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RÉACTIONS SPECIALES

rentrées d'air ; on ouvre le robinet (a) et la semence va se mélanger au liquide nutritif; on referme le robinet. Le tout est mis à Téluve à + 37o. Pour recueillir les gaz (c) on place une éprouvelte (C) rempHe de mercure au-dessus du tube recourbé, et fait ensuite l'analyse par les moyens ordinaires. Certains microbes fabriquent plusieurs litres de gaz par jour.

Les produits volatils des cultures peuvent avoir une action physiologique spéciale (Gharrin et Glby) (Voy. p. 710).

11^ Réactions spéciales. — On peut se servir de réactions chimiques très simples pour compléter le diagnostic d'une culture. Malgré les espérances basées sur ces procédés (réaction de rindol, rouge choléra), on ne devra jamais s'en servir comme base unique de différenciation d'une espèce.

La réaction la plus communément recherchée est Vacidiié ou Valcalinité de la culture au moyen de papier tournesolé sur lequel on laisse tomber une goutte de culture puisée avec une pipette. Certains microbes ont des alternatives d'acidité et d'alcalinité de la même culture. Une culture de B. de LÔffler en bouillon devient acide vers le douzième jour et redevient ensuite alcaline. Le Pneumocoque engendre de Tacide formique; etc.

Cette réaction sera importante comme recherche de la production d'un acide, témoin de la fermentation d'un milieu spécial. C'est ainsi que le Colibacille donne une réaction acide si on le cultive en milieu lactose (p. 673), par fermentation de la lactose. L'acide produit serait de l'acide lactique, tantôt droit {Colibacille du nourrisson), tantôt gauche (Colibacille de l'enfant dès qu'il a mangé) (Pérb). Pour Grixbert, l'acidité est plutôt due à l'acide succinique.

La constatation de l'alcalinité du milieu de culture indiquera parfois le moment où un microbe va diminuer en virulence (exemple : les cultures de Vibrion cholérique, en solution peptonée, qui deviennent alcalines vers le quatrième jour). Le Pneumocoque périt, dans ses cultures, lorsque le milieu devient acide : on peut prolonger sa vitalité en neutralisant par addition de carbonate de chaux.

La préêence de Vindol est recherchée de la façon suivante : On ajoute au bouillon de culture une solution de nitrate de potasse (2 centigrammes pour 100 grammes d*eau) dans la proportion de 10 de bouillon pour 1 de solution ; puis, on traite par quelques gouttes d'acide sulfurique pur. S'il y a de Tindol, le liquide se colore en rose ou rouge foncé.

Ajoutons de suite que tel microbe peut perdre la propriété de présenter la réaction de Tindol ; c'est ce qu'on a tu pour le Colibaeille ; faudrait-il donc le qualifier de typhique toutes les fois qu'il ne donne pas la réaction ? Nous dirons pour la réaction de l'indol ce que nous avons dit pour la plupart des caractères des microbes : caractère important, surtout lorsqu'il existe, mais nullement pathognomonique, et dont l'absence n'a pas grande signification.

Voici, d'après Kitasato (1889), un tableau des cultures étudiées à ce point de vue :

Microbes présentant la réaction dk lindol.

s/Vibrion cholérique.

B. du choléra des poules.

B. de la septicémie du lapin.

^ B. tétanique.

B. du choléra des porcs.

B. du charbon symptomatique ^ Vibrion septique.

Spirille de Finckler.

' B. lactique.

\ B. coli. etc.

Microbes ne présentant pas

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