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COLORATION DES MICROBES DANS LES COUPES

Ou encore :

Colorer une lamelle fixée avec une goutte de :

Acide acétique 1 gramme.

sol. alcoolique \ ''S^^IT^. ! i i ^ <=-'• -»-■ Eau distillée 100 —

pendant une demi-minute à une minute. Laver, Sécher. Monter au baume.

(Voy. fig. 328, 329 et 348, p. 715, 716 et 790.)

D) Coloration des microbes dans les coupes

Le frottis, le grattage sont suffisants pour savoir si un tissu renferme des microbes. La coloration dans la coupe histologique est indispensable pour étudier la distribution des microbes, leur quantité, etc.

Weigert a, le premier, en 1871, coloré les microbes d'une coupe.

\,^ Préparation de la coupe, — De bonnes coupes très minces sont absolument indispensables.

On recueillera les pièces aussitôt que possible après la mort, immédiatement après pour les pièces expérimentales.

La fixation s'obtient en plongeant immédiatement, des cubes de 1 centimètre d'arête de l'organe dans un bain fixateur.

On emploiera le sublimé acétique (sublimé à saturation dans l'eau avec 5 p. 100 d'acide acétique cristallisable) pour les organes volumineux comme le poumon par exemple; au bout de six heures, on pratiquera quelques incisions; le séjour complet est de douze heures.

Le liquide de Flemming :

Acide chromique à 1 p. 100 15 grammes.

Acide osmi(iue à 2 p. 100 4 —

Acide acétique glacial 1 —

est préférable, mais pénètre moins.

'288 EXAMKN MlCUOSCUPigi'fi DES UICUOBES

On emploie aussi uu mélange :

Sublimé à saturation 500 —

Acide chromique à 1 p. 100 600

Acide osniique 1 —

Acide acétique glacial 100 —

Le durcissement s'obtient ensuite par des séjours successifs de vingt-quatre heures dans des alcools à 60<*, 80«, 96^ et iOO<*. On suspend, au moyen d'un hameçon, les fragments dans des (laçons bouchés à l'émeri. Un séjour trop prolongé dans l'alcool entraverait la coloration. On évitera le liquide de mUer.

L'inclusion doit se faire de préférence dans la paratline, et non dans la cello'idine. Au sortir de lacool absolu, la pièce est plongée pendant vingt-quatre heures dans le xylol à la

température du laboratoire. On

'^*^nû ^^ transporte alors dans un mé-

^ ^^ /ù\ lange à parties égales de paraf-

(ry-j — I i*-e3fTfr jjyç I ^'"^ ^^ ^^ xylol, placé dans une

* 1 P^^ m éluve à -h 34^ où elle fait un

nouveau séjour de vingt-quatre

Vj heures. Enfin, on la met. pen-

l^i// dant au moins vingt- quatre

^^^^^ heures, dans la paraliine fu-

^^^- ^^'^ sible à-|- 54" maintenue liquide

Microtome Mlnot, dans une éluve réglée à -f 55^'.

Le fragment sort assez mou; on

le laisse durcir à l'air pondant quelques instants, on le dépose

dans un cadre méliillique où on verse de la parattine qui se

solidifie. C'est ce morceau de paratline contenant le fragmenta

couper qui est fixé au microtome.

Si les fragments sont très minces, on peut supprimer le deuxième temps et diminuer des deux tiers la durée des deux autres. On doit même y tendre le plus [»ossible.

La .sec^io/i s'obtiendra au moyen des microtomes les plus perfectionnés; on recherche plutôt la minceur que l'étendue. On pourra avoir besoin de coupes en scries (numération des ba-

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