CULTURES EN RECIPIENTS SCELLES
cela de pipettes munies d'un étranglement (a) comme le montre la figure 120 (A), qui sont stérilisées à + 450<> au four Pasteur. On chauffe le bouillon, la gélatine ou la gélose ensemencés, et on aspire dans la pipette après avoir cassé et flambé la pointe. Dès que la substance nutritive a atteint Tétranglement {a), on met le doigt sur l'ouverture supérieure, on relève le tube dans une position oblique et on ferme à la lampe Tétranglement, puis la pointe. Le tube complètement plein est figuré en <B). Cette méthode est un
Jt
Fig. i20.
Pipette pour conserver les
cultures anaérobies.
Af pipette vide. — B, pipette cliai^;ee et fermée.
Fig. 121.
Tube à essai pour la culture des
anaérobies.
A, tube rempli. — B, tube aprè§ la formcture de rétrauglemeut à la lampe.
excellent moyen de conserver pendant de longs mois en bouil-
iS8 CULTURE DBS ANAKR0B1K5
Ion des cuJUires anaérobies virulentes^ par exemple le Bacille de yieolaîer. On peut remplir ces tubes avec de la gélatine ou Se l'agar et les ensemencer ensuite par piqûre en cassant une pointe pour quelques instants. Des tubes à essai arec étranglement (fig. 121) remplis de bouillon, ensemencés et fermés à la lampe, même sans ébullîtion préalable, sufQsent pour cultiver les anaérobies peu exigeants. On peut en somme combiner les méthodes S** avec celles décrites à 2®.
4<> Cultures sur des milieux exposés à Tair mais additionnés de substances très oxydables. — Kitasato et Weyl J890) ont proposé d'ajouter à la gélose peptonée des substances très oxydables telles que : le formiate de soude, le sulfindigotale de soude, le p)T0gallate de potasse, le chlorhydrate d'hydroxy lamine, la résorcine, l'hydroquinone, etc. Dans le même but, Libobius ajoutait à la gélose une certaine quantité de glycose. Le milieu le plus employé est ainsi fabriqué :
Gélose peptonée i 000 grammes.
Glycose iO —
Sulfindigotate de soude i —
Cette gélose, de couleur bleu-noir, est coulée dans un tube à essai jusqu'à quelques centimètres du bord. L'ensemencement se fait par piqûre aussi profonde que possible, avec une longue aiguille de platine. Les tubes ensemencés sont mis à Tétuve à-{- 38<^. Au bout de quelques heures, des gas abondants se produisent, qui peuvent même faire sauter le bouchon de ouate. La gélose se décolore : le glucose et le sulfindigotate s'oxydent sous l'influence du développement microbien (le même phénomène se produirait à la longue sans culture] et s'emparent de l'oxygène dissous ; le tube bleu noir passe au jaune foncé, l'indigo bleu s'étant transformé en indigo blanc.
On peut également se servir, dans le même but, de gélose ordinaire additionnée de 0,5 p. 1000, de formiate de soude, ou colorée en violet par quelques gouttes de teinture de tournesol.