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EXAMEN DES MICROBES SANS COLORATION

Les lames sont en général des dimensions 76/26 millimètres; les lamelles 18/18 sont les plus employées. On aura cependant quelques lamelles 22/32.

La propreté des lames et lamelles est indispensable. Lorsqu'elles sont souillées de baume ou d'huile, on les recueille dans un cristal lisoir rempli d'alcool à brûler. Le nettoyage s'opère en les faisant bouillir une dizaine de minutes dans une capsule de porcelaine remplie d'une solution de carbonate de soude à 5 0/0. On lave et on passe dans Facide sulfurique ou dans la solution :

Acide sulfurique 100

Bichromate de potasse 20

Eau 1000

On les conserve dans Talcool à 95^ ou dans de Talcool à IQo additionné de quelques gouttes d'ammoniaque.

§ 2. — Examen des microbes sans coloration

Avant la découverte des méthodes de coloration on avait vu des microbes, même dans les coupes des tissus. On regardait directement les cultures délayées dans de l'eau, ou on traitait les coupes par les acides et les alcalins. Les coupes d'un tissu durci à l'alcool étaient plongées dans une solution forte d'acide acétique, puis dans une solution de potasse ou de soude à 2 p. 100 ; elles devenaient ainsi absolument transparentes sauf dans les points contenant des amas microbiens. C'est ainsi que Bbckmann avait vu des bactéries dans les vaisseaux du rein bien avant d'en connaître la nature. Heiberg s'était servi de la potasse dans àes éludes sur la pyhémie. Enfin Baumgartrn, par le même procédé, avait vu, avant Koch, le bacille tuberculeux. Mais on comprend le peu de progrès réalisables par des méthodes aussi primitives, aujourd'hui complètement abandonnées. Le microbe, même en culture abondante, est à peine visible grâce à son peu de réfringence; il est absolument impossible de savoir si la culture est pure, etc.

2o4 EXAMEN MICROSCOPIQUE DES MICROBES

L'examen des microbes sans coloration n>st plus usité aujourd'hui que pour étudier leur développement^ en cultures sous le microscope (p. 156 et 209), ou pour constater laggluti nation des microbes avec la réaction agglutinante (voy. p. 244). Lors même qu'on veut connaître la forme exacte et les mouvements des microbes, c*est-à-dire les propriétés des microbes vivants, on se sert des méthodes colorantes (voy. p. 260).

On examinera avec robjectif sec 8 ou 9, l'oculaire 1 ou 2, sans éclairage Abbc.

,^* 3. — Examen des microbes avec coloration

La coloration des microbes est la base ëe leur examen microscopique.

A) (jknkhalitks

±^ Avantages de cette méthode. — Ils sont nombreux. La coloration permet de découvrir des microbes h\ où ils étaient invisibles. Elle est indispensable pour étudier la forme des microbes, leurs mouvements, les particularités de leur structure telles que cils, spores, forme des extrémités (B. anthracis), etc. Elle est précieuse pour la classification, en faisant connaître les propriétés chimiques de certains microbes : méthode de Gram, coloration du B. tuberculeux, etc. Seule, la coloration permet de voir les microbes dans les coupes et d'étudier leur distribution, leurs rapports avec les cellules. Enfin, la coloration rend possible la conservation pendant plusieurs mois ou davantage des types de préparations de cultures, des coupes, qu'on peut montrer, dessiner, photographier.

2" Historique (Weigert, Koch, Ehrlich). Principes généraux. — On sait que la découverte des réactions chimiques des tissus, la possibilité de différeucier certaines de leurs parties au moyen de réactifs, date de l'introduction du carmin en histologie par Haiitig, en 1854, et Geblach, en 1858. Mais, en 1871 seulement, Weiueht appliqua le carmin ammoniacal à la

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