COGCUS DE LA FIÈVRE DE MALTE
(plusieurs jours). La température optima = 37^. La culture est maigre sur gélose sérum coagulé et en bouillon ; le plus souvent nulle sur gélatine, qui n^est pas liquifiée ; nulle sur pomme de terre. En somme, c'est la gélose qui donne les meilleurs résul- Utâ.
La colonie est constituée par des grains arrondis ou ovalaires isolés, quelquefois en diplocoques, assez fins (0,3 {x), immobiles, se colorant facilement par toutes les couleurs basiques d'aniline, ne prenant pas le Gram. Durham en fait un cocco-bacille, une bactérie ovoïde .
La vitalité des cultures est très faible ; elles meurent vers le sixième jour; il faut repiquer tous les cinq jours.
Les animaux de laboratoire sont réfractaires. Cependant Durham a tué le cobaye et le lapin par inoculation intracérébrale, et renforcé ainsi la virulence ; le microbe renforcé peut tuer le cobaye inoculé dans le péritoine. Par contre, le singe est très réceptif. L'inoculation sous-cutanée engendre chez lui une maladie absolument comparable à celle de l'homme, fébrile, avec oscillations. La mort survient vers le deuxième septénaire, ou la maladie se prolonge des mois avant de guérir ; les rechutes sont fréquentes. A l'autopsie : tuméfaction du foie et de la rate, pas d'ulcérations des plaques de Peyer. Le sang est stérile ; le foie, la rate, les reins donnent des cultures pures.
Chez l'homme, le M, mclitensis se retrouve également dans le foie, la rate, les reins ; il ne passe pas dans le sang, même après la mort. La ponction de la rate, pendant la vie, donne une culture pure. L'urine en contiendrait (Durham).
Le M. melitensiê est agglutiné par le sérum des malades atteints de fièvre méditéranéenne ; il ne l'est ni par celui des typhiques, ni par celui des paludéens (Welght et Smith). Chez le singe inoculé, le pouvoir agglutinant apparaît le cinquième jour (BiRT et Lamb). Le sérum du lapin et du cobaye inoculés agglutinent aussi.
Pour établir le diagnostic bactériologique de la fièvre méditerranéenne, on fera : i<» la recherche de l'agglutination du B. d'Eberth, qui doit être négative; 2^ la recherche de Vhématozaire qui doit être négative; 3^ la ponction de la rate suivie de culture
(à rejeter comme dangereuse, toj. p. 326); 4^ la recherche de l'agglutination du M. melitensis par le sérum du malade. Ce dernier procédé est le seul à employer, quand les deux premiers ont écarté la ûévre typhoïde et la malaria. L'agglutination s'obtient entre 1/10 et 1/15 et dépasse rarement 1/30, par les mêmes procédés que pour le sérodiagnostic de la fièvre typhoïde.
Les cultures sont dangereuses à manier ; la plus petite piqûre souillée de M. melitemis donne la maladie (3 cas d'infection de laboratoire relatés parBiRTet Lamb, avec sérodiagnostic positif).
Wright aurait obtenu im sérum actif.