partie du voile finit par Lomber au fond, Le b peu près limpide
“ L'aération de la surface (voy. p. 823) rend la culture
et plus abondante,
Le bouillon devient très rapidement acide, grâce à l
lation du sucre de la viande (voy. p. 90). Gette acidité
développement du bouillon et lu formation de la toxini
fait place, au bout de quelques jours, à une réaclion «
qui s'accompagne d'un précipité de phosphate ami
gnésien, La réaction ncide est plus forte ct persiste
hey. 9 3 !
dde sécrête une
serve très virulent (pas de production d'a ù Dee fun tantans. fes er
B) CoLonarTion, Canacrines à MICROSCOP
4° Coloration. — Se color facilement par toutes les
d'aniline. Garde le Gram (ne pas trop emploie habituellement le bleu de Roux (p. 267) où | alealin de Lüfiler, pour colorer les frotlis. Neissen (1897) a -altiré l'attention sur les condensations protoplasmiques polaires qui se colorent en bleu tandis que le corps du bacille reste brun (fig. 302), si on traite | une colonie de vingt heures sur sérum par :
4° une solution hydro-alcoolique de bleu méthylène acide (2*), 2 une solution foncée à 3 p. 100 de brun de Hismarck (4). C'est lu réaction de Neisser ou Ernst-Neisser. Voy. B. psudo-diphtérique
= (4902), remplace le sérum 1 milieu) par le blanc d'œuf congulé et ubstit
CARAUTÈRES MICROSCOPIQUES 615
Nous verrons que Loutes ces formes uppartiennent bien au B. de Lôffler. C'est à tort qu'on a voulu créer une espèce spéciale pour les B. courts. Ils sont moins actifs, se rencontrent dans des
B. diphtérique long.
Culture de 24 heures sur sérum.
Gr, == 1 200 D,
angines plus légères, mais ee sont de vrais bacilles diphtériques {voy. p. 629, la discussion sur le bacille pseudo-diphtérique). Il est impossible de les distinguer par l'aspect macroscopique des cultures.
Dans les vicilles cultures exi poires, en massues, en haltèr prenant très mul la couleur
Le voile des cullures en bouillon est un véritable feutrage de bacilles.
Certains auteurs (Bauës, Kueix, Kaxruack, Coxcerrr, Meyer uorr, elc.), ont signalé des formes mycéliennes, aclinomyeo® siques, ramifiées, dans les cultures sur blanc d'œuf cuit. Onæ
ent des formes d'involution {en elc.), avec cspaces vacuolaires,
LE BACILLE DIPHTÉRIQUE tendance actuellement à rapprocher le Baeille de Là] | | streptothrix, L
# 8° Mobilité, — Immobile,
4° Spores. — Pas de spores. l
C) CAnACTÈRES BIOLOGIQUES
4° Habitat. — Hors de l'homme et de l'animal, il peut se rencontrer dans les poussières des salles d'hôpital, sur les vêtements des infirmiers, les livres des écoliers ayant cu la diphtérie, ele.
| 2° Vitalité. — Les-<ullures restent vivantes pendant plu- | sieurs mois. Elles sont trés sensibles à la chaleur; une culture en bouillon est tute par un chauffage de quelques minutes à + W8o,
Les B, desséchés peuvent résister quelques minutes à + 059.
Une fausse membrane desséchée peut donner des cullurés, après une heure à + 9%. Elle est virulente pendant cinq 4 six mois, si on ln conserve à l'abri de ln lumiére (Roux et Yensix) ; elle est stérile en un mois et demi si elle est exposée à l'air el au soloil.
Les antiseptiques sont très efficaces si on lès mélange aux cultures ; l'acide phénique à 4 p. 400 stérilise immédiatement celles-ci. Ils le sont moins sur des bacilles desséchés sur des fils ; encore moins sur des fausses membranes.
8° Virulence. — Elle est excessivement variable, Ce n'est pas on caractère très stable du bacille. Elle peut étre arliliciellement altéouée et exallée. Elle peut arriver à manquer totales {Voy. B. pseudo-diphtérique: p. 626). Elle n'est pas, en cas, Loujours en rapports avec la gravité de Ja & le bucille. Tous les moyens d'atténuation étre appliqués au B. de Lüffler ; on peut ainsi obtenir
définitivement privées de virulence. Roux ét YensN
Lin virulence à des B, atténués en inoculant aû dé Streplocoques très virulénts.
4 Agglutination. — Nicouas (1895-1900), ayant obtenu des cultures homogènes de B. de Lôffler par agitation, a vu que le sérum antidiphtérique les agglulinait à 1/10. Nicouue, LaxpsmeixEr ne peuvent répéler ces expériences, qui sont, par contre, confirmées par Mann, Senoxex, Brexo (1808), FRÆNKEL, Lunowskr (1000). NicoLas, ayant repris la-question, a constaté que l'agglutinabilité n'est ni égale ni constante pour Lous les bacilles diphtériques ; un B., primitivement non agglutinable, peut le devenir après un certain nombre de générations artificielles. Cette inconstance de l'agglutinabilité rend difficile l'emploi du procédé pour ln diagnose de l'espèce (Voy. B. pseudodiphtérique, p. 629).
Nicocas a étubli que le sérum des malades atteints de diphtérie ou des animaux intoxiqués n'était pas agglutinant, à moins qu'ils aient reçu du sérum antidiphtérique, 1 n'y a donc pas de Sérodiagnoslice de la diphtérie,
D) ACTION PATIOGÈNE
4° Action naturelle. — Le B. de Lôffler est l'agent de la diphtérie à fausses membranes de l'homme (angines, laryngites, diphtéries nasale, eulanée, etc.) ; il peut aussi occasionner des anginés, des coryza sans fausses membranes, Par contre, d'autres microbes peuvent fnires des fausses membranes. Il y a donc des diphtéries sans fausses membranes et des fausses membranes sans diphtérie.
se conserve longlemps duns la gorge et le nez de certains convalescents de diphtérie ; il peut exister aussi chez des personnes saines approchant les diphtériques.
Les bovidés sont sujets à la diphtérie ; les vaches lailibres ont parfois au pis des ulcéres à B. de Läffler (Kimn). La diphtérie des veaux est différente, elle est due à un streptothrit (S. cuniculi.
Les oiseaux (poules, faisans, elc.), peuvent aussi contracter la vraie diphtérie à BH, de Lüffler (Fenné), et, par conséquent, contagionner l'homme.
La véritable diphtérie aviaire est une maladie propre aux
Streplocoques ou Staphylacoques ; 1e B. passe dans le sang. BLast et Russo-Tnavaiit ont vu que l'association du B. coli augmente la Loxicilé des cultures du B, de Lüffter.
Pour avoir des coupes de fausses membranes : durcir à l'alcool, inclure dans la paraffine, couper perpendiculairement, colorer au Gram. On constate trois couches : 1° la couche sous-jacente au derme, formée de mailles fibrineuses englobant des leucocytes el des cellules épithéliales, 2 la couche moyenne librineuse, grunuleuse, 3° lu couche superficielle où se trouvent tous les microbes, mais recouverte d'un mince feuillet fibrineux. Les B. de Lüffler y sont (formes non associées) à l'élut de pureté.
2° Action expérimentale. — A. (ouaye, — C'est l'animal de choix. 2
a, Inoculation sous-cutanée, — Une culture de moyenne intensité (inoculer des cultures de vingt-quatre heures ou quarante-huil heures) tue le cobaye de 600 grammes à 4 centimètre cube ; une culture Lrés aclive le Lue à un vinglième de centimètre eube. Si l'animal survit, il se produit simplement une escarre qui s'élimine. S'il meurt (vingt-quatre heures à cinq jours), on constate de l'ædème local, puis des symptômes généraux : dyspnée, ele
A l'autopsie : congestion intense des viscéres, surtout des capsules surrénales, pleurésie double abondante (jusqu'à 20 centimètres cubes), parfois hémorragique. Cele pleurésie est à lymphocytes {Wipaz el Ravaur, J. Counwoxr el F. AnLomnG, 1904).
Le bacille resté cantonné dans le point inoculé, il ne passe jamais dans le sang ou dans les viscéres. Il disparait même rapidement de l'œdème local; très abondant jusqu'à la huitième heure, il diminue progressivement, et esl trés rare à l'autopsie, Les inoculations en série échoucat très vile (comme pôui le éétanos) pour celle raison.
b. Inveulahon intra-péritonéale. — Mort plus lente. Mémes lésions, avec, en plus, de l'ascile contenant seule le bacille.
€. Inoculation intra-trachéale. — On fait la Lrachéotomie, on excorie la muqueuse trachéale, on y dépose un peu de cullure: Véritable croup à fausses membranes, Morl rapide. La muqueuse saine est réfractaire.
Le. disparait rapidement du sang.
4 ue le chen 1 a dos Poe et Ko.
2 ragescerLrapeute
[ss
H, Grexovnux, — Voy. injection de toxine (p. 624) Mémes symplümes, IL. Rar et souris, — Réfractaires.
E) Toxixes
La toxine diphtérique a été bien étudiée par Roux et YEnsix (1888-1890) qui ont définitivement démontré le rôle pathogène du B. de Lôffler en reproduisant, avec la toxine, les paralysies post-diphtériques.
4° Préparation. — Pour préparer la toxine diphtérique on ensemence en bouillon de veau peptonisé, ou mieux en bouillons Martin, Massol ou Spronck (voy. p. 90 et M), des bacilles virulents (tuant le cobaye de 500 grammes en vingt-quatre heures à un demi-centimètre cube). La virulence n'est cependant pas loujours en rapport avec la fabrication d'une toxine trés active ; aussi vaut-il mieux chercher et conserver avéc soin une souche d'un bacille expérimenté comme trés Loxigéne (les cultures en bouillon Murtin, sorties de l'étuve au bout de huit jours, se conservent longtemps toxiques à l'abri de la lumiére), Voyez page 612, l'importance de la composition du milieu. Les eullures seront faites en couches minces dans de larges ballons. Primitivement, on faisail passer un courant d'air, jour et auit, sur la culture (voy. p. 823, fig. 357); on en a reconnu la faible utilité, surtout depuis qu'on emploie des milieux non sucrés. En réalité, sans prendre aucune précaution, on obtient des Loxines suffisamment nctives dans des bouillons ordinaires.
Le moment où on doit filtrer la cullure est très variable. On recommande d'attendre vingt à trente jours, Nous ayons souvent obtenu des formes trés actives en fillrant le sixième jour, En moyenne : filtrer vers le huitième jour,
2° Conservation. — La loxine est conservée comme il a élé dit plus haut. LL est inutile de la recouvrir d'une couche d'huiles mais il est important de la metire à l'abri de la lumiére, Elle se maintient nclive pendant plusieurs mois.
gène.
près identiques à ceux de l'inoeulation d C'est encore un rapprochement avec lu to les voies sont favorables à d'intoxication à saines (ingestion, ele.).
IL faut toujours essayer une Loxine (des des conditions en apparence identiques ne d des toxines identiques). On fait cette épreuve 500 grammes, La toxine doit le tuer en un vingtième de centimétre eube au moins.
A. Conays. — Mort en vingt heures (1/4 de de Loxiné active ou plus) à deux ou trois centimètre cube). Mèmes lésions qu'avec la et escarre locaux, congestion Lure caractéristique est l'hypertrophie, ln
ent des capsules surrénales. La su Des de paralysieg, finalement mortelles.
Remo et le cn : é de l'infection, contrairement à ce Lox : létanique {. Counmoxr el Doyax).
Arx. — Mêmes symptômes qu'avec les en hypothermie, aprés une pee JE Counmoxr et Dovox). De fortes d
ï ie,
e d'hyperthermi lama Lype pour a roduetion
faible pour que l
tain temps. I finit presque toujours par succomber à ces paraly= sies, Notons, loulefois, que ce n'est pas une qualité spécifique de la toxine diphtérique ; plusieurs autres toxines font des paralysies chez le lapin, mais moins constamment,
Certains auteurs {Roñer et Bayeux, Monax) auraient produit des fausses membranes avec la toxine.
L'injection de fortes doses dans le sang donne les mêmes lésions intestinales que ebez le chien (4. Courmoxr et Doxox).
©. Cwiex. — De faibles doses engendrent seulement des para- Iysies ourables. Des doses moyennes (1/4 de centimètre cube) Luent eu quarante-huil heures avec ictère, hypothermie (jusqu'à 23°) après une période d'hyperthermie de vingt-quatre heures (J. Counmoxr et Doson). { centimètre cube d'une toxine, ne luant le cobaye qu'à 1/20 de centimétre cube, peut tuer le chien en quinze à vingl heures ; on remarque déjà de la congestion intense de l'intestin grêle. L'injection de fortes doses (50 centimètres cubes) engendre des lésions tntestinales des plus remarquables (1. Couamoxr et Dovox !), Il y a une période d'incubation de trois heures ; puis l'animal devient triste et émet par l'anus des matières jaunâtres, pseudo-membraneuses, noyées dans un enduit gélatineux, teinté de sang. La mort survient subilement vers ln cinquième heure. À l'autopsie : congestion généralisée ; lésions intenses de l'intestin gréle : ln muqueuse est infillrée, épaissie, recouverte d'un épais enduit jaunâtre, ocreux, non adhérent, formant des lambeaux tem blotants; au-dessous : la muqueuse est recouverte d’une pellicule nacrée trés adhérente ; en somme : entérite membraneuse violente. L'ictére est fréquent. L'histologie (Pavior) montre qu'il s'agit de lésions inflammatoires vérilables (véritable membrane organisée non fibrineuse), C'est une entérite formée, loin du point inoculé, non microbienne, Lémoignant de l'exode de la toxine par l'intestin gréle.
L'injechion intraveineuse produit, en quelques heures, une
d. Counmoxr el Dovos, Des lésions intestinates dans l'intoricalion diphitérique expérimentale aigue. Arch. de physiologie, juillet 1805,
[rs
i IMMUNISATION NE
tétanique ; la subslanee active est une toxalbumine, voisine. des diustuses (sensibilité au chauffage à + 58° qui alénue considérablement, et à + 100° qui détruit, solubilité dans l'eau, précipitation par l'acool, adhérence aux précipités, dialyse diff cile, etc.). Les ferments pepsiques détruisent la toxine, ln précipitation par l'alcool l'atténue, Les oxydants (eau oxygénée, iode, ete), l’affaiblissent considérablement,
Les principes toxiques sont multiples dans la toxine diphtérique. Sa composilion a élé trés éludiée par Emnuicn (1898), au point de vue de ses effets biologiques, toute question de composition chimique mise à part. Enauicu distingue : 4° la toæine, telle que nous sommes habitués à la considérer, neutralisée par une certaine quantité de sérum, immunisante, etc. ; 2° les toxoïdes, qui existent dans la culture filtrée alors que toute la toxine a disparu par vieillissement ou neutralisation par le sérum ; ce seraient des produits de transformation de la toxine véritable; ils occasionneraient des symptômes spéciaux habituellement masqués (les animaux inoculés avec des cultures filtrées devenues inactives ou neutralisées par du sérum finissent par succomber) et pourraient immuniser ; 3° les ‘oxones, qui ne seraient pas dés produits de transformation des Loxines mais bien fabriqués directement par le bacille, concurremment aux toxines et produiraient, par exemple, des paralysies post-diphtériques ; ces loxones sont rendues apparentes par la neutralisation de la loxine ; ils peuvent immuniser (voy. p. 438), .:
. Guisocurr (1892) aurait obtenu une toxine diphtérique active en cultivant le B, de Lüffler dans l'urine, exempte de matières albuminaïides, D'autres Lentatives, dans le même sens ont échoué.
F) IumMUNISATION
On a immunisé des animaux par différents procédés. L'immu= nisalion des petits animaux de laboratoire est trés difficile ; ils finissent par se cachectiser et mourir,
- 4° Inoculation de cultures vivantes. — [lorrmaxx est lé premier qui ail vacciné des cobayes. IL leur inoculait des culs PRÉCIS DE nACTÉMIOLOGTE, À édit. 40
WACILLE PSEUDO-DIPHTÉRIQUE 027
teraient négalives. Lôrren avait déja signalé ces bacilles non virulents, en 1887, On voit le parti tiré de cette découverte pour les adversaires du diagnostie bactériologique de la diphtérie.
Roux et Yensix (1890) étudient avec détails ce B. pseudodiphlérique,
D'une façon générale, les Allemands considèrent le B. d'Hoffann comme une espèce différente du B. de Lüffler, les Français admettent que c'est un B. diphlérique atténué. La question se complique encore des 2. diphtériques courts (p. 614) qui sont souvent peu où pas virulents el que certains rapprochent des BE. d'Hoffmann.
On a alors cherché des méthodes de différenciation rapide des vrais et des pseudo-bacilles.
Neissen (1897) a pensé distinguer le vrai B. de Lôffler du speudo-B, pur sa réaction (voy. p. 613). Le B. Lôffler aurait ses pôles bleus (fig. 406), le B, d'Hoffmann se colorerait en brun uniforme (fig. 305). Escuencu (1890) a proposé decultiver en milieux lactosés et tournesolés (p. 88); le B. de Lüffier rougirail rapide ment le bouillon (acides) Landis que le B. d'Hoffmann le laisserail bleu (pas d'acides). Srnoncx (1896) a cherché à utiliser les propriétés préventives du sérum antidiphtérique. On injecte 4 centimètre cube de sérum sous la peuu d'un cobuye de 350 grammes, six heures avant l'inoculation de la culture virnlente ; le B. de Lôffler ne produirait pas d'œdéme, le B. d'Hoffinann, sans taer le cobaye, ferait de l'œdème local. FaoenxeL (1896) a voulu utiliser l'agglutination, ete.
Tous ces procédés ont eu leurs partisans et leurs détracteurs, Cu, Lestun a repris la question, dans mon Luboratairet, avec 70 échantillons de B. diphlériques ou pseudo-diphtériques # 40 virulents pour le cobaye, 30 non virulents (ces derniers pros venant pour la plupurt de nez ou de gorges saines où d'angines guéries), Tous ces bacilles ont été cultivés et inoculés ; leurs toxines ont été étudiées; ils ont été soumis à l'épreuve de
* Cu. Lesmon, Les bacilles dits « pseudo-diphtériques ».. Thése de Lyon, 1901-1902, Buillière, Paris.
Be
628 LE BACILLE DIPHTÉRIQUE
Srnoxck, de Neissen, à l'agglutination; des tentativés d'exnltas tion de leur virulence, de vaccination avec eux contre le &4e Lüffler ont été faites, ele. Voiei les résullats obtenus par Lesteume
1° La morphologie n'a pas de rapports constants avec la win
Fig. 305.
B, pseudo-diphtérique Réaction de Neisser négative (Lesreun).
lence, Sur les 40 bacilles virulents, 22 seulement étaient long#ÿ sur les 30 non virulents, 4 étaient longs; done, les bacilles courts où moyens sont souvent virulents, les longs ne le sont. pas tou: jours.
2 La réaction de Neisser n'es pus s ique. Sur les 40 bacilles mirulents, 32 seulement p ent le Neisser (80 p, 100); sur les GO non rirulents, 8 prenaient le Neïsser (20 p. 100). La rénction: de Noïsser constitue donc cependant une présomption de virus
+ L'acidification des bouillons lactosés (épreuve d' EscherteN)
HAGILLE PSEUDO-DIPHTÉRIQUE 620
est inconslante chez les virulents et peut se montrer chez les non virulents,
4 L'épreuve de Spronck ne donne des résultats positifs que dans 35 p.100 de B. de Lôffler, et ne donne des résultats négatifs
B. diphlérique, Réaction de Neisser positive (Lesi£un).
que dans 40 p. 400 des B, d'Hoffmann: elle ne peut non plus servir à la diagnose,
6° La virulence du B, de Lôffer n'est pas forcément en rapport avec la gravité de ln diphtérie d'où il provient.
6° Les B. d'Hoffmann se rencontrent plus fréqu le nez que duns In gorge, chez les diphtériques ment l'effet du pouvoir bart
7° Sur 120 gorges examinées, 21 contenaient du B. d'Hoffmann filest vrai dans un mil
8e L'agglutination n'est pas un procédé de diugnose ; 26 échune
nment dans ‘est probable= cide du mucus nasal.
ontaminé).
« pseudo-diphtériques » sont des B. diphtériques RE sou Pc csrectares desole in VAS [ lines ae 4 à Lana re à armure 40e rareté des vrai B.p do-d Lea nv on défunt de co re 1
DIAUNOSTI CG sort \100E 631
diphlériques » ne seront plus un obstacle an diagnostic buclériologique de la diphtérie.
H) DiacnosTic BACTÉRIOLOGIQUE-DES ANGINES A FAUSSES MEMBRANES
Les méthodes eliniques sont impuissantes à faire le dingnostie certain de la diphtérie. Il existe des angines et des laryngites à fausses membranes qui simulent la diphlérie au point de ne pouvoir en étre distinguées, et qui n'ont aucun rapport avec celte affection. Par contre, certaines diphtéries bénignes, mais pouvant devenir subilement graves, el capables en Lout cas d'être l'origine d'une épidémie meurtriere, n'ont pas les allures classiques de ln diphtérie ; il peut mème exister des angines diphtériques suns fausses membranes. Enfin, la clinique est totalement incapable de nous donner le moindre renseignement sur l'époque à laquelle le B. de Läffler disparait de la gorge des diphtériques, c'est-à-dire sur l'époque à laquelle un diphtérique n'est plus contagieux el ne doit plus être isolé. Tezexas pu Monroe 11894) a attiré l'attention sur le coryza qui persiste souvent {14 cas sur 60) après la guérison de la diphtérie el contient du B. de Lüffer virulent pendant deux mois et plus. La clinique ne peut indiquer le moment de cette disparition.
Le diagnostic de la diphtérie ne peut donc se faire que bactériologiquement, par la constatation du B.de Lôffier. Cette constata- Won est relativement facile; elle est à la portée de tous.
Le B, de Lüffler se lrouve dans les fausses membranes, dans une couche sous-jacente à lu surface libre. On le verrait très bien dans des coupes de fausses membranes durcies. Lorsqu'il n'y a pus ou qu'il n'y a plus, de fausses membranes, dans l'écoulement nasal par exemple, il existe en abondance dans le mucus, à la surface des muqueuses. Pour prélever la fausse membrane. ou le mueus, on procède, comme il a élé dil (p. 327), avec un écouvillon où une spatule de platine. Les fausses membranes sont séchées sur du papier buvard pour étre débarrassées du mueus, Si on reçoit des fausses membranes desséchées, on les fait ramollir dans un peu d'eau pure et on opère comme ei
aq.ät de violet sue HA 100 de Vent de
‘hant ip 614). Les bucilles longs sont souvent r aux deux extrémités en forme de double en avg de Loi ou quatre élément rés pa ur contre les autres.
On fera ensuite une autre pérarition per Gram-Nicolle (p. 270) ; le D. de Lier prenant seront éliminés tous les bacilles qui se déc L'examen direct est très rapide, il ne minutes. On peut trouver des cas où le B. que à l'état de pureté et en grande abonbance ne trouvera que quelques petits amas encore Mais, il peut arriver qu'on observe seulement « “isolés, ou qu'on n’en rencontre pas, même avec brunes diphlériques, puisqu'ils ne sont pas régi minés dans toute la fausse membrane. On pou da diphtérie par l'examen direct, on ne devra
DIAGNOSTIC HACTÉRIOLONIQUE 633
qu'on ne trouvera pas de bacilles. 11 faudra alors passer à la seconde méthode, la plus sûre.
Voyez plus loin (Pronostic, p.636) l'avantage de l'examen direct pour reconnaitre les associations microbiennes.
Fig. 307, Frotlis de fausse membrane diphtérique. Gram et éosine, Bacilles diphtériques longs et streplocoques. (Demi-schémalique ; Gr = 1400 D.)
2 Culture. — Nous avons vu que le B. de Lüfiler donne, sur sérum coagulé, des colonies Lrès apparentes en moins do vingt-quatre heures, ulors que l'immense majorité des microbes de la bouche ont à peine commencé à végéter. On opérera done de la façon suivante. On gratte légèrement avec la spatule de platine ln surface de la fausse membrane essuyée; on en fuit de même sur la muqueuse malade. Avec celte spatule, et sans lan recharger, on Lence trois ou quatre stries longitudinales par tube M successivement sur trois tubes de sérum coagulé, et on mb
6% LE BACILLE DIPHTÉRIQUE
Fig. 308
B. diphtérique.
Isolement sur 3 tubes de sérum ensumencis successivement (1, In mème spatule (Schémas imités de
Mhérxor et MasseLix).
lidifié avec
ceux-ci à l'étuve à + 35%. On les éxamine au bout de seize heures, vingt-quatre heures au plus. S'il n'y a aucune colonie apparente, la diplhtérie doit être éliminée. Dans les cas posilifs on observe le long des stries « grand nombre des 60lonies que nous avons décrites plus haut, Elles sont petites sur les premiers Lubes semés, parce qu'elles sont Lrès nombreuses (fig. 308, 4, 2); elles s'élalentet grossissent surles Lubes ensémencés les derniers, surlout après quarante huit heures (fig. 308, 3). On ne duit pas se contenter dé consliter ces colonies; il existe quelques micro:
bes (un coceus spééinlement), qui peuvent, vers la vingtième heure en imposer pour le B. de Lôffer, Une préparalion microscopiquefaite, comme il a été dit plus haut (p. 642), lèvera
#iil
DIAGNOSTIC BACGTÉRIOLOGIQUE 635
tous les doutes, On retrouvera avec leurs mêmes caractères et leur méme disposition un amas de colonies à longs bacilles granuleux et enchevètrés (fig. 303) ou des colonies à courts bacilles homogènes (fig. 304), Lous deux gardant le Gram, et presque toujours le Neisser (fig. 306). Les membranes desséchées peuvent aussi donner des cullures, ear les bacilles secs résistent très longtemps aux causes de destruction.
Ce procédé de diagnostic, dû à Lorruen, préconisé par Roux el Yensix, est d'une certitude absolue,
Nous avons vu plus haut (p.630) que l'existence du B. pseudodiphtérique ne devait pas entraver le diagnostic bactériologique, Done, en pratique : Bacilles poussant en vingt heures sur sérum et prenant le Gram = Diphtérie; les erreurs (les quelques rares cas à pseudo-diphtériques) seront trés rares et offriront moins d'inconvénients que l'incertitude résullant des expériences com pliquées destinées à s'assurer qu'on est bien en présence du vérilable B. de Léffler.
Je rappelle encore que les B, courts sont de vrais B. diphtériques (voy. Pronostic, p. 636).
Les fausses membranes non diphiériques, celles qui ne contiennent pas de bacilles de Läffler, sont dues à différents microbes : Streptocoque pyogène, Staphylocoque pyogène, Pneumocoque, Cocoi divers, B. de Friedländer, B. de Vincent, ele, (voy, ces Micrabes). Sauf pour les streptocoques et les B, de Vincent, l'examen direct ne donnera pas beaucoup de renseignements. La culture fera le diagnostic. Il faudra surveiller les tubes'de sérum et examiner les colonies à mesure qu'elles apparaissent. Les colonies de Streptocoque sont maigres, poncliformes, ne ressemblent pas à celles du B. de Lüffer. Une seule colonie d'un microbe né suffit pas à faire considérer celui-ci comme l'auteur de la fausse membrane: il faut une prédominance mar= quée d'une espèce microbienne sur les autres. Si on attend top longtemps pour examiner les colonies, la conclusion n'a aucune valeur, cerlaines espèces envahissant le tube am détriment des autres. On cullivera isolément chaque calo= nie pour mieux définir l'espèce. On se servira des caractères
1) Proxosrie nAcTÉMO LOG ot d'une angine à fau:
cialions microbiennes, Nous n'avons à nous 08 2 derniers, IL est certain de les B. longs,
SÉROTHÉRAPIE 647
peut donc dire qu'actuellement toute diphtérie, Lruitée à temps, qui prend des allures malignes, est une diphtéro-streptococcie. Les Sireptocoques (le pyogène et d'autres qu'on commence à étudier) envahissent le sang, les parenchymes et tuent par septicémie. :
Le médecin a done le plus grand intérêt à étre fixé sur cette redoutable association. Comme nous l'avons dit, les cullures l'indiquent. Nous avons, cependant, encore plus confiance pour lu reconnaitre dans l'examen direct. Certains streptocoques poussent mal; d'autres, hôtes sans importance de la gorge, envahissent les cultures. Ce qui est important c'est de constater directement duns la fausse membrane l'abondance des streplocoques. Quand un frottis montre un nombre inusité de streptocoques, la diphtérie est sûrement associée,
J) SÉROTHÉRAPIE
En raison de son importance, la sérothérapie antidiphtérique nous servira dé type pour l'étude de la sérothérapie (p. 821).
cultures, c'est-à-dire sur un tube de gélose ou de gélatine dont on a enlevé les colonies (de B. d'Eberth); ces milieux sont comme : U vaccinés (CHanrEMEssE el Wivaz). Ce caractére est inconstant.
3° Cultures sur milieux solides. — A, Sénum. GËLOSE, — 4 Strie blanchâtre, erémeuse. Rien de caractéristique, Il On peut colorer les géloses comme les gélatines. B, GkLariNE. — Pas liquifiée. — Piqure : disque mince, irisé |
à la surfuce; le long du trait : petites boules rondes, comme une }
Fig. 309.
B. typhique.
Colonies sur gélatine, vues à la loupe (montagnes de glace). il
grappe de rdisins. Parfois apparaissent des cristaux de phosphates.— Strie : voile mince, irisé, à bords déchiquetés;avec une bande plus épaisse, le long de la strie, — Plaque : colonies assez caractéristiques ; vers la quarante-huitième heure : petites colonies rondes, qui grossissent (Lèle d'épingle) mais restent bleu- | les, lransparentes, avec des contours découpés et des sillons partant de la crête centrale qui est plus épaisse, A lu loupe, l'aspect est celui d'une montagne de glace (fig. 309).
Les colonies développées dans la profondeur sont petles, opaques, régulièrement arrondies (fig. 310).
C. GÉLATINES coLOnËEs, Voyez page #13, l'emploi des gélatines de NoëcGenatH, Gassen, Wuurz, Ramoxu,
D, GÉLATINE PHÉNIQUÉE. Voyez page #11, E, GëLarine v'eusxen, Voyez page 413.