DA1CS VJŒ FABRICATION JOURNALIÈRE DE 24000 SIPHOHS
Acide sulfurique <000* à Uf 0/0 <40r
Craie lavée <Oo0 2r 20
Main-d'œuvre, loyers, intérêts, frais généraux, transports, casse des
siphons, etc 480
Dépense totale 6*0'
Produit : 24 000 siphons, coûtant 640 francs, chaque bouteille ou siphon (**) d'eau gazeuse, chargée à 5 ou 6 atmosphères, revient à 2 centimes jj ou 3 centimes au plus. On peut donc, en les livrant à 10 centimes la bouteille, réaliser un bénéfice de 70 pour 100. Quant aux quantités d'acide et de craie indiquées dans ce calcul du prix de revient, il est facile de s'en rendre compte :
Admettons que les 24 000 bouteilles représentent une contenance totale de 20 000 litres, chargées sous une pression de 6 atmosphères, elles contiendront 120 000 litres d'acide carbonique pesant 237 kilogr. 20 ou près de 240 kilogr. (à la température de 0°), mais dans l'appareil la pression s'élève à 8, 9 ou 10*1-
(*) L'acide tartrique retient presque toujours un peu de l'acide sulfonqi* employé dans sa préparation, son acidité moins agréable laisse une certi"1' àcreté dans la gorge.
(**) Les siphons ou bouteilles sipboldes sont aujourd'hui généraleu*» adoptés. D'un emploi beaucoup plus commode pour les consommateur», .rases économisent la dépense des bouchons et environ la moitié des frawdein* plissage.
mosphères et représente au plus un poids de 244 kilogr. Or, un équivalent de carbonate de chaux (275+350) = 625 contenant 275 d'acide carbonique. Les 1000 kilogr. employés contiennent 440 kilogr. de cet acide , qui est mis en liberté par l'acide sulfurique; il reste donc un excès pour subvenir à toutes les déperditions, soit dans l'appareil, soit par l'embouteillage et la casse.
En supposant que la déperdition correspondît à l'emploi d'un dixième de plus en acide sulfurique et carbonate de chaux, elle occasionnerait une augmentation de dépense de 1 6 francs ; le montant total deviendrait 656 francs, et le prix coûtant d'une bouteille 2 centimes 70, c'est-à-dire un peu moindre que 3 centimes.
Les eaux ou boissons gazeuses se vendent en gros à Paris, en rendant les vases, aux prix suivants :
Ban de Seltz simple en bouteilles ou siphons 10 à 45 e.
Limonades en bouteilles ou siphons 40 à 60
Grenadine (eau sucrée gazeuse) 84 à 46
442 CHLORE ET HYPOCHLORITES DÉCOLORANTS
CHLORE ET HYPOCHLORITES DÉCOLORANTS ET DÉSINFECTANTS.
1. COMBINAISONS NATURELLES DU CHLORE. — 2. HISTORIQUE. — 3. PROPRIÉTÉS. - 4. EXTRACTION DU CHLORE ET PRÉPARATION DU CHLORURE OU HTPOCBLOR1TE M CHAUX. — 5. PRÉPARATION DES CHLORURES OU HYPOCHLORITES DE SOCDE ET DE POTASSE. — 6. ESSAI DU CHLOUE ET DKS CHLORURES (HYPOCHLORITES). — 7. BSSlB DES MANGANÈSES. — 8. PRINCIPALES APPLICATIONS DU CHLORE BT DES HTPO- CHLORITKS (CHLORURES DE CHAUX, DE SOUDE OU DE POTASSE). — 9. PRÉPARÂTES DU CHLORE SANS EMPLOYER LE BIOXYDB DE MANGANESE.
f . Combina sons naturelles du chlore.
On ne rencontre le chlore dans la nature qu'à l'état de combinaisons : avec l'hydrogène, constituant l'acide chlorh ydrique ; avec le potassium dans la mer, les gisements de Stassfurt-Anhah, les terres, les plantes et les animaux ; avec lé sodium dans les mêmes états naturels et en outre formant les vastes dépôts de sel gemme et plusieurs solutions ou eaux salées naturelles. Le chlorure de magnésium l'accompagne souvent dans diverses eaux qui renferment aussi des bromures et des iodures en faibles proportions; on rencontre le chlorhydrate d'ammoniaque dans les vapeurs des volcans, dans les gaz des houillères, dans les produits de la torréfaction des urines évaporées. On sait que le chlorure de calcium et plusieurs autres chlorures (de cuivre» d'argent, etc.) se rencontrent dans la nature.
S. Historique.
Le chlore fut découvert par Sheele, en 1774 ; sa nature était ignorée, lorsque Gay-Lussac et Thénard démontrèrent que, loin de constituer un acide oxygéné, le chlore a les propriétés d'un corps simple. Davy arriva, dix-huit mois plus tard, aux mêmes conclusions. Les importantes applications du chlore dans le blanchiment sont dues aux travaux de Berthollet. Guyton de Morvean appliqua ses propriétés désinfectantes. Tennant a substitué avantageusement, dans un grand nombre de circonstances, à la préparation du chlore la fabrication de l'hypochlorite de chaux (dont M. Balard fit depuis connaître la véritable composition).
ET DESINFECTANTS. kk'6
Velter indiqua les conditions du maximum d'effet de ee composé dans le blanchiment des toiles. Labarraque a montré les avantages et popularisé l'emploi des hypocblorites alcalins de potasse et de soude pour la désinfection de divers ateliers. Plusieurs praticiens, et surtout Lis franc, ont étendu ses applications en chirurgie (pansement des plaies, engelures, etc.).
On dut à Descroizilles, puis à Gay-Lussac les moyens d'essai adoptés par les manufacturiers pour apprécier la valeur des hypochlorites commerciaux.