 45% jour ; le bouillon s'éclaireit 5 il se forme un précipité au fond, Quand on débouche ln culture = odeur puante, très forte, caractéristique, comparée à celle de la corne brûlée ou du fromage avancé. Le bouillon de bœnf récent est le milieu le plus favorable.
B, Sénum. — Cullure pauvre,
€. Lur. — N'est pas coagulé.
B) CoLonaTION, CANAGTÈRES MIGROSCOPIQUES
1° Coloration. — Se colore bien par toutes les couleurs basiques d'aniline. Prend le Gram.
ée de 48 houres. B. sporulés
B, télanique. Cullure en bouillon ehl et bleu).
et non sporulés (Z
2° Forme. — Dans les cultures à basse température, dans Ms cultures très jeunes à + 37 el parfois dans le pus, on ren-
, UARACTÈRES MICROSCOPIQUES 591
contre des bacilles non sporulés. Ce sont des bâtonnels, lins, allongés, (3 à 4 x sur 0,3 à 0,4 x). Dans les cultures à Æ 37%, dès l'âge de 36 heures, c'est-à dire presque immédiatement, dans la plupart des pus, les bacilles sont sporulés. La sporé est terminale, ce qui donne l'aspect en épingle signalé déjà par Nicozaïen; la spore est 4 ou 4 fois plus large que le bacille qui est court ; c'est plutôt l'aspect d'un clou que celui d'une épingle (fig. 297); on l'a aussi comparé à une baguette de tambour, Dans les vieilles cullures, on ne trouve presque que des spores ; à côté d'elles sont des débris bacillaires et des formes très variées d'involution. Il est très diflicile de déclarer pure, au seul examen, une vieille culture.
Fig. 298, B. télanique, Cils.
3° Mobilité. — Mouvements assez vifs. Cus très nombreux, très longs, répartis sur loule la surface (fig. 298). Le B, tétantque est le plus chevelu des microbes, Pour les colorer, utiliser"
bacilles ont complètement perdu cette propriété. On trouve parfois, dans la terre, des bacilles anaérobies, en clou, qui ne sont pas pathogènes.
La virulence des spores se conserve aussi longtemps que leur vitalité, Miuvez à donné le tétanos à des cobayes, en leur inoculant de la terre conservée, depuis 18 ans, en tubes scellés.
4 Agglutination. — Bonnet (1896) avait vu l'agglutination par le sérum de cheval. Sasnazis el Rivière (1897) avaient cru, à tort, à la possibilité d'un sérodiagnostie. J, Couruoxr et Juin (1899) ont étudié à fond la question. Voici leurs conelusions : le sérum de l'homme et d'animaux trés sensibles (souris) ou réfractaires (tortue) n'agglutine pas. Le sérum du cheval et de l'âne normal agglutine à 1/50 à 100. L'intoxication télanique ne s'accompagne pas de propriétés agglutinantes du sérum ; td n'y a pas de sérodiagnostic. Le sérum de cheval fortement immunisé aggluline à 41/2000 ou même 1/30 000. L'injection de sérum aotilétanique ne développe le pouvoir agglutinant qu'à doses considérables.
5° Gaz. — CO* et CH*.
4° Action naturelle. — L'homme elles solipèdes sont le terrain. de prédilection du tétanos naturel. Cependant, la plupart des animaux domestiques (boridés, porc, mouton, ele.) peuvent prendre le télanos, surtout après certaines opérations, telles que la castration.
Le symptôme constant est la contracture, d'abord locale, puis généralisée à tous les muscles. Chez l'homme, la contra ture débute rarement au point infecté, mais par les masseters. Chez les animaux, la contracture envahit presque toujours en premier lieu les muscles du voisinage de la plaie, sauf chez le cheval où les deux modes de début peuvent s'observer (I. Coun= mor el Dovon).
Le tétanos est relativement rare chez l'homme, depuis que
précis DR BACTÉMIOLOUE, 2 Gil. 38
peau d'un animal très sensible tel que la : ù même à des doses formidables (2500 spores), on aucun symptôme tétanique, si l'opération est quement. C'est que lés phagocytes s'emparent
les digèrent, sans leur laisser le temps de p
qui fabriqueraient la toxine (fig. 299). Donc niques à l'état de pureté, ne se en pes sains. Pour que les spores engendrent le ailleurs les phagocytes, On y arrive : {° en mélan avec de l'acide lactique (chimiotaxie négative);
en même temps, du charbon pulvérisé dans le s; protégeant contre les phagocytes par un sac de sureau ou de collodion ; 4° en les mélangeant orobes (associations microbiennes). Ainsi s'éclaire du télanos. Il faut une plaie anfractueuse et microbes. 11 y a toujours, dans un pus té mombre de microbes aërobies. Le Mi
ACTION VATHOGÈNE
Létanos n'est pas indéfiniment réinoculable en séries ; la purification du pus entraïnant l'insuccès. .
Lesspores ainsi phagocytées peuvent rester vivantes pendant | plusieurs mois et se libérer ensuite pour donner un tétanos
Fig. 209.
Spores lélaniques (en rouge) phagocylées.
(Ziehl et bleu}.
dont l'éliologie devient très obscure, en raison de cette bi = période latente.
Les B. tétaniques disparaissent assez rapidement du toyèt infectieux. Souvent, ils sont déjà très rares, àu moment où” éclatent les contractures. On verra que ln toxine exige, le même, une incubation pour engendrer le tétanos. Le B. ayanl fabriqué sa toxine antérieurement, peut donc bien être a au début des symplômes. 11 faut savoir cela, eur le pus de À plaie tétanique, inoculé, ensemencé, peut ne pas ( le B. de Nicolaïer,
L'an Peuv (1900) ont étudié la marche d re rectale dans le tétanos expérimental, Elle di animale considérée, Pour les adultes, le
d'autant plus rapide que l'incubalion à été plus courte; et, pour l'incubation minima (voy. p. 600) que la dose de toxine’ a dépassé la dose limite.
Il est très facile d'oblenir un fétanos curable; il suffit de diminuer la dose injectée. Le télanos, même généralisé, peut guérir chez le chien, le lapin, et même chez le cobaye ; les contractures disparaissent progressivement en quarante où cinquante jours. Le plus souvent le tétanos curable reste local. On peut mème, en injectant une très petite dose dans un muscle (en mettant une goutte très diluée sur la conjonetive du cobaye) ne tétaniser que ce muscle.
En somme, on peut graduer le tétanos expérimental avec la plus grande facilité, en modifiant les doses de poison injecté.
B. RÉCEPTIVITÉ nes EsPÊCÉS ANIMALES, Doses, — Presque tous les animaux sont sensibles, On peut les classer ainsi, si on tient compte de la quantité de toxine néce.
individu, sans s'inquiéter des différenc poids des espèces animales :
Souris blanche Chi Cobaye. Chèvre.
Lapin. Pigeon.
Grenouille. Poule,
Une mème loxine, par exemple, injeclée sous la peau, lucra uné souris à 1/1 000000 de centimètre cube, le cobaye à 1210000, le lapin à 1/8 de centi e cube, la grenouille à 1/2 centimètre cube, le cheval à itimètres cubes, le chien à # centimètres cubes, la poule à 10 centimètres cubes.
L'homme devrait probablement être placé en lôte de c& tablean. Nicozas (1893), alors notre préparateur, a contrasté un tétanos généralisé, suivi de guérison au bout de quarante un jours, pour s'être piqué avec une aiguille simplement. humide de toxine.
La souris blanche, le cobaye, le lapin sont couramment ems ployés. Nous avons souvent utilisé le chien, le cheval et l'dnes
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La grenouille n'avait pas été utilisée avant 4. Doyon (1892). Pour devenir télanique, elle exige, nous l'avons montré, des conditions spéciales de température umbiante. On injecte deux lots de grenouilles ({ centimètre eube de toxine sous la peau de la cuisse); on laisse le premier à une température inférieure à +20°; on place l'autre (roy: p. 304) dans l'éluve à +-30° on +-38°. Les grenouilles du premier résisteront indéfiniment ; celles du deuxième deviendront lélaniques le sixième jour et mourront vers le quinzième. En. été, par des températures supérieures à +20, la grenouille prend le télanos sans avoir besoin d'être chauffée, La Loxine s& conserve longtémps dans le corps de la grenouille froide, Si on. met celle-bi à l'éluve, même plusieurs mois après l'injection, elle devient tétanique après une incubation de six jours, comptés à partir du commencement du chauffage, Nos expériences ont été conlirmées par Buscure et OEnces (1893), Gus vuecur (1894), Mercuxikorr (1897), Ksonn (1808), CoLuxx (4898), ete,
La poule passait pour être réfractaire, 1. Counmoxr et Doxax ont montré (4893) qu'il n'en était rien. Il faut seulement de orles doses,
Le pigeon est plus sensible que la poule (Bennixa et RaxsoM)»
La tortue, le caiman, le scorpion (mème chaulés) sontréfraclaires (Mereuxixorr).
Si, au lieu de considérer les individus, on caleule lu dose qui tue un gramme d'animal, l'ordre de la sensibilité change Le cheval est alors le plus sensible de tous (Kxonx)s il fat 13 fois plus de toxine pour luer { gramme de souris 8b 2000 fois plus pour tuer un gramme de lapin.
"E. Vos v'ixrnopueriox, — Les doses que notis venons de donner, les symptômes que nous venons de décrire, corres= pondent à l'injection sous-culanée ou intramusculaire. Doses “nécessaires et symptômes varient suivant la voie d'introduétions” La voie sous-cutande où musculaire donne un télanos local, généralisé (parfois le début n'est pas local, chez rs (1: Counmowr et Dovon).
snoteurs-polyuriertele, [fanas-cérbranr ans
) permanentes (lapin,
k à des doses 25 fois plus faibles que sous la pean,
le rat exige des doses plus fortes. 4
‘injection dans la carotide donne un létanos g mais la dose mortelle est sensiblement la même que l'inoculalion sous-cutanée.
L'injection dans la cavité arachnoïdienne produit les m 1 que l'injection intraveineuse (Tizzont el CATTANt, ER, ele.) Bixor (1899) a tenté l'injection de la toxine dans les différ viscères du cobaye. Ce tétanos splanchnique a des allures ciales. La dose nécessaire est à peu près la même que soi peau, l'incubation est plus longue, mais la marche plus ral après l'apparition des premiers symplômes. Ceux-ci frémissement vibraloire symétrique, dyspnée, hoquet. musculaires du membre débutant loin du point inoculé de contractures permanentes, mort en hypothermie, pendant l'agonie. C'est probablement le télanos du grand syn
pathique à opposer au tétanos moteur. L'injection de s antilélanique est ellicace plusieurs heures après l'inoeu de la toxine. :
| L'ingestion, l'inoculation dans la vessie échouent. L'i | tion dans le poumon, dans les fosses nasales, donne un ke Étecse bue L'inoculation dans la moelle osseuse d
nos moteur,