DESSIN ET PHOTOGRAPHIE DES PRÉPARATIONS
La partie optique de Tappareil microphotographique se compose de l'oculaire et de l'objectif.
Voculaire n'est pas indispensable pour l'obtention de bonnes épreuves, surtout si l'on ne recherche que de faibles grossissements et si les préparations sont à large surface. Néanmoins, il est préférable d'employer le microscope muni de l'oculaire.
Les constructeurs établissent deux types d'objectif : les achromatiques et les apochromatiques.
Les premiers ayant presque toujours un foyer chimique, il est absolument nécessaire d'opérer en lumière monochromatique. Il est donc préférable d'employer les objectifs apochromatiques; ces objectifs, corrigés pour trois couleurs du spectre : i le rouge, le jaune et le bleu, donnent des images également nettes dans la lumière blanche et dans la lumière monochromatique.
Le tirage du soufflet permettant de varier les grossissements dans de grandes proportions, trois objectifs suffisent pour obtenir des grossissements variant de 60 à 2000 diamètres :
Un apochromatique de 16 millimètres;
Un apochromatique de 4 millimètres ;
Un achron^atique, à immersion homogène, de i/i2 de pouce. Pour les deux premiers, on emploiera les oculaires spéciaux (apochromatiques) ; pour le dernier, on n'a besoin que des deux oculaires extrêmes de la série ordinaire.
C. Chambre noire. — Le cadre de ce chapitre ne nous permet pas d'entrer dans la description des nombreux modèles de chambres construites en vue de la photographie microscopique. La figure i82 représente un appareil de Zeiss pouvant s'employer verticalement. Cette position de l'appareil devient nécessaire lorsqu'on désire photographier des animaux vivants ou des objets inclus dans des milieux liquides.
Comme, dans la plupart des cas, les appareils sont placés horizontalement et que celte disposition ne demande pas une monture spéciale de la chambre, une chambre ordinaire est très suffisante, à condition cependant que son soufflet ait un développement de 50 centimètres à 1 mètre et que son tirage
s'effectue parle corps arrière. Il nous paraît inutile de dépasser le format 18 x 24 cm.
Le meilleur dispositif, pour réunir le microscope à la chambre, consiste à coller, à la place occupée par la planchette de l'objectif, une feuille de caoutchouc percée en son
FiK. 182. Appareil microphotographique.
A, i, /, wi, microscope et accessoires. — c, cuvette. — I, diaphragme iris. 0, banc optique. — S, condensateur.
milieu d'une ouverture circulaire dun diamètre inférieur à celui du tube du microscope. On peut également se servir d'un manchon d'étoffe imperméable à la lumière, fixé à la chambre et réuni au microscope par un anneau en caoutchouc. Par ces dispositifs, on évite l'admission de la lumière extérieure et les vibrations imprimées à la chambre, pendant la mise au point ou le placement du châssis. Ces opérations ne peuvent alors déranger la mise au point.
Il est indispensable, pour obtenir de bons résultats, que l'axe du microscope passe par le centre du verre dépoli et que la platine soit parallèle à ce verre dépoli.
Lorsque le tirage de la chambre dépassera 50 centimètres, l'opérateur ne pouvant manœuvrer facilement la vis michrométrique, la mise au point s'obtiendra en actionnant deux cordonnets souples de soie attachés à l'extrémité d'un levier fixé au centre de la vis micrométrique de réglage.
Bien que cette disposition offre une réelle supériorité sur les leviers en bois avec articulation à la Cardan, utilisés par
DESSIX ET PHOTor.IlAPHlE DES IMl El» AU ATI OXS 301
exemple dans les appareils de Zciss, elle permet de dépasser trop facilement le point au delà ou en de<;à.
Arloix(î s'est préoccupé do faire disparaître ce défaut en actionnant le réglage à l'aide dune vis tangente qui modère singulièrement la course imprimée au tube du microscope par la plus légère traction sur les cordons de Heichert.
On procède à la mise au point en observant l'imaîïe sur la glace dépolie: mais il est préférable, à cause du grain, d'employer une glace sur laquelle on a préalablement trace au diamant et au centre, sur la face inférieure, deux traits en croix. Avec une loupe semblable à celles employées en photographie et réglée de fai'on à donner la croix avec son maximum de netteté, on effectuera alors la mise au point.
Si l'on désire une grande linesse de reproduction, il faudra employer de préférence le procédé au collodion humide, le collodion sec ou l'albumine. Mais, avec les plaques au gélatinochlorure, ou obtiendra des épreuves presque aussi satisfaisantes, (juantaux plaques orthochromatiques, nous ne saurions trop les recommander pour la reproduction des préparations colorées.
Kn terminant, nous insistons sur le choix des préparations anatomo-pathologiques qui doivent être aussi minces (jue possible, de fa<;on à ne présenter qu'un seul plan.
La photographie est actuellement trop perfectionnée pour ftlve faite sans une compétence spéciale. A I^yon, existe un Laboratoire central de photographie pour toute l'Université, ayant à sa tête un directeur qui ne s'occupe absolument (juc de photographie et arrive ainsi à des résultats inconnus avant cette création.