MALADIES DE CHENIL
Neuf fois sur dix, la simple contention avec les doux mains d'un aide expérimenté sullira aux besoins de l'expérimentateur.
Pour les .souris, on se sert d'une pince à pédicule de kyste (le l'ovaire. On saisit l'animal par la queue, puis, comme l'in-
Fi^î. 188.
Coiilentioû dune souris avec une pince.
dique la figure 188, ou ic maintient en tenant la queue de la même main que la pince.
On peut aussi, pour inoculer à la base de la queue, tirer la souris par la queue et placer une planchette sur le bocal, de façon à ne faire sortir que la queue : l'animal sera dans Timpossibilité de se retourner contre l'expérimentateur.
Les mis gris sont plus diiliciles à prendre. Il faut avoir deux pinces longue.s et solides et les saisir comme on peut. Leur morsure est très pénétrante.
On se reportera avec fruit à l'ouvrage de Rol'ssy ' pour tout ce qui concerne les appareils de contention.
§ 4. — Maladies de chenil
Les animaux de laboratoire sont «',\posés, par leur promiscuité, leur hygiène défectueuse, à de nombreuses maladies, dont la plupart sont épidémiques. Les chenils sont souvent décimés. Il importe de connaître les principales de ces mala-
' Roussv. \ourcau mafrriel tie Uiboraloire et de clùiiffue, Doio, éditeur, Paris 1809.
(lies. Nous ne pouvons que les énumérer, car ce chapitre serait trop vaste.
1^ Maladies des lapins. — a. Abcès, — Ils sont fréquents après la moindre blessure. Le pus est abondant et fétide. Amaigrissement. Mort.
Ouvrir l'abcès ; le panser aseptiquement. Isoler le malade. Désinfecter la cage.
b. Acarus des oreilles. — L'acarus gagne Toreille moyenne et occasionne des troubles nerveux (convulsions, mouvements giratoires, etc.), amenant la mort. Curable au début. Très contagieuse.
Enlever les croûtes jaunâtres de l'oreille, la panser. Isoler. Désinfecter la cage.
c. Septicémies. — Elles sont fréquentes (Ebkrth et Maudry, LucET, Thoixot et Masselin, etc.). Pour Lignières ce seraient des pasteurelloses. A l'autopsie, la broncho-pneumonie est presque la règle.
Ces septicémies revêtent le caractère épidémique.
Il faut en rapprocher une espèce d'in/liienza décrite par Kraus. également très contagieuse. C'est une rhinite purulente) avec sinusite maxillaire et lésions pulmonaires (splénisation, pleurésie purulente). Le microbe a été isolé.
D'autres fois, la septicémie est due à un petit microbe comparable, pour sa forme, à celui de Pfeiffcr.
La diarrhée est, chez le lapin, un signe de valeur pronostique grave.
Ce chapitre est encore mal connu, malgré un assez grand nombre de travaux récents.
d. Coccidiose. — Le coccidium oviforme occasionne, chez beaucoup de lapins, des lésions du foie (psorospermose) , qu'il ne faut pas confondre avec la tuberculose. Un examen rapide du pus montre facilement des coccidies oviformes.
e. Pseudo-tuberculoses. — Les pseudo-tuberculoses ne sont pas rares chez le lapin (voy. p. 515), moins fréquentes cependant que chez le cobaye.
2° Maladies des cobayes. — a. Septicémies, — Beaucoup