FRACTIONNEMENT ET DISSÉMINATION DES DOSES. — J
(4899) ont montré que la dissémination et le
d'une seule dose mortelle de toxine, injectée |
du cobaye, augmentent la puissance de See JE
AGTION PATITOGÈNE “60!
Pendant cette période d'ineubation, la méthode graphique ne décèle aucun trouble de la cireulation ou de la respiration, chez le chien (J. Counmoxr et Dovox). C. Baunxen (1898) a noté une augmentation de l'activité des échanges gazeux. D'AnsonvaL et Cuannix ont vu de pelites oscillations de la température, au calorimètre, à partir de la quatrième heure de l'incubation. C'est l'indice des actes chimiques qui occupent celte période.
F, INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE AMMIANTE. — Voy. plus haut (p. 598), les expériences de J. Courmoxr et Dovox sur la grenouille chauffée,
G, SORT DE LA TOXINE DANS L'ORGANISME, — On s'attendrait à trouver dans le corps de l'homme ou des animaux tétaniques une quantité de Loxine progressivement eraissante jusqu'à la mort. Il n'en est rien, La présence du bacille était déjà éphémère duns la plaie: celle de la toxine l'est également, au moins dans l'état où nous sommes habitués à la reconnaître. H en est de même chez les animaux injectés expérimentale ment.
Pour déceler la présence de la toxine dans un liquide, dans un organe, où inocule ceux-ci à un animal très sensible, la souris blanche. Lorsqu'un lapin a recu, par exemple, 2 ou 3 centimètres cubes de toxine, chaque parcelle de son corps dévrait tétaniser la souris (1/1000 000 de centimètre cube élant suffisant pour cela), si la toxine élait régulièrement diffusée et n'avait pas été transformée,
Pesraxa(1891) étudiant le sort de la toxine, chez le cobaye, pensait qu'elle était retenne par le foie, Contrairement à BrusamErrint (1892), qui avail retrouvé la loxine dans les urines, Kanruuis (1893), F. Biumexruas (1896), Jacor (1897), Ksonn UM897) nient cette élimination. J. Courmoxr et Doxox (1894) n'ont pas vu la toxine s'éliminer chez le chien télanique.
À. MaRtE (1897) a recherché, d'heure en heure, le sort del toxine, chez le lapin, injecté avec 10 centimètres cubes de toxine dans le sang. Le sang du lapin ne télanise plus la souris à partie de la dix-septième heure, les contractures ne devant apparaître
nn.
602 LR WACGILLE TÉTANIQUE
que vers la quarante-huilième heure, À [a dix: on saigne le lapin, ou émulsionne tous ses organes ; émulsion ne tétanise la souris. La toxine ne s'est pas | pourtant elle a disparu. F. BLumesruaz (1898) a montré | pe
toxine disparaît bien moins vite chez le cobaye. Il ne faut pas généraliser les conclusions.
Raxsom (1898) retrouve la toxine dans les organes du pis | sauf dans le système nerveux central. Taunen (1898) ne ln | retrouve pas chez l'homme. Mercunixore (1897) a vu quela | loxine se conserve longtemps chez les animaux à sang froid
et finit par s'éliminer sans faire d'antitoxine (sauf chez les caf mans dont le sérum devient anlitoxique).
J, Counuoxr et Dovon (1898) ont étudié la grenouille à ce | point de vue. La toxine est plus abondante dans le sang que | dans les organes; elle disparait plus vite chez la grenouille | chauffée ; elle disparait d'œutaut plus lentement de la gre= | nouille froide que la dose injectée est plus forte ; elle existe toujours dans le sang au moment où éclatent les contractures, mais disparait toujours avant la mort ; elle n'exisle, à aucune période, dans le système nerveux, si la dose est suflisamment faible.
Chez la poule injectée avec une dose non efficace, la toxine se conserve longtemps (VaiLanv) ; elle disparaît sans s'éliminer (Asakawa). Chez le chien la toxine peut exister dans Je sang, à la période des contractures (I. Counmoxr et Dovon}s
On ne peut tirer de tous ces fails que traisconclusions « a, toxine peut avoir disparu de l'organisme de certains animaux avant l'apparition des contractures ; % Ja toxine peut se con: server longlemps intacte chez des animaux réfractaires 0 péu sensibles; 3° lorsque la toxine disparait, ce n'est pas par élimination, mais par transformation.
… La diffusion de la toxine est très rapide ; injectée sous la du rat, elle produit le lélanos, même si on amputela” au bout de trois quarts d'heure.
liou doit aussi être Lrès rapide. On injecte une soule« € de toxine dans le sang du lapin ; on le
dix heures, on retire une quantité de toxine
à ln moitié de celle injectée; on transfuse du sang neuf; le lapin devient cependant tétanique, el meurt, n'ayant conservé qu'une dose non mortelle,
H. NEUTRALISATION DE LA TOXINE PAR LA SUBSTANCE NERVEUSE. — Wassenmaxx et TakAki (1898) ont découvert que si on mélange, in vitro, dix doses mortelles de loxine avec 1 centimètre cube d'une émulsion de cerveau de cobaye (4 cerveau dans 10 centimètres cubes d'eau salée), le mélange, inoculé, ne donne pas le tétanos. Le retentissement de cette expérience fut immense et exagéré. Oh crut avoir trouvé la raison d'être : 1° de la période fatale d'incubation, % de la disparition de la loxine dans l'organisme. La Loxine, fixée sur les centres nerveux et retenue par les cellules nerveuses, ne pourrait plus diffuser; ainsi s'expliquaient les inoeulations négatives de substance nerveuse des létaniques, Wassenaxx et TAkAKI Crurent, à tort, avoir trouvé une méthode curalive et préventive (injection de substance nerveuse). Les cerveaux d'homme, de lapin, de cheval, jouissent des mêmes propriétés,
Tout se borne à une action de contact in vitro ; il faut que les substances soient bien broyées et mélangées ; € expérience absolument artificielle. L'inaculation de toxine et d'émulsion de cerveau, en deux points différents du corps, est toujours suivie de lélanos.
Mereuxikore (1898) a montré qu'il n'y a aucun rapport entre la sensibilité d'un animal au tétanos et l'aptitude de son cerveau à fixer la toxine; bien plus, le cerveau du cobaye tétanique peut encore neutraliser la Loxine. J. Counmoxr et Doxox (1898) ont ruiné complètement la portée de l'expérience de Wass£n- Maxx ét Taxaki, en moutrant que les centres nerveux de la grenouille chauîTée (sensible) ou non (réfractaire) étaient, dans les deux cas, incapables de neutraliser la toxine in vitro, L'ex= périence qui réussit avec le cobaye, ne réussit pas avec la grenouille chauffée, Elle n'a donc aucun rapport avec la patho= génie du tétanos. D'ailleurs, lu névrine, le chlorhydrate de bétaïne neutralisent la toxine (Rocen et José).