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BACILLE DE LA SÉBORRHÉE GRASSE

La Séborrhée grasse est due î\ un bacille décrit par Sabovraiid. Pour lui la pelade serait une séborrhée et due au même

MICROBES DES CONJONCTIVITES 797

microbe. En réalité, il y a « des pelades » à éiiologie différente.

Le B. de Sabouraud est extrêmement fin, presque cocciforme ; il se colore facilement et prend le Gram.

Dans des coupes, on voit très bien la colonie bacillaire pure dans une dilatation du follicule pileux (cocon séborrhéique). Les infections secondaires compliquent d'acné.

La culture est difficile et exige un milieu acide (gélose glycérinée et additionnée d'acide acétique). On lave la peau à i'éther, on la rAcle et on ensemense plusieurs tubes. Colonies rouge-brique et coniques dès le quatrième jour. Ces colonies sont en général impures {coccus blanc de la peau).

Les inoculations sont toujours restées négatives.

ARTICLE XI coccus DE LA PSEUDO-PELADE

Certaines pelades sont dues à un coccus découvert par Vail- LARD et Vincent. On arrache un cheveu, on le colore; il est entouré de colonies de cocci.

Les cultures d'isolement sont faciles à obtenir sur gélose. La gélatine est liquéfiée. Le bouillon est un bon milieu.

Les cocci sont petits (i ji), se colorent bien, gardent le Gram.

La souris inoculée meurt de septicémie. Le lapin et le cobaye sont réfractaires. Mais on peut reproduire l'alopécie sur ces animaux en frictionnant la peau avec un tampon imbibé de culture, après section des poils ; cette alopécie guérit en six semaines.

ARTICLE XII MICKOBES DES CONJONCTIVITES

On peut diviser les conjonctivites d'nprès leur évolution clinique {aiguëSy subaiguës, chroniques), d'après la nature de la sécrétion conjonctivale {catarr haies, muco-purulenles, pseudo-

membraneuses) y ou bien d'après Tagcni causal (à Staphylocoques, à GonocoqueSy etc.). Celle dernière division, basée sur la Bactériologie, adoptée par quelques ophtalmologistes (Terrien), est encore trop peu précise, malgré le grand nombre de publications parues conceraant la flore conjonctivale, à l'état normal ou pathologique.

±^ Ificrobes des oonjonotivites aiguës. -- Les plus fréquentes sont les C. à Staphylocoques] (25 p. 100; Pes). Ces staphylocoques sont capables de donner, au lapin, des conjonctivites expérimentales, semblables à celles de l'homme. En injection intraveineuse, ils tuent le lapin en quarante-huit heures (1 centimètre cube de culture en bouillon âgée de vingtquatre heures).

Les conjonctivites catarrhales à bacilles de Weeks sont aussi très nombreuses (20 p. 100 environ). Leur diagnostic causal n'est possible que par la bactériologie. Elles sont dues & un bacille découvert par Week s.

Ce bacille existe, à l'état de culture pure, dans Texsudat conjonctival. Bacille court, fin, rectiligne, réuni par 2 ou 3 éléments immobile; inlra, plus souvent extralcucocy taire, se colore bien, ne prend pas le Qram. 11 est surtout abondant vers le quatrième jour.

C'est KocH, Kartuus (1887), Morax (1896) qui ont cultivé le microbe vu par Weeks (1886). 11 se développe bien en milieuxsérum ; il se cultive mal en bouillon et sur gélatine. La culture ne s'obtient qu'à 35-37<*. La vitalité est faible ; il faut le repiquer tous les deux ou trois jours. En culture, il est un peu plus allongé que dans l'exsudat.

L'inoculation est positive chez l'homme (Weeks, Mohax, Hoffmann), négative chez les animaux.

Pour certains auteurs (0. Pes), leB. de Weeks ne serait qu'une variété de B. pseudo-diphtérique. Dans mon laboratoire, Monta- GARD (1902) a étudié plus de 50 cas de conjonctivites; il a retrouvé 6 fois des pseudo-diphtériques, et i fois le -B. de Weeks. Après plusieurs générations ce bacille se comporta comme les pseudo-diphtériques.

QUELQUES ANAÉROBIES 793

Parmi les autres microbes qu'on retrouve dans les conjonctivites aiguës citons le Gonocoque, le Diplocoquc de Frœnkel- Weichselbauniy le Streptocoque pyogènc et le DiplobacUle de Morax-Axenfeld.

2<^ Microbes des conjonctivites chroniques. — Elles sont dues, soit à des microbes vulgaires {Staphylocoques^ Streptocoques), dont la Végétation est favorisée par des lésions de voisinage (voies lacrymales, cils) ou par un mauvais état général, soit au DiplobacUle de Morax.

Dans l'exsudat c'est un bacille volumineux, à extrémités arrondies, qui se présente en chaînettes ou en amas, habituellement libre hors des leucocytes. H se colore bien et prend le Gram,

Les cultures sont faciles dans les milieux à base de sang ou de sérum (gélose-ascite, bouillon-ascite) ; le sérum solidifié est liquéfié en vingt-quatre heures. Aérobie sti'ict. Meurt en quarantehuit heures à la température ordinaire. Tué en quinze minutes par un chauffage à + 58'\

Vaspect microscopique des cultures est identique à celui de l'exsudat : chaînettes de diplo-bacilles immobiles. Formes d'involution au bout de quatre ou cinq jours.

Inocule sur la conjonctive de l'homme (Morax, Axenfeld), il reproduit la maladie. On échoue sur le singe.

Le diagnostic bactériologique est facile par simple examen.

8^ Autres microbes.— Il existe certainement bien d'autres microbes des conjonctivites.

llappelons la conjonctivite lacrymale à Streptocoques de Pari- 3ÎAUD, la conjonctivite à Pneumobacilles (Terson), et enfin les conjonctivites à infections mixtes qui représenteraient 38 p. 100 des cas (0. Pes).

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