‹ Précis de bactériologie pratique (volume 2)Chapitre 87 sur 125 · I. LÉSIONS NERVEUSES CHEZ LES TÉTANIQUES, — On né trouve · texte numérisé non relu

I. LÉSIONS NERVEUSES CHEZ LES TÉTANIQUES, — On né trouve

que Les contractures ; elles n'existent pas chez nique. En somine, ces lésions sont banales, elles

dans une foule d'intéxications ; elles peuvent el le tétanos sans elles. Nos conclusions ont été s: Gozosemnerven el Fuarau (1898), F. B:

et Erruxéen (1898), Doxerri (1898), P et De Moon (1899), Jockowskt (1900), De ral, également non spécifique es nerveuses par des cellules migral de l'homme, du cobaye (Jovkowski), ai L. Cocumoxr, Dovox et Pavior).

K. LOGALISATION DES EFFETS DU POISON TÉTANIQUE SUR L'APPA- NEIL NEUNO-MuSduLAIRE. — Sur quel point de l'arc sensilivamoteur agit le poison tétanique ? J. Counwoxr et Dovox (1892) ont conclu, dé nombreuses expériences physiologiques, que « le poison létanique ne modilie pas l’excitubilité des nerfs moteurs. Il agit comme s'il s'adressait au système sensitif, » Ce serait un poison sensitif.

Telles sont les propriétés qui font du poison létanique une toxine si particulière et si curieuse à étudier,

E) Toxixes

Nicoraïen avail déjà supposé que le bacille qu'il venait de découvrir agissait par ses loxines. C'est Kxvo Faner qui isola la toxine tétanique, en 1800. Son expérience est classique : on filtre une culture de B. tétanique et le produit de filtration, injecté, à doses infinilésimales, à l'animal, reproduit tous les symplômes du tétanos mortel, sans l'aide d'aucun élément figuré. Kaun Fauen crut qu'un chauffage de cinq minutes à 65° détruisait la toxine et admit nalure albuminoïde, Tiuzzont et Carrant (4890), VarszanD et xt (1891) ete, confirment cette découverte.

La préparation de la toxine est simple. On ensemence un grand flacon (lg. 300) de bouillon de bœuf additionné de 1 p. 400 de gélatine avec une cullure purée de B. de Nicolaïer, On fait le vide (voy. Première partie, chap. VI), on met à l'étuve, Au bout de vingt jours, on retire de l'étuve, on laisse à ln température du laboratoire en agitunt chaque jour. On filtre sur bougie Ghamberland F, et on recueille dans un flacon, stérilisé avec une couche de 1 centimètre cube d'huile dé vaseline, qui surnagera sur le liquide et le préservera de l'air (fig. 304). Cette conserve est mise à l'abri de la chaleur ebde la lumière.

On peut aussi utiliser les récipients que j'ai décrits (p, 204, fig. 439 et 134), mais ils sont très fragiles.

Un augmenté beaucoup la toxicité des cullures en bouille

un récipient où le vide est maintenu et placé à l'abri de la chaleur et de la lumière. On refait le vide après chaque prise.

Je préfère conserver la toxine à l'état liquide. Elle s'atténue très lentement, sous l'huile, Au bout d'un an, elle a perdu, au plus, un quart de sa puissance. Je ne comprends pas les auteurs qui déclarent ne pouvoir conserver une Loxine liquide active.

L'action pathogène de cette toxine (contractures après incubation) a été étudiée (p. 596), En général, la toxine tétanique liquide tue le cobaye à 1/500 de centimètre cube; certaines cultures fltrées (préparées cependant de façon en apparence identique) sont bien plus actives et tuent le cobaye à 4/10 000 centimètre cube.

La toxicité de la culture du B. de Nicolaïer est un des exemples les plus saisissants de la puissance des produits solubles mierobiens. Il y a bien peu de substance réellement active dans 1 centimètre cube de culture filtrée ; ce centimètre cube peut cependant télaniser 4 000 000 de souris ou 10000 cobayes.

La substance active, télanisante des cultures filtrées du B. de Nicolaïer est une toxalbumine qu'il faut rapprocher de la toxiné diphtérique, des venins, etc. (voy. p. 341). Elle est atténuée par la chaleur, l'oxygène.

Il faut un chauffage de 80° pendant 30 minutes pour la rendre inoffensive. Sèche (précipitée par le sulfate d'ammoniaque) elle supporte (comme les diastases, Hurxen, SaLkowski) des températures bien supérieures. 135° pendant 20 minutes ne l'altèrent pas ; il faut 154° pendant 15 minutes pour l’atténuer légèrement eb1599 pour l'atténuer sérieusement, sans loutefois la détruire, Elle est donc, à l'état sec, plus résistante que les spores qui sont tuées en 20 minutes à + 155° (Monax et A. Mans; 1902).

Elle est précipitable par l'alecol (10 à 15 volumes maintenus vingt-quatre heures en contact), ne dialyse pas, adhère à certains précipités (phosphate de chaux ou d'alumine), Elle liquéfié la gélatine. Tous ces caractères sont ceux des toxines albuminoïdes, voisines des diastases.

Certains auteurs (Oucmxskv, voy.p. 343) ontaflirmé avoir pro duit Ja toxine télanique en cultivant le bacille dans un milieu non albumineux. Fermi et Penxossi (1894) le nient avec raison.

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F) Iumuxisarion

La culture filtrée, dont nous venons d'étudie toxiques, est également immunisante.

Kavo Faukn avait échoué. Beuminé et Kiras vacciné des lapins, en leur inoculant des cul avec du trichlorure d'iode. Cette méthode,

p. 100 des lapins succombaient), a cependant su verle des sérums antitoxiques. VaizLann (1804) vaut mieux utiliser la culture filtrée, en injec doses massives de Loxine chauffée à + 60°, + des doses progressives de toxine active. Roux, V. remplacent le chauffage par l'addition d'iode. De 1/500, mélangée à son volume de toxine, ] pour le cobaye. Bmecen, Krrasaro et WASsERMARN (4 éinent avec des cultures complètes mélangées À de

thymus, Vaisand a pu immuniser le lapin en lui in eu

plusieurs reprises des spores privées de toxiné et d'acide lactique (le sérum du lapin ne devient pas an … On peut immuniser Lous les animaux, On our la production du sérumantitétani sit un cheval assez jeune, sain (on le m dé caractère facile, On fait les injections sou c où Es l'encolure, avec toute l'asepsied ir des doses faibles (4/40, 1/6 de & loxin angées avec quelques gouttes de matin el soir, la Lempérature me È n s produisent une légère ré ce au bout de cinq ou six |} la dosede toxine et en d

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de solution iodée. An bout de trois ou quatre injections, on supprime définitivement l'iode. On augmente, chaque fois (tre tès prudent), la dose de toxine. Il ne doit se produire aucune contracture. On arrive ainsi à pouvoir injecter au cheval, én une seule séance, 250 centimètres cubes, et plus, de toxine sans aucune réaction. Il faut parfois douze ou quinze mois pour arriver à ce résultat; cela dépend des chevaux. L'immunisation est acquise, mais il faut la continuer encore pour avoir le maximum du pouvoir antitovique du sérum (voy. p. 841). L'immunisation ne doil jamais êlre cessée, sous peine de voir l'état vaccinal disparaitre assez rapidement. On continuera donc d'injecter le cheval, au moins tous les mois, avec 250 à 400 centimètres cubes de toxine.

G) DiaGnosTiCc BACTÉRIOLOGIQUE

Le diagnostic bactériologique du télanos est, en général, inutile, le diagnostic clinique étant facile. Le premier est d'ailleurs souvent presque impossible. La culture, l'inoculation du pus de la plaie peuvent très bien ne plus contenir de bucilles, au moment de l'apparition des contractures (voy. p, 594). On inoculera le pus ou les produits suspects sous la peau de la souris ou du cobaye. On fera des prépuralions directes avec le pus, et on les colorera par le Gram, pour chercher les formes en épingle,

Le Séro-diagnostie est impossible (voy. Agglutination, p. 593),

H) SénornéRarpie

Il n'existe pas de traitement efficace du tétanos confirmé: Le traitement de Bacceuu (injections sous-cutanées d'a. plié= nique) a échoué contre le Létanos expérimental entre les mains de J. Counwoxr et Dovox, Josias, GUILLERMIX.

Le seul traitement est le traitement préventif par les injéc= tions de sérum antitétanique,

En 1890, BemnixG et Kirasaro avaient annoncé que le sérum des animaux immunisés était préventif et curateur, c'est-à-dire

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