CHAPITRE XVIL
STREPTOCOQUE PYOGENE
Le Le Streplocoque pyogène à élé vu pour la première
Pasreun et Douenis, dans l'infection puerpérale, en puis décrit comme lé mierobe de certaines sup Ousrox (1884), par Rosexsacu (1884), de l'infection pue pat CHAUVEAU 8ss) par AnLorxé (1883), par Taucnor par Wipas (1888), et comme celui de l'érysipéle par (883). 1 a fait l'objet d'un nombre incroyable de travaux
A) L'espèce : STREPTOCOQUE PYOGÈNE
IL importe d'abord de bien définir ce qu'on appelle le coque pyogène. La disposition en chainelles, le terme de tocoque qui lui correspond n'ont rien qui puisse caracté éspèce queleonque. On n'a d'ailleurs qu'à se reporter criptions du Pneumocoque, par exemple, pour voir des en chainettes qui n'ont aucun rapport avec le Strep gêne. Le Staphylocoque peut offrir quelques courtes chal Certains bucilles très courts (B. pyocyanique, B. du chanere B. pseudo-tubereuleux, ete), s'arrangent parfois en strep ressemblant beaucoup aux streplocoques. En somme, les ( nelles n'ont aucune signification pour l'identification de imierobienne, d'autant plus que (comme on va le voir) le Re te n'est pas fatalement en el “IE faut, done, accoler un qualifientif (pyogéne) au terme s qualifier le microbe auquel on a affaire.
rd les streptocoques pathogènes
lotont pas plie pour Le animaux [
mal de pis), découvert par Nocann (1887), es animaux de Inboratoire, sauf pour le abcès elos dont il ne meurt d'ailleurs pas tocoqué pyogène; 3° le Streplocoque de la g découvert par Scnürz (1887), qui est beaucoup streplocoque pyogène et lui est mème id L auteurs ; il est pathogène pour la souris, Je lapin un léger érysipèle de l'oreille : Lac Diplocoque de la fièvre typhoïde (pneumonie
vai; 4 le Streptocoque de l'anasarque dû eheva Licxiènes, serait identique nu Séreptocoque de A nous reparlerons, Voila CARRE d miner,
Restent les streptocoques pathogènes pour 1 Lous identiques ? La streplocuccie humaine au Streptocoque pyogène ? La question La pm les avis sont partagés. Nous concluons n des stréptocoques qu'on peut rencantrer che!
ainsi qu'on a très fréquemment isolé des st que de lu gorge de malades atteints de scarlatine que certains auteurs font de cette fièvre coccie, Les uns ont présenté les caractère coque pyogène, d'autres ont paru en différer douteux que nombre de streptocoques, latineux (quel que soit leur rôle dans l'éliologie
s'éloignent du type pyogène, RemuxGen a isolé du un streptocoque plus pathogène pour le cob
lapin. Marmonek a trouvé, sur un exsudat am Locoque qui lui a servi à fabriquer son sérum démontré (voy. p. 852) être tout à fait d [ de l'érysipéle, quant à ses effets pathogènes
vu que Liéxiènes l'identifie au streplocoque d
puerpérale, Re EE sies, elc., ele., correspondent à ce type.
Mai coitypedui-mémsy ainsi défini, élagué de tous le Locoques plus ou moins voisins, conslitue-Lil une ( fixe? Nullement, L'espèce est, en réalité, constituée. infinité de races ; chaque échantillon a une certaine in
lité, Il faut répéter pour le Séreptacoque pyogène lout ce q
nous avons dit pour le Colibacille ; ces deux hôtes nat cavilés n'ont aucune fixilé: il y a des séreplocoques comme il y a des colibacilles ; il y a des parastreplocoques, cor il y a des paracolibacilles. li en résulte l'impossibilité de rs par l'agglutinabilité, par l'action préven
rs) qui avait pensé fabriquer, avec son | c (qui n'était pas le Streptocoque pyogène), un sérum € contre loutes les streptococcies (voy. p. 852), est resté p l'unité des streptocoques. Il vient (1902) de soutenir a:
cette thèse. + peer ant l'espèce streplococcique est ©
4° par la fa d'hémolysine, ia vivo, chez le lapin:
impossibilité de pousser dans le filtrat de sa eullure ; 3 d'une toxine identique qui est loujours ne
B) Isozemexr, Cuurt
4° Isolement. — Ensemencer din en | pus, le sang, les sérosités, les produits non cor les autres, inoculer le lapin, et ensemencer le sang
2° Caractères généraux des cultures, — Végète de + 209 à + 46°. T° oplima = 37, neutres ou légèrement alealins, Ne végète pas sa cullure (même seulement âgée de a streptocoque de la scarlatine fail exce lu gourme dés équidés.
3° Cultures sur milieux solides. — En vingt-quatre heures, semis de très châlres, moins transparentes que celles du semoule) (fig. 157,1). Sur gélose, elles s, formant unc tralnée grisätre, op:
osant la gélose d'un peu de sérum ll vorable (Manmonex), nt, — Culture Lrès grèle, Pas vu ill digérent cependant ln L vers le cinquième jour, et mort rapid points blancs, opaques, ar ques végélent plus abonda:
ISOLEMENT, CULTUNES 7al
€. Pose ve rente, — En général, pas de culture apparente, bien qu'il y ait développement, qu'on peut constater, en examinant au microscope le produit du raclage. Certains streplocoques donnent des colonies visibles,
D. Canorre. — Certains streplocoques végélent sur carolle en gouttes de rosée.
4 Cultures en milieux liquides. — A, Bouizzox. — Hien n'est variable comme l'aspect d'une culture de streptocoque en bouillon.
La culture type, celle des premières générations, se fait en grumeaux, ne troublant nullement le boulllon (fig. 152). Dés la vingtième heure, on voit de petits flocons se développer Le long des parois. Ils grossissent el Lombent dans le fond, vers le troïsième jour, formant un dépôt assez abondant; si on agite le ballon, le bouillon ne se trouble pas, de gros flocons remontent jusqu'à la surface pour retomber rapidement au fond. Ce type de culture, évidemment assez caractéristique, correspond aux grandes chaînettes pelotonnées. à.
D'autres lois (chainettes courtes), les flocons ont Lrés pelils et le bouillon légérement trouble; ou, même, il n'y a pas de flocons et le bouillon est uniformément trouble, comme s'il s'agissait de staphylocoqnes.
Cette différence d'aspect n'est pas l'apanage d'un échantillon donné. Le méme streptocoque peut varier du tout au tout d'une générulion à l'autre ; une culture claire à flocons, ensemencée, donne une culture trouble ; la premiére impression est que la cullure a été contaminée ; il n'en élail rien ; les formes courtes ont simplement succédé aux formes longues. Le plus souvent, les préemicres générations sont cl el à flocons, et les suivanles deviennent insensiblement plus troubles.
Plus rarement, une culture, d'abord trouble, se transforme en culture à flocons.
Vixcexr. (1902) a montré que cette variabilité de la morphologie des cultures Vient à la réaction du milieu. Un bouillon neutre se trouble, ne contient que de courtes chainettes. Un bouillon
chainettes formant des floco d'acide non anliseptique (a. mi acides) pour rendre la culture DTEUSE floconneuse après avoir été claire, c'e
sécrété des acides, L'addition d'ui | cique donne des formes courts. En.
| préfére un milieu légèrement acide, et y | ment, en longues chaînettes.
La vitalité et la virulence des culture sont très éphémères : Le bouillon devenant idemen {acide lactique). I est trés difficile de 4 en bouillon ordinaire ; il faut le semen de l'acidité ; les cultures filles acidifient mo
B. BouLox 6LYeÉmxE à 5 p. 100. — Très a ment (Uokr).
€. Skucm. — Rocen a montré que le sé
fort bien nu développement du mL
cheval, le liquide d'ascite sont peu
D, BovuLoxs-sénux. — Les milieux de @l tion de la vitalité ot de la virulence du str bouillons-sérum de Manmonex (voy. p- | tous les Streptocaques pyogènes, qui y © le type de culture claire à flocons.
Æ, Laur. — Congulution lente en quatre « nulle,
C) CoLonaïriox, CARACTÈRES à
4° Coloration. — Se pins d'aniline. Prend généralement le Gram. Ger assez vite par cette dernière n Gram de façon inconstante (Lex pas (LixoussuRix, ÉrieNNt).
: [lig. 333, pes res CS D LAN DEN TOR EN formes diverses. Spa idee vu e.
Fig. 332.
Streplocoque pyogéne.
Culture de 48 heures, sur gélatine.
L'arrangement en chalnettes n'a pas un aspect plus (fig. 333). La chalnette type s'observe dans le pus, dans les “elle est constituée par 10 à 15 grains, C'est, en général, ce observe aussi sur les milieux solides (fig. 332). Dans le « les diplocoques dominent. Dans les cultures liqui es arrangements possibles existent (fig. 333) ; complètement isolé, en passant par les d “chainettes de 40 à 20 éléments, pour «a
Fig. 54, Streplocoque pyogène..
Différents types de culture 4, Cocei el trie courtes chatnelles. — B, e
partent des éhaïuettes, — C, les: — D, ci chaines très fines, — r, chaînes Lrôs grosses,
GARAGTÈNRS MIOLOGIQUES 735
immenses chaineltes pelolonnées, dont il est impossible de compter les éléments, et qui forment les gros flocons décrits, et mème aux umus informes d'où partent quelques chainelles (lig. 333, B). Au temps où l'on attachait une importance à ces variations morphologiques, on avait donné des noms les rappelanta divers échantillons : Str, tenuis, breurs, conglomeratus, ete, I est incontestable qu'on peut obtenir toutes ces formes avec un même échantillon, en faisant varier le milieu et les conditions de culture. Elles n’ont aucune importance spécifique.
AnLoinxG el CuaxTRE (1895), dans l'infection purulente, Viscexr {1902) dans une pleurésie purulente, on déerit des streptocoques ramifiés, avec arthrospore aux angles de jonction.
3° Mobilité. — Immobile.