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UE

Ga LE BACILLE TYPNIQUE

F, GÉLATINE rounAILLOoN, — Développement peu intense

G. GÉLATINE DE Pronkowekt. — Voyez page 413, Les colonies me différent pas sensiblement de celles du Colibacule.

Fig, 310:

B, typhique.

Culture sur gélatine en boîte de l'etri.

Ü, colonies ielles de 2. d'Eberth en manlagncs di glace, — c'enoniee

profondes pou de 4. d'Eberth, — 5, colonies légèrement. liquéffantes (Staphylocogue pyogène). — B, moisissures

H. Pose pe rennre. — Aucun développementapparenti lis À jour frisant, on voit cependant un enduit vernissé (bave descar got} extrêmement mince, qui constitue la culture. D'autres fois, surtout pour les cultures entretenues depuis longtemps danses Inboratoires, la culture est plus épaisse, visible, visquenses jaune brun, Cet aspect s'obtient à volonté sur les pommes deterré alcalinisées (Bucuxen).

Îl est certain que l'aspect des cultures sur pommes déslerre (donné autrefois commé caractéristique) varie beaucoup snirant les échantillons, leur âge et surtout suivant ln composition

be

ISOLEMENT. CULTURES 6 l À

{si variable) de la pomme de terre employée. Pour remédier à ce dernier inconvénient, Remy et Suuic ont composé un milieu artiliciel (trés compliqué), comprenant tous les éléments de ln | porime de terre.

I. Anricaaur, — Aucune culture apparente ; aucun changement | de couleur (Rocen). : il

4° Cultures en milieux liquides, — À. Bovizzox, — Trouble général dés la dixième heure. À la surface et en collerette sur les bords du récipient (pencher légérement), une mince pellicule moirée, irisée. Dès le quatrième jour, des flocons se déposent dans | le fond et forment un dépôt abondant. Vers le douzième jour, Le bouillon s'éclaireit et devient brunâtre ; la culture ne végète plus.

B. BouiLLos au secTRAL-ROTE, — Voyez page #14,

C. Bouiuox Lacrosk £r rounxesoLé (voy. p. 88). — Reste bleu (pas de fermentation du sucre), Importance capitale.

D. BouiLLOx LACTOSÉ ET ADDITIONNÉ DE CARBONATE DE CHAUX, — Pas de dégagement gazeux.

E. Bouuon ansexicas. — Ne végèle pas dans un bouillon contenant 06',02 d'acide arsénieux par litre.

FE. Muugux mnénaux. — Ouemxsky (p.81), Nœceut, Pré, ete, ont composé des milieux minéraux dans lesquels le B. d'Eberth ne végéle pas, landis que les autres microbes voisins poussent bien. C'est inconstant.

G. BouiiLos vacciné. — Le B, d'Eberth pousse mal sur les milieux solides oil a déja végété (Cnaxremesseel Wipar), Emenx (1902) a appliqué ce fail aux eultures liquides. Il fait digérer 200 grammes de pulpe de rate de bœuf par 250 grammes d'estomac dé pore, dans un litre 1/2 d'eau acidulée (15 centimètres cubes d'HCI), pendant vingt quatre-heures à + 50°, On ajoute de la macération de pulpe de rate (500 grammes pour un litre d'eau), on fait bouillie dix minutes, on filtre sur coton hydrophile mouillé. C'est un excellent milieu pour le B. d'Eberth. On ense= mence, on filtre au bout d'un mois, Le liquide filtré est un

PRÊCIS DE DACTÉRIOLOGIE, 2 édit. si

ns ie.

LL Per Lair. — Vé dépasse pas 4 p. 100). V

‘2. tplique Culture en Ps âgée de 48 lieu À, échanditlon dlenmant iles on er LES ses

2 Forme. — Dans l'organisme : petits bac 0,6 à 0,7 p), droits, à bords arrondis, à proto

(fig. 311). Très polymorphe duns les cultures. Jeune, ilest gréle et court, parfois réuni par 2 (fig. 311, A). Certains échantillons sont rapidement très longs (fig. 314 B). Dans les vieilles cultures, surtout en gélatine, il s'allonge beaucoup et les formes d'involution ne sont pas rares (formes en navelle, renflements terminaux, ele.) Sur gélose et sur pomme de terre, il est en général large et trupu. Les cultures rès anciennes sur pomme de Lerre donnent souvent des éléments longs avec nombreux espaces clairs.

3° Mobilité. — Très mobile. Mouvements très vils et très rapides. Cils nombreux (8 à 12, parfois jusqu'à 20) répartis

Fig. 312,

D. lyphique.

Cils, Très fort grossissement.

sur toute la surface du bacille (fig, 312), longs (8 p et plus), flexueux. Le B. coli est moins riche en cils.

L'action de la lumière solaire, des autiseptiques, des lempératures dysgénésiques sont sans influence sur le nombre et lu forme des cils (Rewx et Succ). Leur présence est done un caruelère assez fixe,

d le sol, il est encore visant au (Gnaxcnen et Descuamrs). % La dessicealion le tue lentement (Ur:

… La lumière est très nocive (GarLLAnD) ; # on tuent une culture liquide ; il faut cultures desséchées (VincexT).

Les antiseptiques le Luent en quelques

ni la mannite ; il a une action faible sur la lévulose et la galaetose, plus énergique sur le glycose. Au contraire, le Colibasille fait fermenter la lactose. IL en résulte que le Colibarille engendre des acides, des gaz, dans les miliéux où il fait fermenter la lactose, la saccharose, tandis que le B. d'Eberth ne produit ni acides, ni gaz dans ces milieux.

Un bon moyen de différenciation consiste done à cultiver ces deux microbes duns des milieux lactosés (bouillon lactosé el lournesolé, gélatine lactosée et Lournesolée, bouillon lactosû avec carbonate de chaux, lait, petil-luit, ete). Le Colibacille fait virer au rouge et fabrique des gaz; le 3. d'Eberth laisse les milieux bleus et ne fabrique pas de gaz.

Le B. d'Eberth ne produit pus d'indol.

5° Agglutination. — Les sérums antityphiques, e'est-à-dire provenantd'animaux immunisés contre le B. d'Eberth,sontagglu-

tinants pour celui-ci. Dès 1896, Preirrer el Kore essayent de

reproduire, dans te péritoine du cobaye, le phénomène de Pfeiffer (voy. p. 685) avec du sérum de convalescents ; leurs résultats sont incoustants. La même année, Grüven et Duniam constatent l'agglutination des baeilles Lyphiques, cultivés en bouillon addi- Lionné de sérum d'animaux immunisés, et proposent d'étudier à ce point de vue, le sérum de l'homme convalescent de fièvre typhoïde, La même année encore, Winas montre que cotte propriélé appartient au sérum des typhiques pendant l'infection (voy. Sérodiagnostie, p. 656).

Les sérums des animaux immunisés sont bien plus agglutinanls (1/10 000 et plus) que la plupart de ceux des hommes typhiques.

La propriété agglutinante se retrouve dans le lait, les Inrmes, certaines pleurésies, parfois l'urine des typhiques. Elle peut passer dans le sang du fœtus.

La substance agglutinable existe dans les bacilles morts (agglutination dés cultures tuées) ; elle résiste à la chaleur, à ln lumière ; elle est soluble dans l'alcool.

Certaines substances chimiques possèdent le pouvoir agglutis nant (Mazvoz), mais leur action n'a rien dé spécifique.

be

LE BACILLE TYPHIQUE

Voyez, page 244, la valeur de l'agglutinabilité pour du B. d'Eberth.

D) ACTION PATIOGÈNE

4° Action naturelle. — Le B. d'Eberth est pathogène seule” ment pour l'homme, C'est l'agent de la fièvre typhoïde et de

Fig. 318.

Rate lyphique, Bacilles violets. Coloration à la thionine phéniquées

nombreuses complications (aboës, ostéites, myosites, pleuréstes,. broncho-pneumonies, méningites, angines, péricardite, ete} de 4. Il a, parfois, engendré des abcés, des ostéiles sine Lrphoïde, et aussi, trés rarement, des septicémies sans s inlestinules. Il existe dluns les matières fécales (Hé isième jour pour Réty) (voy. p. 642), dans les urines (BOt ele.) peut-être seulement albumineuses (Besson), L p. 064), À l'autopsie, on le retrouve dans

[ACTION PATHOGÈNE GT

parenchymes surtout dans ln rate (fig. 313) et les ganglions mésentériques.

2 Action expérimentale — Il faut distinguer l'inoculation et l'ingestion.

A. Ixoevtamos, — L'inocalation ne donne pas une maladie rappelant la fièvre typhoïde de l'homme, On utilise, surtout, le cobaye et ln souris (FnexkeL et Snmoxns, 1885).

a. Si on inocule des eullures, telles qu'elles proviennent de la rale ou du sang d'un typhique, c'est--dire peu virulentes, il faut injecter dés doses assez fortes (1/2 à 2 centimétres cubes), dans le péritoine, pour tuer en vingt-quatre à soixante-dix heures. À l'autopsie, on constate une péritonite généralisée avecascite contenant de grandes quantités de bacilles. L'inoculalion souscutanée produit un abcès et est rarement mortelle.

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