BACILLES DITS PSEUDO-TUBERCULEUX
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indemnes. Chez le lapin^ la marche n'est pas beaucoup plus rapide que celle de la tuberculose de Koch, mais la localisation est surtout hépatique. Le B. se trouve en abondance dans le sang, ce qui est important au point de vue hygiénique, pour une tuberculose bovine.
C'est avec ce bacille que ^ , *^"'** *:*• ^
J. CouRMONT a découvert les produits solubles favorisants (voy. page 339).
On peut rapprocher de la tuberculose de J, Courmont les cas de Lkrov, Pariktti (vaches), de Mos- NY et MEiiNix (lièvres).
.1. Coi'KMONT et Nicolas * ont décrit une autre tuberculose streptO' bacillaire d'origine bovine. Il s'agissait encore d'un cas de pommelière typique, dû non au B. de Koch, mais à
un bacille qui n'est pas celui précédemment décrit par J. Coir- MONT. C'est un streplo bacille qui végète bien sur tous les milieux, ne liquéfie pas la gélatine, est immobile, ne se colore ni par VElirlich ni parle Gram. I/inocuIation au cobaye et au lapin donne une tuberculose à marche rapide sans cellules géantes. Les ganglions sontpris chez le cobaye comme avec le B.de Koch. Le bacille est abondant dans le sang. Il est très pathogène par ingestion. Le chien, le moineau, le pigeon, le rat blanc sont à peu près réfraclaires.
11 y a donc des pommelières sans bacille de Koch, dues à des bacilles très redoutables qui pullulent dans le sang.
C) Nous avons déjà vu que la tuberculose zoogléique avait été découverte chez l'homme. Il est certain qu'il existe des
Fig. 263.
Tuberculose bacillaire de J, Courmont. Cellule géante d'un tubercule pulmonaire du cobaye, mort 5 jours après l'inoculation.
* J. CouRMONT et Nicolas, Tuberculose slreplobacillaire d'origine bovine. Archives de Parasitologie, 1898, p. 123.
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cas de tubercutese humaine dus à des microbes autres que le B. de Koch. Ces cas, d'après moi, sont moins rares qu'on ne le croit. Ayant systématiquement rechercbé, à difTérentes reprises, les aBcUles de Koch chez tous les tuberculeux de mon service, il m'est arrivé de rencontrer des tuberculeux atypiques^ dont les lésions n'étaient pas de la tuberculose de Koch,
Fi«. 2Ji4.
Sireplobacille tuberculeux humain de /*. Counnoni.
Culture de ii heures en bouillon.
sans pouvoir toujours isoler le véritable microbe causal. Kous- Kow, Charkin, Hayem ont signalé des cas semblables.
P. Courmoxt(1898) a étudié un cas humain d'hémarthrose torpide ayant entraîné la mort du malade et diagnostiqué arthrite hémorragique tuberculeuse, La pièce, enlevée sur le vivant, avait des tubercules typiques à cellules géantes, sans bacilles de Koch. L'agent était un strepto-bacille tuberculeux,
« J. CornMoxT, Congrès de la tuberculose, Paris. 1893. Berlin. 1899.
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sans rapports avec le B. de Koch, ne prenant ni ÏEhrlich ni le Gram, produisant la tuberculose chez le cobaye et le lapin, ne se rencontrant pas dans le sang des animaux (ilg. 2G4).
D) Ce chapitre des B, pseudo-tuberculeux est encore mal connu. Il est surtout impossible d'être fixé sur la parenté entre eux de tous les microbes décrits.
Ce qu'on peut affirmer, c'est qiiïi côté du B. de Koch, il existe des micf'obes, très éloignés de lui au point de vue botanique, qui édifient des tubercules. L'homme, le bœuf, le cobaye, le lapin, la poule peuvent être atteints de' tuberculose spontanée due à ces microbes.
On aura l'attention attirée de ce côté, toutes les fois que : 1® des cobayes ou lapins auront delà tuberculose spontanée; 2P l'inoculation d'une lésion engendrera, chez le cobaye, de la tuberculose en quelques jours; 3** les ganglions ne seront pas pris chez le cobaye (bien que certains B. pseudo-tuberculeux fassent de la tuberculose ganglionnaire) ou que la tuberculose aura une marche atypique chez cet animal; 4® la tuberculose expérimentale du lapin aura une prédominance hépatique. Presque toujours, le sang des animaux en expérience, les tubercules en tous cas, donneront facilement des cultures pures.