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INOCULATION PRÉALABLE DU MÊME MICROBE

cer en bouillon neuf et mettre à + SS'', 37® (spores au bout de sept jours); 4<> chauffer cette culture sporogène de sept jours à + 80*^ pendant une heure à une heure et demie. Les cultures ÛUes conservent l'atténuation delà culture chauffée. On obtient deux vaccins en chauffant (4^ temps) pendant une heure à + 84oetà + 82^^

Pour Chauveau, Tinfluence de Toxygène dans son procédé est absolument nulle.

d. Atténuation par la dessiccation. — Sur Tatténuation par la dessiccation reposele principe des inoculations antirabiques de Pasteur. Les centres nerveux d'un rabique perdent graduellement leur virulence si on les dessèche en évitant la décomposition cadavérique. L'atténuation commence vers le troisième jour: une moelle desséchée depuis plus de sept jours est incapable de donner la rage. Les moelles sont prises aseptiquement sur des lapins succombant en sept jours à l'inoculation virulente :. elles sont divisées en fragments de 2 centimètres et suspendues dans des poudriers dont le fond est garni de potasse caustique, placés eux-mêmes à une température Ûxe + 20" ; à + 21<», l'atténuation est beaucoup plus rapide. C'est par l'inoculation successive de moelles d'abord inoffensives, puis de plus en plus virulentes que s'obtient l'immunisation antirabique (voy. Quatrième Partie)..

e. Atténuation par r oxygène comprimé. — Chauveau (1884) a fabriqué d*excellents vaccins charbonneux en atténuant le B. anthracis au moyen de l'oxygène comprimé. Voici sa technique : l^' ensemencer un petit ballon de bouillon avec du B, anthracis sporulé ou non ; 2^ enfermer le ballon dans un récipient en acier, solide et bien clos, où l'air est remplacé par de l'oxygène à la pression de deux atmosphères et demie ; 3^ déposer ce récipient, toujours sous pression, pendant quinze à trente jours, dans une étuve à -f- 35-36^; 4<> emprunter de la

* Pour les détails sur la fabrication en grand des vaccins charbonneux de Chauvbad. et sur l'atténuation des virus en général, voir ; Arloing, les Virus; Bibliothèque Alglave. 1891. YI* partie. Voyez aussi Rodet, Revue généi^alesur ^atténuation des virus et inoculations vaccinales. Revue de médecine, 1888 et 1889.

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semence à partir du quinzième jour et ensemencer du bouillon à Tair libre. La culture obtenue est vaccinale à très petites doses. L'atténuation s'est transmise héréditairement. Ghauveau (1889) a produit des vaccins absolument inofîensifs en soumettant à Toxygène comprimé des bactéridies déjà atténuées. On rapprochera de ces expériences celles de d'ARSoxvAL qui stérilise les extraits organiques en les soumettant, sans filtration à une pression de 50 atmosphères dans Tacide carbonique (autoclave à acide carbonique) . Sabrazés et Bazin n'ont pu stériliser des bouillons par ce procédé. D'Arsonval a répondu que la stérilisation était certaine si le liquide contenait de la glycérine au point de marquer 45°. Cette question est donc complexe. Pour Guarrin et d'Arsoxval la pression, sans le secours d'un gaz antiseptique, n'a pas d'influence.

f . Atténuation par les rayons solaires. — Arloing a vu que des cultures du B. anthracis, ensoleillées pendant vingtquatre heures (maintenues à 0° dans les intervalles des séances) ,

sont encore vivantes et peuvent vacciner le cobaye.

g. Atténuation par les antiseptiques. — En 1880, Toussaint ajoute 1 à 1,5 p. 100 d'acide phénique au sang charbonneux et obtient un liquide vaccinal pour le lapin et la brebis. En 1883, Roux et Ghamberland ont repris la question. L'acide phénique, ajouté au bouillon de culture dans la proportion de 1/800, laisse pulluler le B. anthracis, mais empêche la formation de spores; au bout d'un mois, une semblable culture est inofTensive et peut conférer l'immunité. Le bichromate de potasse est préférable ; à la dose de 1/2000 à 1/5000, il atténue en trois jours. Les cultures bichromatées se propagent avec leur atténuation. Roux et Ghamberland ont vu que l'acide phénique pouvait, par un contact prolongé, atténuer les cultures déjà formées ; il en est de même de l'acide sulfuriqueà 2 p. 100 pour les spores. Ges microbes donnent des générations de vaccins.

Arloing, Gornevin et Thomas ont transformé en liquide vaccinal la sérosité du charbon symptomatique à l'aide de la glycérine phéniquée, du sublimé à 1/5000, de l'eucalyptol, du thymol, de la galactose alcalinisée. La coumarine atténue le Vibrion septique (Gornevin), etc.

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