CULTURES AVEC ABSORPTION D OXYGENE
b^ Cultures dans une atmosphère confinée dont l'oxygène est absorbé par des substances très oxydables. —
La substance oxydable n^est plus mélangée au milieu nutritif, comme dans la méthode précédente^ mais est déposée autour de lui dans Tatmosphère restreint d'un tube clos qui enveloppe le tube à culture.
II ANS BucHNER (1889) fait absorber l'oxygène par l'acide
Fig. iti.
Appareil de H. Bucuner.
Fig. 123.
Appareil de Tuuno.
pyrogallique (fig. 122). Le petit tube (A) chargé d agar ensemencé avec i'anaérobie, bouché à la ouate, est soutenu dans le grand tube (B) par un support en fil de fer (G) ou un ressort à boudin. Une solution alcaline d'acide pyrogallique (1 gramme d'acide pyrogallique dans 10 centimètres cubes d'une solution de potasse caustique à 10 p. 100) est versée dans le tube (B) qui est fermé à frottement par un bouchon de caoutchouc. Le tout est mis dans une étuve à + 30<». De légères secousses imprimées fréquemment au tube activent
CULTUBE DBS ANAÉROBIES
Tabsorption de Toxygène. Buchner a pu cultiver ainsi le Vibrion septique.
TuRRO (1902) emploie le dispositif représenté figure 123. lî s'agit d'un tube à culture (a) dont le col (c) est entouré d'un ballon (b) destiné à contenir Facide pyrogallique.
6^ Cultures dans des milieux dont l'oxygène est absorbé par des miorobes aérobies. — Vutilisation de V oxygène libre par les microbes aérobies peut faciliter la culture des anaérobies ; les aérobies remplissent le rôle de substance oxydable. Dès 1886, LuoMUS avait oMen» éss cultures anaérobies sur gélatfne recouverte d'une culture des microbes de la putréfaction. Roux (1887) a institué Texpérience de la façon suivante :
On met dans un tube à essai bouché à la ouate quelques centimètres cubes de gélose ; on fait bouillir et refroidir rapidement dans l'eau froide. On ensemence Tanaérobie par piqûre aussitôt la solidification effectuée. On verse sur la gélose une petite quantité de gélatine liquide qu'on laisse également solidifier. On verse ensuite sur la gélatine quelques gouttes d'une culture d'aérobie, de Bacillus subtilis par exemple. On ferme le tube à la lampe et on dépose dans Tétuve à + 38<>. L'aérobie consomme tout l'oxygène et l'anaérobie se développe bien. 11 faut casser le tube pour prélever de la semence anaérobie non contaminée parle B. subtilis.
Cet inconvénient n'existe pas avec le dispositif représenté figure 124 et dû à Salomonsen. Le petit tube (A) chargé de gélose est destiné àlanaérobie ; le grand (B), chargé de bouillon, est ensemencé avec un aérobie. On ferme à la lampe en (a) J. CouRMONT et Nicolas* sont arrivés, les premiers, à cultiver un
Fîg. Ii4.
Dispositif de Sa-
LOMONSEN pour
la culture des anaérobies en présence d'un aérobie.
J. CouRMONT et Nicolas. De Vinfluence de certains microbes aéro-