VI. Mélanges réfrigérants des glaciers et limonadiers
VII. Expériences diverses dans les laboratoires de chimie et de physique.
VIII. Fabrication du chlorure double de sodium et d'aluminium (yoy • plus loin Y extraction de Faluminium).
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SOUDES NATURELLES.
1. PLàXTIS OOI FD0UCB8BNT LES SOUDES NATUKELLB9. — 2. 1SXTRAGTI0H. 3. NA.TRQN D'EGYPTE.
f • Pirates *ul frarnlsoent les aovde-s naturelles.
On désigne sous le nom de soudes naturelles le carbonate de sonde impur, résidu de l'incinération de certaines plantes venues sur les bords de la mer ou dans les terrains salés.
En France, ce sont plus particulièrement, parmi les Chénopodées, les genres Chenopodium, A triplex, Portulacoïdes, les Salsola-tragus et Salsola-kali, Salicornia annua, qui fournissent la soude de Narbonne ou salicor, et la soude d'Aigues-Mortes ou blanquette. Les soudes brutes obtenues de la barille cultivée sur les côtes d'Espagne sont très - estimées dans lé commerce, et se vendent sous les noms de soudes d'Alicante, de Malaga, de Carthagène.
Parmi les Ficoldées qui fournissent des coudes commerciales, on cite les genres Reaumuria, Nitraria, Tefr<rgoni&et le Mesembrianthemum cristallinum , dont l'incinération donne la soude de Ténériffe, dans l'île de ce nom. J'ai démontré par des expériences directes que ce Mesembrianthemum renferme sur toute la périphérie de ses tiges, ramifications et feuilles, des glandes remplies d'une solution blanche, diaphane, alcaline, d'oxalate de soude; ce sel, dont l'acide est décomposé pendant l'incinération, laisse en résidu sa base unie à l'aeide carbonique (*).
£. Extraction.
Cette opération est fort simple : on coupe les plantes avant qu'elles soient parvenues au terme de leur végétation, on les étend sur le sol pour les dessécher, puis on les met en tas, et
(*) Dans l'intérieur des terres continentales, les glandes de la même plante que j'ai examinées renfermaient principalement de l'oxalate de potasse.
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lorsque l'approvisionnement de matière sèche est suffisant, on procède à l'incinération. A cet effet, on creuse dans le sol des fosses circulaires de 1 mètre à 1 mètre | de diamètre et de 1 mètre de protondeur, dans lesquelles on allume, avec les débris les plus secs, un feu que Ton alimente en ajoutant peu à peu les matières desséchées ; on a le soin d'aérer la masse de façon à faire brûler toutes les parties le mieux possible. Lorsque la fosse est à demi ou aux trois quarts remplie de cendres agglomérées ou partiellement fondues, on laisse refroidir, puis on casse la masse à coups de merlin ; les morceaux renfermés dans des barils sont immédiatement livrables au commerce sous le nom de sondes naturelles.
Plus loin, en parlant de l'extraction de l'iode, du brème, des chlorures de sodium et de potassium, des sulfates de potasse et de soude des varechs, nous décrirons la préparation et les usages des produits bruts appelés improprement soudes de varechs.
». Natron.
On appelle natron le carbonate de soude recueilli en divers lieux après l'évaporation spontanée de petits lacs d'eaux alcalines salées.
La plus grande partie du natron nous vient d'Egypte; les lacs qui le déposent en incrustations cristallines sont au nombre de neuf, situés dans le désert de Thaïat, disséminés sur une étendue de 15 kilomètres de longueur et 1 kilomètre de largeur; la formation du carbonate alcalin paraît due à la réaction du sel manu sur le carbonate calcaire, aidé par la force efflorescente du carbonate de soude qui amène ce sel à la superficie et par la force capillaire en raison de la facile infiltration, dans le sol, du chlorure de calcium déliquescent. Les petites sources naturelles qui dissolvent les efflorescences se réunissent dans les neuf lacs, s'y concentrent spontanément, affectent une coloration rouge provenant sans doute d'êtres organisés, animaux ou végétaux (crustacés branchiopodes ou Protococcus). Après les chaleurs on ramasse les incrustations cristallines formées de carbonate et de sesquicarbonate de soude (2NaO,3C024-4HO), de sel marin , de sulfate de soude et de quelques centièmes de maueres insolubles.
Aux Indes, au Thibet, en Hongrie, en Russie, en Amérique, en Arabie, au Pérou, etc., on récolte de la mêmema-
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nière les cristaux de sesquicarbonate de soude, après Tévaporation de certains lacs, durant les chaleurs de l'été (*).
Plusieurs eaux minérales de Sellz, de Carlsbad, de Vichy, de Spa amènent en solution des quantités notables de bicarbonate de soude à la superficie du sol : les eaux de Vichy, par exemple, en renferment environ 5 pour 1000.
(*) On récolte sur les bords du grand désert africain , dans des lacs du Fezzoa, un sel de soude appelé trôna, composé de sesquicarbonate de soude, de sulfate de la même base et d'eau. M. Boussingault et Riveiro ont trouvé le produit dans les terrains tertiaires de la Colombie.