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COLORATION DES MICROBES VIVANTS

nullement à celui des coupes. Elle sert à observer la forme réelle du microbe qui n'est pas rétracté par la dessiccation, ses mouvements*, ses dimensions. Elle est rapide, et journellement employée dans les laboratoires.

On se sert pour colorer le microbe sans les tuer de solutions aqueuses très diluées; la dilution doit être telle que la goutte écrasée entre la lame et la lamelle paraisse incolore. On met une goutte d'une pareille solution au centre d'une lame, et on dépose sur elle une goutte de la culture à examiner. Si la culture est liquide, on la puise directement; si elle est solide, on en délaye une parcelle dans une solution de sel marin à -7^ ; on peut aussi ajouter un peu de solution saline à la culture liquide. La goutte de culture déposée sur la goutte de solution colorante, on les écrase avec une lamelle qu'on scelle à la paraffine, si l'examen doit être un peu prolongé. La préparation est prête à être examinée. Le fond paraît incolore, les microbes se détacbent suffisamment colorés avec tous leurs mouvements» leur forme réelle. Si l'étude des mouvements est le véritable but de Topération, on se servira avec avantage de la chambre humide de Hanvier (p. 159). Les mouvements cessant dès que l'oxygène delà goutte est absorbé, on prolongera leur durée en emprisonnant une bulle d'air entre la lame et la lamelle, ou en introduisant dans la goutte des fragments d'algues vertes d'après le procédé d'ExoELMANX.

On peut opérer un peu difTéremment. On place côte à côte sur la lantt^ la goutte de culture et une goutte très fine de solution cdfôrante concentrée. On fait rejoindre les deux gouttes par leur bord en appliquant la lamelle; les microbes ont alors des degrés inégaux de coloration, suivant qu'on les examine

* Nombre d espèces microbiennes sont mobiles. Cette mobilité est un caractère assez important pour la diagnose. Elle est très variable, très rapide ou très lente. La translation des microbes s'exécute suivant des modes très divers : progression régulière d'avant en arrière, autour d'un axe longitudinal, par oscdlations. Les spirilles se meuvent comme des anguilles. Les microcoques exécutent des mouvements de gyratiott sur eux-mêmes.

Cette mobilité est due aux cils vibratiles (p. 275).

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en un point plus ou moins rapproclu» de la lacho colorante. Mack recommande l'usage du vert de mëthyle qui ne colore pas uniformément; je préfère la fuchsine ou le violet de gentiane.

C) Coloration des MicnoBES fixés morts (hors des coupes)

En laissant de côté, pour le moment, la coloration des microbes dans les coupes histologiques, nous devons étudier les méthodes de coloration des microbes présents dans les cultures, les exsudais, les liquides patholofjiques quelconques (crachats, etc.), et même dans les frottis. On appelle frottis le mode de préparation qui consiste à écraser un tissu entre deux lames ; les débris sont colorés et examinés; les microbes, certaines formes cellulaires, apparaissent ainsi suffisamment. I*e frottis ne peut remplacer les coupes, mais constitue un procédé rapide pour la coloration des micobes dans un tissu.

I,a base de la coloration des microbes, dans ces conditions, est la fixation; les microbes sont tués et fixés dans leur forme à la lamelle qui subira les difl'érents bains de la coloration. Depuis longtemps (1838) Ehhembehg avait employé la dessiccation pour fixer les infusoires; Khklich avait également chauffé une goutte de sang pour étudier les globules. Koch appliqua ce procédé à la bactériologie, en 1879.

1® Méthode générale. — Elle comprend un certain nombre de temps:

A. Étalement. — Il faut d'abord étaler le liquide ouïe frottis contenant les microbes sur deux lamelles. Cette opération doit se faire sur les lamelles et non sur les lames ; le maniement de celles-ci serait plus diilicile et la couche colorée serait trop éloigné de l'objectif du microscope. Les lamelles peuvent servir plusieurs fois si on a soin de les laver aux acides (voy. p. 253). Au moment de leur emploi, elles seront lavées à Teau chaude et à Talcool pour les dégraisser.

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