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DIAGNOSTIC

Avant de donner les indications nécessaires pour faire le diagnostic spécial de chaque infection, lorsque ce diagnostic bactériologique est possible et utile en pratique, insistons sur quelques principes généraux.

En pathologie infectieuse, le diagnostic étiologique est indispensable, le diagnostic symptomati que n'en est que la préface. Ces deux diagnostics se confondent pour certaines affections spécifiques: tuberculose, lièvre typhoïde, morve, charbon, etc.; ils sont absolument distincts dans beaucoup de cas. Dire qu'un malade a une pleurésie, un abcès, une angine pseudo-membraneuse, c'est indiquer seulement le point sur lequel doit être tenté le diagnostic bactériologique, c'est-à-dire étiologique, le diagnostic qui impose le pronostic, la prophylaxie et le traitement. Le diagnostic pleurésie est aussi vague que celui d'inflammation du pied; il y aura autant de difl'érences entre une simple pleurésie à pneumocoques, métapneumonique et une pleurésie tuberculeuse, qu'entre une simple entorse et une ostéite tuberculeuse des os du pied. Les angines à fausses membranes comprennent l'angine pultacée bénigne et l'angine diphtérique mortelle. L'abcès va du banal furoncle à staphylocoques à l'abcès morveux. L'inflammation, la suppuration sont des phénomènes réactionnels de l'organisme qui n'ont de spécifique que leur cause.

Lorsqu'on soupçonnera la nature d'une infection, on se reportera directement à la méthode de choix que nous indiquons plus loin pour la recherche de chaque microbe pathogène. Si on est en présence d'une maladie indéterminée, on mettra simultanément en œuvre toutes les méthodes bactériologiques. On examinera directement au microscope les humeurs, le sang, les sérosités, à l'aide des procédés connus de coloration. On cultivera, sur différents milieux, à Vair et dans le rirfe, à des températures diverses. On inoculera à plusieurs espèces animales, par différentes voies. On se reportera au chapitre xi pour la cueillette des produits pathologiques et les causes d'erreur à éviter.

On aura en outre toujours à l'esprit les préceptes suivants : 1^ le sang destiné à Hre cultivé doit vire puisé dans une veine et

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ensemence y en grande abondance j dans une y rande quantité de liquide iiu/n7//'(reiisemencementd une goulte de sang du bout du doigt doit être proscrit comme manquant d asepsie, et ne donnant pas une quantité suffisante de sang), car les microbes sont en général très rares dans le sang ; 2^' on doit multiplier les ensemencements du sang et les faire à une période aussi rapprochée que possible du début d^une maladie aiguë, car certains microbes ne font que passer dans le torrent circulatoire; 3^ les ensemencements do sérosités (liquides de pleurésies, d ascile) doivent également (Hre faits abondamment, ou avec des liquides concentrés par centrifugation. Quand aux inoculations, spécialement pour rechercher la tuberculose^ elles ne doivent jamais être faites avec moins de 25 à 50 centimètres cubes par animal (on peut réduire à froid ou cenlrifugor), sous peine d"(Mre presque fatalement négatives.

2° Pronostic. — Le pronostic global dépend de trop de facteurs pour pouvoir être exigé du bactériologiste. Cependant ccrtaines associations microbiennes, la virulence du microbe examiné la courbe aglutinante du sérum du malade donneront quelquefois des indications précieuses.

3*^ Traitement. — Dès son aurore, la Bactériologie, non contente de découvrir les agents pathogènes, a porté ses efforts, vers la recherche du traitement des maladies virulentes.

Nous avons parlé de la vaccination, de l'immunisation artificielle au chapitre xni ; nous avons vu que les méthodes préventives n'avaient pas acquis droit de cité dans la médecine humaine, en raison des dangers immédiats ou éloignés qu'elles peuvent faire courir et aussi du peu de durée de leurs effets.

La vaccine jennérienne était découverte avant Tavènement de la bactériologie. Le traitement antirabique, qui est une véritable vaccination préventive, est presque le seul exemple à citer comme conquête de la bactériologie dans le domaine humain, àTaide des inoculations vaccinales. Les inieciions préventives de sérum contre la dipthérie, le tétanos, reposent déjà sur un autre principe qui est précisément celui de la Sérothérapie*

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